
Shimon Peres a assisté à l'inauguration , du jardin Yitzhak Rabin, dans le parc de Bercy à Paris

- Hier soir, le dîner de CRIF - extrait de l'intervention de Henri Hajdenberg-Président du CRIF (Audio)
« Pour le CRIF, il n'y a pas d'autre stratégie que celle du rapprochement entre les peuples. Nous l'avons prouvé en instaurant un dialogue constructif avec les dirigeants des principaux pays arabes ; nous sommes décidés à le poursuivre plus que jamais et en essayant de l'élargir. A notre façon, en étant que simples facilitateurs de relations, nous continuerons, malgré les épreuves du moment, à être des messagers de la paix.
Jusqu'au déclenchement des évènements récents, l'Union européenne avait oeuvré sérieusement aux tentatives de rapprochement entre Israéliens et Palestiniens dans une attitude médiatrice qui lui permettait, d'avoir un véritable rôle.
Sa proximité des dirigeants palestiniens, ses bonnes relations avec les dirigeants israéliens permettait aussi à Paris d'être au coeur du jeu diplomatique.
Monsieur le Premier Ministre, vous aviez contribué personnellement à un rééquilibrage de la position française lors votre visite à Jérusalem en février.
Aussi pouvions nous espérer de la France une autre politique que celle consistant à faire condamner Israël dans les instances internationales et à le désigner comme seul coupable des affrontements avec les émeutiers palestiniens, comme si ces révoltes s' étaient déclenchées spontanément, et comme si Yasser Arafat n'avait pas de responsabilités dans le refus des négociations de paix et les affrontements.
Je l'ai dit et je le répète : il ne s'agit ni d'une politique ni d'une diplomatie équilibrée. Sortant d'une position balancée, la France s'est mise à nouveau hors-jeu.
Le moins que l'on puisse attendre de nos dirigeants, c'est que les représentants d'Israël soient écoutés et compris.
Israël a une armée puissante certes, parce qu'Israël se sait encore menacé et vulnérable dans un environnement hostile, qui ne l'a pas définitivement accepté.
Monsieur le Premier Ministre, dans cette période subtile de cohabitation pendant laquelle le Président de la République dirige la politique extérieure de notre pays, nous savons que vous ne voulez pas laisser percevoir de différence d'appréciation sur les positions de la France.
Cette attitude, respectable, a pour effet, alors que vous êtes aussi le plus éminent représentant du plus fort parti politique, de stériliser tout débat de fond concernant la politique de la France au Proche-Orient.
Nous le regrettons.
Dans notre système institutionnel, il existe une zone convenue de non-intervention, de non-agression, de laquelle les citoyens sont écartés puisque leurs représentants parlementaires n'en débattent pas.
Il leur reste à apprécier et juger suivant les comportements, les attitudes, et les non-dits, à moins que vous ne nous en disiez plus.»
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