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Albert Capino réagit ...
Pouce, on avait dit pouce !
L'Autorité palestinienne rend Israël responsable de la rupture de la trêve.
25.08.2003
Au lendemain de lattentat suicide exécuté et revendiqué par le Hamas le 19 août dernier, qui a fait 20 morts parmi les civils israéliens dont 6 enfants et 3 nourrissons et 127 blessés dont 40 enfants, Israël avait décidé de laisser un « temps de latence » aux Palestiniens pour réagir et leur permettre de réprimer les auteurs de lattentat.
Les médias, tels que les agences de presse Reuters ou le quotidien français « Le Monde » nont pas considéré toutefois que cet ignoble attentat marquait une rupture de la « trêve » de la part des factions radicales qui lavaient décrétée le 29 juin dernier.
Il faut en effet attendre le jeudi 21 août pour que ces médias annoncent que la trêve est « définitivement morte » et que cest Israël qui laurait tuée, en tirant plusieurs missiles depuis un hélicoptère entraînant la mort d'Ismaïl Abou Chanab, dirigeant du Hamas, présenté au public comme un père de famille, modéré et ingénieur diplômé dune Université américaine.
Cela le rendrait-il incapable de commanditer ou dexécuter des massacres ? En quoi devrait-ce être antinomique avec une pulsion de mort ? Raed Abdel-Hamed Mesk, qui sest fait sauter le 19 août au milieu de ces femmes enfants et bébés dans un bus à Jérusalem, était lui-même père de famille et imam dans une mosquée !
Singulière hémiplégie de la vision dont souffrent nos diffuseurs de linformation, détenteurs auto-proclamés de la vérité. Ils sarrogent le droit de nous lasséner de manière partiale et partielle, selon des critères qui leurs sont propres. Pour France 2 par exemple, les enfants israéliens victimes dune indicible barbarie deviennent des « personnes ».
Reuters utilise la même désignation pour les assassins et, tout en sinterdisant de porter des jugements de valeur, stigmatise Israël sur la base des dépêches qui leur parviennent directement de source palestinienne, sans recoupement ou vérification ! Les commanditaires dassassinats de masse nen sont pas moins affublés de leur titre, comme les Docteurs (Rantissi) Chefs spirituels (Yassine), Ingénieurs ou encore Pères de famille (Chanab), quand ils ne sont pas Président-légitimement-élu-du-peuple-palestinien (Arafat).
Et Idi Amin Dada, le « Docteur-Maréchal-Président-à-vie », serait-il devenu un ange du paradis depuis son décès, le 16 août ?
Mais ça nest pas tout.
On atteint le summum de labsurde avec « Le Monde », où lon peut lire que « L'Autorité palestinienne venait d'interdire tout acte hostile à Israël. », pour mieux dénoncer le raid israélien sur Gaza qui a fait 4 victimes parmi les « Brigades Ezzedine Al-Qassam », responsables de nombreux attentats meurtriers en Israël.
On avait dit pouce !
Non seulement Israël est qualifié dassassin par ces médias, eux qui se sont fixés comme règle de ne jamais utiliser le terme terroristes pour désigner les « activistes » et pour lesquels des assassins en puissance sont des « personnes », mais encore lEtat hébreu est-il accusé de « non-respect des règles », dans la mesure où il violerait la trêve !
Oui, bon, daccord, les factions radicales palestiniennes ont rompu la trêve, ont commis des atrocités, tué et mutilé de jeunes civils, des vieillards, des femmes enceintes, des enfants, des bébés, rallumé la violence, mais... Elles avaient dit pouce !
Rantissi (le bon docteur du Hamas) a beau déclarer que « les rues de Tel-Aviv, de Haïfa et de Jérusalem se rempliront de sang » et utiliser les attentats comme argument de négociation: « Quand nous les contacterons (les Israéliens) par des opérations-suicides ils parleront différemment »: pour le Hamas et pour Arafat ce sont les Israéliens les responsables.
Rantissi persiste et signe: « Les sionistes ont tué le cessez-le-feu. Nous invitons toutes nos cellules de combattants en Palestine à frapper dans chaque coin de l'Etat juif ».
Les médias reprennent donc la rhétorique palestinienne, celle placée sous lautorité dArafat, en inversant la réalité et la chronologie des faits, et en se faisant lécho du rejet de la responsabilité des violences sur Israël.
Arafat tente de paralyser son Premier ministre et son Chef de la Sécurité, qui ont tous deux exprimé leur volonté de sattaquer aux structures terroristes. Il est parfaitement conscient du fait que les Israéliens ne resteront pas les bras croisés, ce qui lui permet de les accuser descalade, en même temps quil bride Abbas et Dahlan quil désigne à leur tour comme collaborateurs et traîtres.
Accessoirement, Arafat a décidé dune mesure durgence concernant une vingtaine de membres des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa qui avaient été mis aux arrêts le 2 août sous la pression des Etats Unis. LAutorité palestinienne, qui sétait engagée à les transférer à Jéricho a fait marche arrière, sous la pression du Fatah, mouvement dont elles sont le bras armé.
La vingtaine de terroristes activement recherchés par Israël pour leur implication dans la préparation et lexécution dattentats contre des civils, à qui Arafat avait donné refuge dans ses propres locaux à Ramallah, ont donc quitté vendredi dernier en catimini son quartier général de la Muqataa, dans la crainte d'un raid israélien. Arafat nous refait le coup des 13 exfiltrés vers Chypre après la crise de Bethléhem, mais plus discretos cette fois.
Arafat, obsédé par ses lubies, ne parvient même plus à cacher sa duplicité: il ne poursuit ni même ne freine le Hamas, pas plus que le Jihad islamique. Au contraire: il met des bâtons dans les roues de ceux qui voudraient agir contre leurs infrastructures. Il tente aussi de diviser pour régner, en exigeant de son Premier ministre le départ du responsable de la Sécurité, Mohamed Dahlan, au profit de lun de ses fidèles (on parle de Jibril Rajoub, après avoir évoqué Nasser Youssouf). Puis il en appelle à la médiation internationale en poussant des cris dorfraie et accuse les Israéliens de ne « pas favoriser un climat propice à une retour au calme, alors que lAutorité palestinienne venait dinterdire tout acte hostile à Israël ».
À ce train, nul besoin de sétonner si, dans le jeu de cartes qui circule depuis peu, représentant les principaux responsables du terrorisme palestinien à linstar de celui qui est diffusé en Irak, Yassine le « Chef spirituel du Hamas » est las de cur et Arafat apparaît sur la carte du « fou ».
QuArafat manuvre ainsi en toute connaissance de cause, dans lespoir de reprendre la main, on laura compris. Mais les médias...
Nos journalistes présumés chercheraient-ils également à figurer sur un trombinoscope à 52 cartes ? Succès assuré !
Albert Capino
Les neiges de Ramallah
24.08.2003 - Noël en plein mois daoût ? Cest ce que semble vouloir nous faire croire petit Paparafat. Est-ce la perspective du gel de ses comptes qui le pousse à nous concocter cette légende ? Toujours est-il quau Moyen Orient, les comptes et légendes vont bon train.
Oui, les comptes comme dans les banques, comme dans un calcul.
La stratégie dArafat est claire : relégué dans une position de repli depuis vingt mois, il souffle tour à tour le chaud et le froid.
Ayant nommé Mahmoud Abbas au poste de Premier ministre tout en gardant le contrôle en sous-main sur les négociations avec Israël, il lâche ses « shahids » comme des jetons sur une table de poker. Il pousse son avantage dans les périodes d'accalmie, certain que les Israéliens auront à cur de faire des concessions, pourvu que les attentats cessent et que les Américains, soucieux de faire avancer leur « feuille de route », lui lâcheront un moment les baskets, le temps pour lui de tenter de reprendre la main.
Ses séjours passés à Bethléhem pour la messe de minuit retransmise par CNN lauront vraisemblablement conforté dans lidée quil peut nous faire croire aux miracles.
« Nous sommes prêts à désarmer les groupes palestiniens radicaux, à prévenir des attentats anti-israéliens, à fermer certaines institutions liées au Hamas et au Djihad islamique, à contrôler leurs comptes bancaires et à prendre d'autres mesures restrictives. »
Oui mais il y a un hic : cette déclaration apparemment constructive saccompagne dune exigence simultanée envers les Américains dintervenir afin quIsraël mette fin à ses opérations militaires, préalablement à toute répression des mouvements radicaux.
La manuvre dArafat fait dune pierre (pardonnez limage) deux coups :
1- elle place son Premier ministre dans une situation où il doit faire le grand écart entre ses promesses aux Israéliens et sa crédibilité vis à vis des Palestiniens
2- elle cherche à faire admettre que cette répression ne pourra seffectuer que « si Israël met fin à ses opérations dans les territoires palestiniens ».
Ceci après que son Premier ministre se soit engagé à réprimer les mouvements radicaux à la suite de lattentat meurtrier contre des civils israéliens qui a fait 20 morts dont six enfants et trois nourrissons et 127 blessés dont une quarantaine denfants.
Tactique issue de lOLP devenue classique, où Arafat envoie des commandos suicide, condamne les attentats, promet de sévir, ne fait rien, attend que larmée israélienne vienne faire le sale boulot, condamne à nouveau, en appelle à la communauté internationale pour intervenir et paralyse ses collaborateurs en les discréditant, espérant ainsi rejaillir comme linterlocuteur incontournable.
Cette stratégie est à présent étendue aux Américains pour tenter de les ébranler, à travers des groupes islamistes qui servent de relais.
Les points sensibles sont visés pour bien faire monter la pression. On appuie où ça fait mal : les soldats US, lAmbassade de Jordanie, le siège de lONU en Irak, de manière à faire monter les enchères. La concomitance des événements ne doit rien au hasard. Le message est plus particulièrement destiné au Département dEtat américain, pressé de montrer aux yeux du monde sa volonté de « stabiliser » la situation en Irak et de parvenir à un règlement global à travers la « feuille de route ». Il tient en ces mots: je peux faire cesser tout cela si vous me faites confiance. En ce cas jinterviendrai mais avant tout, il vous faudra faire pression sur Israël afin quil cesse ses opérations, et se retire.
Je ne veux pas préjuger des intentions de Mahmoud Abbas ou des Américains, mais je crois pouvoir dire que la mèche a fait long feu.
Si Abbas lâche le morceau, il est perdu. Çen serait fini de son avenir politique, de celui dune société civile palestinienne appelée à prospérer dans un futur Etat en paix avec ses voisins. Sa dernière chance consiste à prendre le risque de démanteler les infrastructures terroristes sans conditions préalables. Il en a les moyens.
Quant aux Américains, les leçons du 11 septembre semblent avoir porté : lAdministration Bush a décidé vendredi dernier de geler les avoirs de six hauts responsables du Hamas et de cinq associations d'aide aux Palestiniens basées en Europe, accusées de récolter des fonds pour le mouvement extrémiste palestinien.
Jai lespoir quils préféreront tenir bon et ne pas céder au bluff du « reclus de Ramallah » comme lappellent ses supporters, ce pivot de la stratégie de « terreur globale » qui utilise le terrorisme comme monnaie déchange à la table des négociations.
Limage de ce guérillero de pacotille seffrite au rythme accéléré des transferts bancaires quil effectue pour préparer son exil doré.
Tel un vieux despote déchu, il nest nullement à plaindre. Son plan de retraite est assuré : une somptueuse villa en Tunisie, des comptes en banque bien gras disséminés un peu partout et, même sil na pas pu accomplir son rêve obsessionnel dune « Palestine de la mer au Jourdain », il entrera dans lhistoire aux côtés de Khomeyni comme lun des hommes qui aura sacrifié le plus de vies humaines de son propre peuple sur lautel de sa mégalomanie.
Injuste ? Certes. Mais la mémoire humaine est bien courte et s'accommode de nombreuses injustices, à limage dun Idi Amin Dada mort en Arabie saoudite, 16 ans après avoir fui lOuganda quil avait mis à feu et à sang.
Alors, si cest pour la bonne cause, pour aider un peuple à retrouver ses marques, une région à recouvrer la paix et le monde la tranquillité, ne serait-il pas temps que lon éjecte « le fou » de cette gigantesque partie déchecs ?
Celui qui voudrait nous faire croire quil neige au mois daoût ?
Albert Capino
Je dois à la vérité de préciser quArafat, de son vrai nom Mohammed Yasser Abdul-Ra'ouf Qudwa Al-Husseini, nest Palestinien que dadoption, puisquEgyptien né à Gaza (alors en territoire égyptien) le 24 août 1929. Ce nest quen 1958, lorsquil quitte lEgypte pour le Koweït quil envisage de créer les fondements dune organisation politique à vocation criminelle, le Fatah, qui aboutira à maturation en 1964 pour aboutir à lOLP lannée suivante.
Bien souvent, cest le moyen utilisé pour accéder à des biens ou des services impossibles à obtenir autrement, tels que des armes en provenance de pays ennemis sur le terrain.
Armes
De provenance très diverses, aussi variées que lIran (épisode du Karine A), lEgypte (à travers les tunnels de Rafah), dEurope (Herstal/Belgique, SIG/Suisse), mais aussi dIsraël !
Fraude-escroquerie
La forme la plus répandue de fraude au Fatah est le détournement de fonds. Issus des aides internationales destinées aux populations, mais aussi des taxes, des monopoles tels que les carburants, de la manipulation de marchés publics sans oublier le blanchiment dargent à travers les hôtels, les restaurants et les casinos (Jéricho). La fausse monnaie est également utilisée, ainsi que lattestent les saisies opérées par larmée israélienne lors de raids, en particulier celui à la Muqataa le quartier général dArafat - en avril 2002.
Elle a été abondamment utilisée dans lachat en espèces de voitures doccasion, mais elle a également servi à lachat de fertilisants, détournés de leur usage initial pour être employés comme explosifs retrouvés sur les « bombes humaines » qui se sont faites sauter dans la foule de civils israéliens.
Environnement
Des programmes conçus par des compagnies françaises dassainissement des eaux, il ne reste que les études. Les fonds destinés à les financer ont depuis belle lurette disparu dans les caisses du Fatah, qui préfère laisser les égouts à ciel ouvert, les décharges sauvages et les eaux usées se déverser directement dans les fleuves.
Mais enfin, ny a-t-il personne pour résister, sinsurger ?
Si, il y en a. Un petit noyau dont la témérité négale souvent que linconscience, tant leur courage mérite dêtre souligné. Ils risquent à tout moment une exécution sommaire en pleine rue, après avoir été traînés dans toute la ville attachés à larrière dun 4x4 avec un écriteau « collaborateur » autour du cou et suspendus en place publique à un croc de boucher avant dêtre achevés dune balle dans la nuque.

Dautres questions ?
Albert Capino
Note : voici la liste extraite des « 40 recommandations » du GAFI (Groupe dAction Financière sur le blanchiment des capitaux), organisme basé à Paris, chargé de la lutte contre largent sale. Il sagit de la section « catégories désignées dinfractions ».
Question : ont-ils fait un copier-coller sur les activités du Fatah pour constituer leur liste ?
Sinon, cest un sans-faute: elles y sont TOUTES ! Une véritable qualification ISO 9002...
On entend par « catégories désignées dinfractions » :
la participation à un groupe criminel organisé et à un racket ;
le terrorisme, y compris son financement ;
la traite dêtres humains et le trafic illicite de migrants ;
lexploitation sexuelle, y compris celle des enfants ;
le trafic illicite de stupéfiants et de substances psychotropes ;
le trafic darmes ;
le trafic illicite de biens volés et autres biens;
la corruption ;
la fraude et escroquerie;
la contrefaçon de monnaie ;
la contrefaçon et le piratage de produits ;
les crimes contre lenvironnement ;
les meurtres et les blessures corporelles graves ;
lenlèvement, la séquestration et la prise dotages ;
le vol ;
la contrebande ;
lextorsion ;
le faux ;
la piraterie ;
les délits dinitiés et la manipulation de marchés.
Les finances de lAutorité palestinienne
17.08.2003
2ème partie: la pompe à fric compromet la paix
Aucune mafia, aucun souverain corrompu, aucun tyran na jamais bénéficié dans lhistoire dune impunité comparable à celle dArafat.
Pourquoi ? Tout simplement parce que la plupart des personnes ou organisations nommées jusquà présent pour enquêter sur les finances de lOLP puis de lAP ont une pierre dans leur jardin et ne sont pas vraiment pressées de voir leurs petits trafics déballés sur la place publique. Le seul souvenir qui subsiste dElliott Ness et de ses « Incorruptibles » semble être un feuilleton poussiéreux tourné en noir et blanc dans les années 60 à Hollywood...
"L'argent n'est pas la question", a affirmé, dégoûté, un avocat palestinien; "ce sont nos leaders qui se croient au-dessus de la loi, en bafouant le système". (3)
Mais alors, quid de « Loccupation ? lhumiliation ? les camps de réfugiés ? la pauvreté... » ? On nous aurait menti ?
Soyons sérieux : tous ces éléments quotidiennement médiatisés ne font que servir de prétexte à létat dindigence et de cruelle misère dans lesquelles une caste de privilégiés, créée à laide de fonds détournés, maintient tout un peuple depuis tant dannées. Une partie de ces sommes sert à dédommager les familles de ceux qui se font sauter parmi les civils israéliens, ou encore à organiser des manifestations de rue, telles que celles quon nous montre régulièrement dans les médias (4). Quand on a faim et une nombreuse familleà nourrir, les dollars distribués pour sacrifier un fils ou crier sa haine lIsraël et des Etats-Unis devant les caméras sont les bienvenus...
LUnion Européenne doit remettre les conclusions de son enquête en décembre prochain. Arafat a plus à craindre des résultats de la commission que des chars de Tsahal. Une course contre la montre est désormais engagée.
« Mieux vaut une mule qui boîte quun cheval mort » dit un proverbe indien. Mahmoud Abbas a jusquà la fin de lannée pour faire ses preuves et reprendre les rênes. Difficile quand on sait que le principal « conseiller » et porteur de valises dArafat, Nabil Abou Rdainah, veille au grain et guigne la succession du « Raïs » vieillissant.
Il est omniprésent, depuis la déclaration qui faisait suite aux attentats du 11 septembre. Membre du comité exécutif de lOLP, proche conseiller dArafat, Nabil Abou Rdainah est devenu, imperceptiblement, inéluctablement, une des figures de proue de lAutorité palestinienne. Il participe à toutes les réunions importantes, révise tous les discours, définit la ligne et rattrape Arafat à chaque fois que celui-ci trébuche verbalement. Mieux : on a limpression quil susurre à loreille du leader à moitié gâteux ce quil a à dire.
Récemment, cest lui qui a annoncé les réserves du vieux à quitter Ramallah, autorisé à aller se recueillir sur la tombe de sa sur enterrée à Gaza, mais préférant y renoncer tant que la communauté internationale ne garantirait pas son retour. Un malin Rdainah. Il tente de cette façon dexploiter le quaretette pour obtenir un retour dinfluence de la sphère Arafat dont il fait partie sur la scène internationale et affaiblir ainsi Mahmoud Abbas...
Une lutte sans merci a commencé pour le pouvoir, avec des sommes colossales à la clef.
Salaam Fayyad, Ministre des Finances palestinien et proche dArafat, a consolidé les finances de lAP de manière à ce quelles soient entièrement sous son contrôle. En février dernier, il a fait établir un premier rapport annuel, sous la supervision de Standard & Poors, sur dix des affaires que possède lAP, alors contrôlées par Arafat. Fayyad a réuni celles-ci et dautres intérêts dans un FCP (fonds commun de placement), intitulé « Palestine Investment Fund », dont il est le Président et Mohammed Rashid « conseiller financier » dArafat - le gestionnaire. (5)
Le fonds comprend une participation de 23% dans le casino de Jéricho (évalué à 28,5 millions de dollars), 20% dune compagnie de télécoms tunisienne (50 millions de dollars), 13 comptes affichant un crédit estimé à 73 millions de dollars, ainsi quune firme valant 55 millions de dollars, contrôlant les achats de la plupart du ciment importé dans les territoires: lIntifada fait ainsi gagner de largent grâce à la reconstruction... Il ny a décidément pas de petits profits !
À la demande de Fayyad, Standard & Poors évalue à présent la cinquantaine dautres avoirs faisant partie du fonds, comprenant aussi un monopole sur les carburants, réputé produire un bénéfice net dun million de dollars par mois. Pour avoir une idée de la valeur des revenus issus du pétrole, les taxes à elles seules on rapporté 500 millions de dollars entre 1996 et 2000, toutes versées sur un compte particulier géré par Arafat et Rashid.
Tout cela a donné à Arafat par le passé la latitude de créer un secteur public pour son usage privé, constitué de 125.000 personnes, consommant pour 660 millions de dollars, soit la moitié du budget annuel de lAP. Cela comprend 240 millions pour financer une force de sécurité forte de 53.000 agents, membres du Fatah pour la plupart, parti dArafat qui recevait aussi une « redevance » de 1,5%.
Du passé, tout cela ? Voire: Fayyad déclare faire tout son possible pour remplacer les paiements en espèces et créer des pièces comptables de manière à gêner les cadres qui se sucreraient un peu trop. Mais les chefs de la Sécurité sy opposent vigoureusement et freinent ces réformes des quatre fers.
En dépit de tous ces efforts, Arafat continue à tenir des cordons de la bourse. Le budget de son Cabinet pour cette année est de 74 millions de dollars, bien que Fayyad soit prompt à ajouter quil sera étroitement surveillé par un officiel du Ministère des finances et des comptables engagés à cet effet.
De récents mouvements indiquent toutefois quArafat accélère les transferts bancaires à létranger. Serait-ce en vue de préparer un exil prochain dont il ferait porter la responsabilité aux Israéliens ? Fort possible...
Pour ceux qui sétonnent à quel point Arafat a la « baraka » et des moyens engagés de toutes parts pour le garder en vie, un membre du Conseil Législatif Palestinien, Azmi Shuaibi, apporte une explication, limpide: "Nous craignons que si quelque chose devait arriver à Arafat, nous risquerions de perdre la trace doù largent se trouve."
Fayyad, diplômé de lUniversité du Texas, manie en expert la « pompe à fric » servant à alimenter les fonds de lAutorité palestinienne. Une pompe qui aspire par un tuyau ce quelle injecte dans un autre grâce aux nombreux programmes, aides, associations, contributions et dons, censés soutenir les Palestiniens. Le système des vases communicants en quelque sorte.
Oui mais voilà : manque de pot pour « la Palestine den bas », les vases ne communiquent pas en dehors des apparatchiks de lAutorité palestinienne. Jusquà présent, on ny applique quune seule règle : le vase clos.
Albert Capino
Avec Forbes Magazine©, Jerusalem Post© et Miami Herald©
(3) source Jerusalem Post©
(4) Show time : des personnes aussi différentes que Fidel Castro, « Carlos » Illitch Ramirez Sanchez, Arafat ou encore José Bové ont su sinspirer à merveille denseignements dispensés jadis à lUniversité marxiste Patrice Lumumba à Moscou. Ils se sont tous bâti une « légende » sur mesure, fabriquée de toutes pièces, basée sur la manipulation du public par les médias à la recherche constante dimages fortes. Arafat, lui, la fait pour son plus grand profit personnel.
(5) Cest Mohammed Rashid qui a acquis sous le nom de Khaled Salam, sur ordre dArafat, 14 % des actions dune société de ciment jordanienne, pour le compte de la PSCS (société palestinienne de commerce extérieur), en vue d'accroître le bénéfice des investissements d'Arafat à l'étranger, compte tenu de l'augmentation du prix du ciment suite à la demande croissante pour la reconstruction dans les territoires, notamment en raison de lIntifada. La transaction dont le modèle fut largement utilisé au Liban - a été réalisée par lintermédiaire de son directeur de cabinet au Caire, Ramzi Khouri et du frère de Rashid, homme daffaires influent dans le Golfe, en mai 2002 (selon un rapport publié au Koweït en juin 2002).
Une procédure de surveillance de LOffice Of Foreign Assets Control, spécialement créée pour bloquer les avoirs suspects est actuellement en cours aux Etats Unis.
Je remercie en particulier Nathan Vardi de Forbes Magazine© et Ike Seamans du Miami Herald© pour le précieux éclairage quils apportent sur la recette des confitures et autres vases communicants...
Les finances de lAutorité palestinienne
16.08.2003
1ère partie: comment on fait les meilleures confitures dans les vieux pots.
Dun côté, Yasser Arafat. 6e fortune mondiale des têtes couronnées (1), gérant une fortune personnelle évaluée à 1,4 milliards de dollars, bâtie sur des détournements allant depuis le racket de pays pétroliers, ponctions sur les taxes reversées par les autorités israéliennes (30 millions de $/mois), jusquaux fonds daide internationaux :
375 millions de dollars versés par le gouvernement américain au cours de ces deux dernières années, destinés aux associations des Nations Unies et aux organismes d'aide sociale pour les Palestiniens ;
1 milliard de dollars versés par la Ligue Arabe depuis 2000 ;
1.3 milliards de dollars de dons privés l'an dernier ;
1.5 milliards de dollars de l'Union Européenne depuis 1993.
Ces fonds totalisent la plus grosse contribution per capita pour une même destination depuis la Seconde Guerre Mondiale, selon la Banque Mondiale (2).
De lautre côté, un rapport constate que lAutorité palestinienne fait face à des problèmes environnementaux qui risquent de se muer en catastrophe écologique, bien au-delà de ses frontières : « Pas de traitement des eaux usées, pas de ramassage des détritus, rien nest fait pour sauvegarder lenvironnement. Les usines de traitement des eaux usées construites sur le territoire de lAP sont mal conçues et incapables de traiter la quantité deau nécessaire. Les égouts se déversent directement dans les fleuves, les nappes phréatiques sont mises en danger pas linfiltration des eaux polluées et des ordures ménagères qui ne sont pas ramassées. »
La pollution risque de saccroître très rapidement si rien n est fait a lintérieur des territoires placés sous la gestion de lAP. Avant même la seconde Intifada (bientôt trois ans), « seulement un quart de la population palestinienne était desservie par un système de ramassage dordures, le reste de la population utilisait des décharges sauvages » indique une étude de lUniversité de Haïfa.
« À lintérieur des territoires , la situation est encore plus préoccupante, mais comme personne nose vraiment sintroduire dans les camps et dans les retranchements, cela laisse à penser que ce nest que la partie visible de liceberg. »
Lélaboration dun système dépuration ne reviendrait pourtant quà environ 300 millions de dollars sur 5 ans, soit même pas un quart des dons privés lannée dernière.
Manque de moyens ? Faute à « loccupation » ? Pot de terre contre pot de fer ? Plutôt pots-de-vin !
En réalité, le financement nest pas le problème. Cest une question dassainissement de la « classe politique ». Elle seule pourrait aboutir à un assainissement écologique, indispensable et urgent.
Une belle occasion pour nos députés « Verts » déteindre un incendie écologique qui menace sous leurs yeux. Mais plutôt que de jouer les pompiers, nos écologistes-pyromanes préfèrent la polémique idéologique et « mettre le feu » devant les médias en exigeant la « libre circulation du leader palestinien démocratiquement élu confiné dans sa résidence de Ramallah ».
LUnion Européenne, que le député François Zimeray a convaincu de constituer une commission denquête, a dépêché sur place un audit, dont les inspecteurs ont découvert que « 20 millions de dollars destinés aux logements sociaux de Gaza ont été détournés vers la construction d'un complexe d'appartements luxueux destinés aux membres du gouvernement ».
Avec un total évalué aujourdhui à 30 milliards de dollars répartis à létranger sur des comptes bancaires, investis dans limmobilier ou dans lachat darmes destinées aux milices privées, jusquaux fermes modèles en Grande Bretagne ou des industries électroniques en Amérique du Nord, sans parler des luxueuses villas sur place destinées aux « membres du gouvernement », lAutorité palestinienne ne manque certes pas de ressources.
Une enquête du Financial World datant de 1989 avait déjà mis en évidence cette fuite crapuleuse de capitaux, chiffrant à 18 milliards de dollars le total des investissements intérêts cumulés de lOLP à létranger depuis sa création, en 1964.
Il existe bien sûr un « plan B », prévu de longue date pour le cas où le pot aux roses serait découvert: plutôt que dadmettre quils géraient ces avoirs pour leur propre compte, Yasser Arafat et son frère, le Dr. Fathi Arafat, Président dhonneur du Croissant Rouge palestinien et co-signataire sur les comptes privés à létranger, mettraient une partie de leur pactole à disposition de la population, des grands projets, de la santé, de léducation, des infrastructures civiles.
Ils balaieraient ainsi les accusations de détournements criminels. Cela leur permettrait même dobtenir bonne presse auprès de la communauté internationale et de couper lherbe sous les pieds de leurs détracteurs, en déclarant que tous ces investissements nauraient été en réalité effectués que pour sauvegarder lavenir du futur Etat palestinien et servir à la construction de sa société civile.
On se prendrait presque à y rêver. Seulement, cela fait 39 ans que cette monstrueuse gabegie arrose la suite dArafat et fait grossir chaque jour son enrichissement personnel sans quon ne voie le plan B venir...
Plus encore, lapplication de ce plan B aboutirait à la paix. Ceux des cadres palestiniens qui bénéficient des largesses issues de largent détourné verraient alors leurs ressources illicites supprimées. Nombreux sont ceux parmi eux qui voudraient donc faire capoter les négociations en cours et balancent dans ce but des pavés dans la mare absents de la feuille de route, comme Nabil Chaath qui remettait hier sur le tapis la question des réfugiés.
Demain, 2ème partie.
Albert Capino
Avec Forbes Magazine©, Jerusalem Post© et Miami Herald©
(1) source : le très officiel palmarès du magazine « Forbes©» à la rubrique : « rois, reines et despotes »
(2) source : The Miami Herald©, enquête sur les finances palestiniennes, 25 juillet 2003
Des « journalistes présumés » construisent des murs en tous genres
14.08.2003 Cette semaine, on aura tout lu... ou presque : du « mur de la honte » au « mur de lapartheid », en passant par lAFP qui, dans une dépêche qui ne craint pas le ridicule, préfère fustiger laviation israélienne qui « crève le mur du son au dessus des villes libanaises » plutôt que le Hezbollah, activement soutenu par la Syrie et lIran, qui tue des civils israéliens au sens propre cette fois-ci - en bombardant unilatéralement et sans préavis des localités à lintérieur des frontières du Nord dIsraël.
Les murs défraient décidément la chronique, depuis celle des philosophes communistes dont la cécité a empêché de critiquer celui de Berlin, jusquaux Juifs honteux qui préfèrent édifier un mur de mauvaise foi, pour le cas où lon viendrait leur reprocher leur judéité dans les salons parisiens.
Et cest Eric Marty, qui est venu remettre les pendules à lheure, dans une tribune du « Monde » (1). Le même quotidien qui a fait paraître le monument de tartufferie de Balibar et Korn (2). Marty sert ainsi indirectement de caution au journal que dirige JM Colombani, lui permettant daffirmer quil publie aussi des points de vue favorables à Israël. Son « bon Juif » en quelque sorte...
Seulement voilà : Juif, Marty ne lest pas. Pas plus que Guy Milière nest dextrême-droite ou que le MRAP ne pratique « lamitié des peuples » quil est censé préconiser. Ainsi que le soulignait un confrère de « Guysen » taxé également de « site extrémiste juif dextrême droite », le mouvement « contre le racisme » de Mouloud Alounit a brillé par son absence aux 12 heures pour Israël ainsi quaprès le saccage de la synagogue de St Denis (93).
Aux pays des aveugles, les borgnes sont rois, tant il est vrai que le MRAP, à défaut de ne rien voir, choisit de ne distinguer que le racisme anti-arabe (3).
Et il fait apparemment des émules, puisque le magazine « Marianne » affiche cette semaine à la une son dossier sur "Les nouveaux racistes". On lit par curiosité, sefforçant de trouver où le « Magazine qui se cherche » traite des « Beurs antisémites » annoncés en première de couverture ?
Martine Gozlan y dénonce dix fois dans son article le « racisme » des « extrémistes, nouveaux fachos juifs » mais choisit de survoler superbement les racines dun phénomène au sujet duquel elle procède à des amalgames des plus douteux.
A toute réaction, il y a une action et si quelques-uns rarissimes - ont choisi de verser dans lexcès, Mme Gozlan fait de lanalyse bon marché et de la politique de café du commerce. Comme beaucoup de ses « prétendus » confrères, elle lit les titres, copie les plus croustillants et se targue de procéder à une analyse politique en les collant hors de leur contexte. Cest fou comme le traitement de texte a donné des ailes aux paresseux. Martine Gozlan apporte ainsi sa pierre à ce mur... dincohérence.
La méthode est la même que dans les livres de Meyssan ou dÉric Laurent qui écrivait récemment une fiction intitulée « La Guerre des Bush ». Dans leurs livres, ou sur leurs sites, ces mystificateurs prennent des événements réels et en extirpent des indices soigneusement sélectionnés, destinés à être « convaincants ». On apprend ainsi que la tragédie du 11 septembre ne serait en fait quune « conspiration sioniste », que le Président américain subirait linfluence « des théoriciens néoconservateurs sur l'élaboration de la politique étrangère » ou encore « de la conspiration de l'extrême droite chrétienne fondamentaliste et sioniste ».
Pour un esprit simple, qui lirait tout cela au premier degré, on fabrique limage fantasmagorique d'un réseau mondial organisé, échappant à tout contrôle et voulant dominer le monde. Le Centre de Commandement Stratégique du Pentagone prendrait alors lallure dune annexe de léglise scientologique et le Président des Etats-Unis celle dune marionnette des « faucons de Sharon». Quand on connaît le mode de fonctionnement des institutions américaines, cela prête à rire même si, dans un élan sans doute dû à une surconsommation des médias français, lElysée et le Quai dOrsay se risquent parfois à abonder imprudemment dans le sens de ces divagations.
On ne traite pas de la « Question juive » - pour rappeler de mauvais souvenirs comme on joue avec les mots pour faire vendre un magazine qui a décidément du mal à se trouver. Ce nest pas en mettant en exergue certains débordements, tout en choisissant den ignorer dautres, quon donne une image fidèle de la situation, propice à réveiller les consciences et proposer des solutions. Dans son article, Gozlan mélange tout : les sites qui uvrent contre la désinformation et ceux qui se défoulent. Elle fustige la violence verbale des « anti-musulmans de sites immondes », tout en minorant la violence physique bien réelle des actes à vocation ouvertement antisémite.
Elle préfère un mimétisme coupable à la réalité des faits, pour mieux dénoncer le « bricolage identitaire » de ceux qui « fantasment mais ne supporteraient pas de vivre à Tel-Aviv ».
À la lire, on se demande toutefois qui fantasme le plus. Le credo commun des Oumma.com, CAJPO et autres « Solidarité Palestine » en passant par des ONG et syndicats jusquà certains partis politiques, semble en effet être devenu : « Allez tous vivre à Tel-Aviv ! »
Nen déplaise à Martine Gozlan, elle aurait eu beau prendre la défense des cheminots de la SNCF en 1942 et conspuer lanti-communisme qui régnait alors à leur égard, je ne pense pas pour autant quil se serait trouvé la moindre voix pour la traiter « dextrémiste juive dextrême-gauche ». Selon les critère nazis, elle nen aurait pas moins été bonne pour un aller simple vers Auschwitz dans un wagon à bestiaux gracieusement mis à disposition par la Société Nationale des Chemins de Fer.
Que ces juifs de salon naient pas encore digéré toute la haine deux-mêmes ou bien quils la re-dirigent contre leur propre communauté afin de se rendre plus intégrables et se dédouaner de tout « communautarisme », cela ne constitue pas pour autant des excuses à leur comportement. Défendre les siens nest pas forcément un « repli communautaire » et mettre laccent sur les dérives de la gauche ne signifie pas nécessairement quune communauté toute entière choisirait de se rapprocher des idées de lextrême-droite.
Lantisémitisme nest, hélas, plus un fantasme en Europe aujourdhui et si nous avons heureusement le choix, sinon lenvie, daller à Tel Aviv dernièrement, cest peut-être aussi parce que - plus encore que la canicule - des articles comme celui de Martine Gozlan contribuent à rendre lair particulièrement irrespirable en France.
Toujours est-il que si je décidais daller vivre en Israël, ce serait de manière librement consentie. Avec la certitude que je ne choisis pas entre « la valise et le cercueil » mais entre lavenir avec un grand A et la décadence dun continent vieillissant qui aura préféré se lier à lobscurantisme pour se prouver quil existe, face à « lAmérique triomphante ».
Des propos comme ceux que je lis ou que jentends à lheure actuelle me donnent plutôt envie de mincruster... mais pas pour les mêmes raisons. Car lAlyah ne doit pas être interprétée comme un abandon. Il sagit dune aspiration à un autre mode de vie qui, même sil revêt provisoirement la forme dun mur, se construit aujourdhui sur un mélange douloureux fait de courage et de sacrifice plus que de lait et de miel.
LAlyah nest pas une fuite survenant à un moment devenu intolérable, mais laboutissement dune réflexion, quelle soit historique, philosophique, ou religieuse : celle qui lie de façon indissociable le peuple juif à sa terre ancestrale. Elle constitue et doit demeurer un choix, pas un fantasme. À la différence de celui, éphémère, des « Juifs de salon ». À la première rumeur du moindre danger, ils courent se planquer derrière un mur illusoire: celui dont ils pensent quil leur apporte une protection.
Le mur du con.
Albert Capino
(1) : http://www.lemonde.fr/imprimer_article_ref/0,5987,3209--330361,00.html
(2) : http://www.lemonde.fr/imprimer_article_ref/0,5987,3209--330066,00.html
(3) : http://www.mrap.asso.fr/article.php3?id_article=536
07.08.2003 - Libération des prisonniers palestiniens : la supercherie némane pas de la part de ceux dont on voudrait bien nous le faire croire...
Tout dabord, une précision : la liste des prisonniers libérables ne comportait pas au départ de membres du Hamas ou du Jihad islamique. Mais devant linsistance des Etats-Unis pour « asseoir » lautorité de Mahmoud Abbas et du Premier ministre palestinien qui faisait état des risques dune guerre civile menaçant les négociations de paix, Israël a révisé sa liste.
Une centaine de prisonniers faisant partie des mouvements radicaux y ont été incorporés. Pas ceux qui avaient du sang sur les mains, soit, mais tout de même ceux qui avaient fait serment d'allégeance à des organisations dont le but avoué est la destruction de lEtat dIsraël.
Pas étonnant dès lors quon leur ait demandé de s'engager par écrit à "s'abstenir d'activités hostiles" à Israël.
Supercherie 1 : la déclaration aux médias dun officier de la Force 17 palestinienne, remis en liberté au barrage de Tulkarem, précisant qu'il avait signé un document dans lequel il « s'engagerait à renoncer au terrorisme », tout en soulignant que « la lutte contre l'occupation était un droit légitime et non une forme de terreur ».
Ceci laisse déjà augurer du sérieux avec lequel les prisonniers libérés entendent respecter leur engagement...
Supercherie 2 :Pendant ce temps, les infrastructures terroristes se renforcent. Entraînement à ciel ouvert dans des camps à Bureij (bande de Gaza) sous les drapeaux du Jihad islamique, importation darmes en contrebande depuis la frontière égyptienne, perfectionnement et fabrication de roquettes Qassam par le Hamas.
Supercherie 3 :Le Fatah, quant à lui, fait pression pour lancer à nouveau des opérations meurtrières (deux attentats revendiqués depuis le cessez-le feu par les « brigades des martyrs dAl Aqsa », bras armé du Fatah, dont un contre une femme et ses enfants) et soppose au transfert à Jéricho des 18 terroristes hébergés à la Muqataa et protégés par Arafat depuis le mois davril 2002.
Lun dentre eux, Kamal Ghamen, a notamment tenté dorganiser DEPUIS LENCEINTE DE LA MUQATAA un attentat en Israël APRÈS le cessez-le-feu en planifiant une attaque-suicide par deux femmes dans une discothèque de Tel-Aviv.
Pour ceux qui se demandent encore à quoi servent les « incursions » de larmée israélienne et les arrestations de suspects, le drame a été évité grâce aux déclarations dIssam Faroukh, membre de l'équipe de « préparation » arrêtée il y a une dizaine de jours.
Supercherie 4 : Le Hamas déclare aux médias qui relaient volontiers cette contre-vérité, sans y apporter le moindre démenti « la feuille de route requiert l'application d'un plan précédent qui prévoyait la libération de tous les Palestiniens arrêtés lors d'opérations de sécurité sans liens avec des activités terroriste ».
La feuille de route ne fait AUCUNE MENTION de la libération de ces prisonniers. (lire le texte intégrale)
Une fois de plus, on le voit, lAutorité palestinienne tente de tirer profit de la libération de prisonniers en donnant un maximum de portée médiatique dans plusieurs buts :
1- minorer limportance du geste de bonne volonté israélien
2- inculquer des contre-vérités quant au contenu de la « feuille de route »
3- fragiliser le pouvoir de Mahmoud Abbas
4- tenter de replacer Arafat aux commandes
5- renforcer les infrastructures terroristes
6- motiver à lavance la reprise dattaques et dattentats
Intifada III, le retour ? Pour les factions radicales, il na jamais été question de « trêve » au sens étymologique du terme. La « Hudna » nest quun prétexte, une tactique pour rafraîchir les troupes, leur redonner des forces et les préparer à un nouvel assaut.
Il y a la forme et le fond. Confondre ces paramètres équivaut à tenter dapprivoiser un serpent venimeux. De Jakarta à Bilbao, dAjaccio à Hambourg PERSONNE nest à labri. Il serait temps que nos dirigeants saperçoivent que la menace déborde très largement du microcosme proche-oriental. Tant que les instances qui participent à lapplication de la « feuille de route » et les grandes puissances se laisseront berner par les apparences sans sattaquer simultanément au fond du problème cest à dire le démantèlement des infrastructures du terrorisme international le monde restera exposé aux tentatives dorganisations telles quAl Qaïda dimposer leur loi, par tous les moyens : depuis les cutters utilisés dans les avions du 11 septembre, jusquaux ogives non-conventionnelles que lIran se prépare à obtenir de la Corée du Nord.
Albert Capino
« Loi ségrégationniste » ?
02.08.2003 - Le Monde, Libé, LEst Républicain, le Nouvel Obs, saccordent pour fustiger la « loi ségrégationniste » votée par la Knesset, empêchant des Palestiniens épousant des arabes israéliens dacquérir la nationalité israélienne.
Comparons la procédure pour un cas similaire en France. Un Algérien souhaiterait épouser une Française, puis acquérir par extension la nationalité française.
Dans un premier temps, il lui faudrait obtenir la validation dun visa pour un séjour prolongé en France. Puis, faire une demande pour détenir une carte de séjour. Des garanties à la fois morales et financières seraient exigées à ces fins de la part de la partie française qui devrait se porter caution. En aucun cas, la nationalité ne serait accordée au postulant de manière automatique du seul fait de son mariage.
Les médias cités plus haut, qui poussent des cris dorfraie à la seule mention dIsraël taxé « dapartheid » et de « ségrégationnisme », savent-ils seulement que le « service des étrangers » de la Préfecture de Police demande à tous les détenteurs dune carte de séjour de pointer régulièrement, même pour ceux mariés à des Français, y compris pour ceux qui ont des enfants ?
Jai eu personnellement le dossier de plusieurs couples dans ce cas entre les mains. En attente dobtention de la nationalité française, ils sentendent inlassablement répéter : « Repassez dans 3 mois, votre dossier est toujours en instance ». Et cela dure depuis dix ans pour certains dentre eux « de peur quils aient fait un mariage blanc pour obtenir la nationalité » argumente la Préfecture. Blanc ? Avec un travail régulier, des fiches de paie, un loyer et des impôts payés rubis sur longle, une vie sans problèmes depuis dix ans et des enfants scolarisés ? Il est vrai que leur peau à eux nest pas blanche... Vous avez dit « loi ségrégationniste, apartheid » ? Allô, le MRAP ? Comment appelle-t-on ça, en France ?
Voici ce que Jacques Tarnero écrivait déjà en 1995 :
« Le racisme » / Les questions de limmigration © Editions Milan 1995
... Dès 1982, le chômage croissant et les crises urbaines mettent en relief la précarité de la cohésion sociale et la marginalisation des jeunes issus de l'émigration.
La crise sociale qui frappe les pays développés, dont la France, ne fait qu'alimenter une xénophobie transformée en machine de guerre politique.
L'affaire du voile islamique (...) a mis en lumière la complexité de ces questions, où se mêlent des éléments contradictoires: rétraction sur l'identité religieuse du côté immigré/musulman, manipulation par les mouvements islamistes, toile de fond xénophobe anti-arabe, exclusion sociale.
http://www.anti-rev.org/textes/Tarnero95a/enfrance-2.html
Or, en Israël, la situation est bien différente. Il ne sagit ni dexclusion liée à des motifs politiques, ni de ségrégation.
Le ministre chargé des relations avec le Parlement, Gidéon Ezra, a donné un éclairage particulièrement clair à la nouvelle loi à la radio publique israélienne : "trente Israéliens ont été tués par des Palestiniens ayant obtenu par mariage la citoyenneté israélienne".
La crainte dextension du phénomène du « Cheval de Troie » sintensifie donc ces derniers temps, dans un contexte singulièrement dangereux. Ainsi, les animateurs dune « colonie de vacances » en territoire israélien incitant des enfants arabes israéliens à la haine et au suicide ont été arrêtés [voir « Vacances pour tueurs »].
"Le phénomène a pris des allures incontrôlables, avec plus de 100 000 Palestiniens de Judée-Samarie (Cisjordanie) et de la bande de Gaza qui ont obtenu une carte d'identité israélienne depuis les accords d'Oslo en 1993", a ajouté M. Ezra.
Dans le même temps, le député arabe israélien Ahmed Tibi siégeant à la Knesset recommande aux Palestiniens d'exiger un Etat binational occupant tout le territoire de lEtat dIsraël.
Ce à quoi nos médias ne trouvent rien à redire... Et cest la France qui se veut donneuse de leçons ?
Albert Capino
N.B: Israël compte aujourdhui 1,5 million dhabitants arabes possédant la nationalité israélienne. Soit 25% dune population de 6 millions dhabitants.
Par comparaison, cela équivaudrait en France à doter 15 millions dhabitants - par exemple dorigine maghrébine - de la nationalité française pratiquement sans la moindre formalité.
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