- Retour accueil Desinfos
- les infos de 2000
la liste des infos au jour le jour
la liste des infos au jour le jour
Mardi 30 Janvier 2001 - 6 Shevat 5761
- Des Palestiniens ont tiré mardi un obus de mortier sur une colonie juive située dans la Bande de Gaza, selon l'armée israélienne. Une maison a été endommagée mais aucune personne n'a été blessée.
L'armée a déclaré que c'était la première fois qu'un tir palestinien d'obus de mortier était enregistré depuis le début de la nouvelle Intifada il y a quatre mois. "Nous considérons qu'il s'agit d'un très grave" incident "contre des civils", a souligné le colonel Olivier Rafowicz, porte-parole de l'armée.
- Les soldats israéliens de la Bande de Gaza ont tiré sur une charette sans conducteur et tirée par un âne alors qu'elle s'approchait d'un avant-poste mardi, déclenchant une puissante bombe, a annoncé Tsahal.
Les soldats, qui se trouvaient sur une position fortifiée au carrefour de Netzarim, au sud de Gaza, ont trouvé le véhicule suspect parce que son propriétaire n'était visible nulle part, a précisé Tsahal.
Les soldats ont ouvert le feu sur la charette. La seule victime de cette explosion est l'âne qui tirait la charette et qui a été tué.
- la liste des infos au jour le jour
Lundi 29 Janvier 2001 - 5 Shevat 5761
- L'armée et la police israélienne ont retrouvé la voiture d'un Israélien de 50 ans, tué par balles sur une route près de la ville d'A-Ram, sous contrôle israélien. La police israélienne accuse des tireurs palestiniens d'avoir tendu une embuscade sur cette route qui relie les implantatations de Ramallah au nord de la Cisjordanie.
- Un sondage réalisé dimanche soir, soit après la déclaration commune israélo-palestinienne de Taba faite samedi, montre que le comportement des électeurs israéliens ne semble pas changer et donne à Ariel Sharon, candidat de la droite, 16 points d'avance sur Ehud Barak.
Ariel Sharon est crédité de 49% des intentions de vote et Ehud Barak, Premier ministre sortant et candidat du Parti travailliste, de 33% pour l'élection du nouveau chef de gouvernement le 6 février. Mais 18% des personnes interrogées disent ne pas encore savoir pour qui ils voteront, selon le sondage, réalisé à partir d'un échantillon de 603 personnes et publié lundi par le grand quotidien israélien Yedioth Ahronoth.
Ariel Sharon a affirmé ce week-end son intention de former un gouvernement d'union nationale en cas de victoire. Ehud Barak, lui, refuse de siéger au sein d'une coalition avec le Likoud.
- Arafat s'était livré dimanche à Davos à une virulente attaque verbale contre Israël qu'il a accusé de recourir à des armes et à des munitions interdites comportant de l'uranium appauvri puis il a fait un virage à 180° en déclarant, à l'issue de discussions, dans un hôtel de Davos, avec le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, qu'il restait attaché au processus de paix au Proche-Orient, en dépit des propos durs qu'il avait tenus peu auparavant.
Lire l'article en anglais du Jerusalem-Post :
Barak cuts contact with Arafat after anti-Israel diatribe
By Herb Keinon and Lamia Lahoud
la liste des infos au jour le jour
Dimanche 28 Janvier 2001 - 4 Shevat 5761
- Le Premier ministre Ehoud Barak a décidé de "suspendre tous les contacts politiques avec Arafat et son entourage jusqu'à après l'élection" israélienne du 6 février, ont annoncé les services du chef du gouvernement. Il n'y aura donc pas de sommet Barak-Arafat à Stockholm dans le courant de la semaine, comme le laissaient entendre les parties samedi.
Cette annonce intervient au lendemain de la déclaration commune israélo-palestinienne, en clôture des pourparlers de Taba . Les parties avaient fait montre d'optimisme, se disant "plus près que jamais de conclure un accord" et confiantes de pouvoir aboutir rapidement une fois passée l'élection. Ces six jours de pourparlers avaient été "sans précédent par leur atmosphère positive", se réjouissaient les négociateurs.
Mais dès le lendemain, le président de l'Autorité palestinienne est venu mettre un bémol à cette bonne atmosphère. Lors du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, Yasser Arafat a attaqué le gouvernement Barak sans nuance: "le gouvernement israélien actuel mène depuis quatre mois une guerre sauvage et barbare, ainsi qu'une agression évidente, fasciste et militaire contre notre peuple palestinien".
- Tsahal a désamorcé deux bombes dans la Bande de Gaza, qui selon le le vice-ministre de la Défense Ephraim Sneh, étaient commandées depuis un poste de la police palestinienne. "Il y a toujours des activités violentes de la part des Palestiniens", a-t-il déclaré, "la situation est toujours volatile"
- A Beyrouth, le chef spirituel du mouvement chiite pro-iranien, Cheikh Hassan Nasrallah, a déclaré: "je dis à Barak, si vous rejettez nos demandes légitimes et justes, et voulez nous convaincre que ces soldats que nous détenons ne suffisent pas à obtenir justice (...) et si nous devons capturer d'autres soldats et officiers, nous sommes prêts à le faire, et nous le ferons"..Cheikh Nasrallah a invité Ehoud Barak à faire une nouvelle offre d'ici à l'élection du 6 février. "Je crois que l'affaire va bénéficier d'une attention particulière dans les jours qui restent. Il y a des tentatives d'obtenir quelque chose", a-t-il déclaré.
la liste des infos au jour le jour
Vendredi 26 Janvier 2001 - 2 Shevat 5761
- Les autorités jordaniennes ont arrêté cinq animateurs de la campagne hostile à Israël qui n'a cessé de s'intensifier depuis le début de l'Intifada, le soulèvement palestinien.
"Le chef du comité anti-normalisation avec Israël Ali Abou Sukar et quatre membres ont été interpellés samedi à l'aube par la police", a confirmé à l'AFP un haut responsable jordanien, qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat.
"Le gouvernement entend appliquer la loi et protéger ses citoyens. Il ne peut tolérer des intimidations contre ceux qui ne font qu'exercer leur droit de traiter avec un pays lié par un traité de paix avec la Jordanie", une référence à Israël, a ajouté ce responsable.
Ces arrestations ont été annoncées par Mahmoud Abou Ghoneima, le secrétaire général du Conseil des syndicats professionnels jordaniens, dominé par les islamistes et qui est à l'origine de la formation du comité.
C'est la première fois, depuis le début de l'Intifada le 28 septembre, que des syndicalistes jordaniens impliqués dans la campagne anti-normalisation avec Israël sont arrêtés.
La Jordanie, où près de la moitié de la population est d'origine palestinienne, a connu plusieurs manifestations de soutien à l'Intifada depuis fin septembre et deux attentats contre des diplomates israéliens en poste à Amman.
Ces arrestations ont suivi la publication dimanche par ce comité d'une liste de personnalités et de compagnies traitant avec Israël, avec lequel la Jordanie a signé un traité de paix en 1994.
"Cette liste constitue une menace voilée contre toutes les personnes qui y figurent, ce que nous ne pouvons tolérer", a souligné le haut responsable jordanien.
Un autre responsable a indiqué à l'AFP qu'au moins deux personnes avaient reçu des "menaces anonymes" depuis la publication de cette liste.
Azzam Heneidi, un autre responsable du Conseil des syndicats professionnels, qui revendiquent 100.000 membres, a indiqué à l'AFP que son organisation "condamnait ces arrestations et les perquisitions nocturnes", aux domiciles des cinq personnes, affirmant que "certains membres du Comité avaient été frappés lors de leur arrestation".
Le gouvernement a lancé dès mercredi une mise en garde aux milieux anti-israéliens. Le ministre de l'Intérieur et Premier ministre par intérim, Awad Khleifat, a critiqué la publication de la liste lors d'une rencontre avec les chefs des syndicats professionnels.
Il a estimé qu'une telle mesure "nuisait à l'économie jordanienne et réduisait les opportunités d'investissement dans le pays" et averti que "le gouvernement, protègerait les investissements et les investisseurs et ne permettrait à quiconque de leur porter atteinte".
La liste comprend plus de 20 sociétés travaillant notamment dans le domaine agricole, un hôtel et deux lycées privés. Elle comprend aussi des journalistes, des chansonniers, des députés, l'ex-ministre Jawad Anani, l'ancien chef du cabinet royal Adnane Abou Audé et l'actuel chef de ce cabinet Fayez Taraouneh.
En novembre, les syndicats ont publié une première liste moins détaillée qui a également suscité les critiques du gouvernement.
Le gouvernement jordanien se dit solidaire des Palestiniens mais s'est déclaré favorable au maintien des relations diplomatiques avec Israël, en affirmant qu'elles servaient les intérêts palestiniens.
- Les Palestiniens ont ouvert le tir dans Hebron vendredi matin sur un avant-poste de Tsahal à côté de Tel Rumeda, a annoncé Kol Israël . Les Palestiniens avaient tiré jeudi sur des troupes de Tsahal dans les implantations de Psagot et d'Ofarim. Il n'y a eu aucun blessé dans tous ces incidents.
la liste des infos au jour le jour
Jeudi 25 Janvier 2001 - 1 Shevat 5761
- Palestiniens et Israéliens se sont séparés rapidement jeudi soir après la reprise de leurs négociations de paix à Taba, en Egypte, en raison de "divergences importantes" sur les questions de sécurité.
La délégation israélienne a quitté Taba pour Eilat, dans le sud d'Israël, pour des consultations avec le Premier ministre israélien Ehud Barak à la suite de "divergences importantes".
"Des divergences importantes sont apparues au sein de la commission chargée des problèmes de sécurité" qui discutait,, d'une demande israélienne d'installer trois stations de pré-alerte dans la Vallée du Jourdain, des dépôts d'armes et des bases pour une force de déploiement rapide en Cisjordanie, pour prévenir une attaque venant de l'est.
Ces demandes ont été rejetées par les Palestiniens, ce qui a provoqué le départ de la délégation israélienne.
- Aprés le meurtre d'un automobiliste israélien à l'intérieur de la zone industrielle Atarot au nord de Jérusalem , tôt dans la soirée, les rapports préliminaires parlent d'une embuscade dans laquelle l'automobiliste a été fatalement touché Les forces de sécurité ont ratissé le secteur.
Akiva Pachkous, âgé de 46 ans et résidant à Jérusalem, travaillait dans une entreprise de la zone industrielle. Il avait transporté dans une fourgonnette des collègues palestiniens jusqu'à un barrage routier de l'armée israélienne situé non loin de là, lorsque son véhicule a été attaqué.
Un groupe qui serait issu du Fatah, le mouvement du président Yasser Arafat, a revendiqué le meurtre de l' Israélien abattu, a rapporté un responsable du Fatah.
Le responsable a déclaré que le groupe, du nom des "Brigades de Thabet Thabet", avait déclaré avoir abattu un Israélien près du camp de réfugiés de Kalandia, proche de Jérusalem.
Il a ajouté que le groupe entendait ainsi venger la mort de Thabet Thabet, un représentant du Fatah dans la ville de Toulkarem (Cisjordanie) qui avait été tué le mois dernier, apparemment par des Israéliens.
Un porte-parole de Tsahal a déclaré que la victime était un habitant de Jérusalem et non de Judée Samarie.
- En citant des sources palestiniennes Kol Israël a annoncé qu'un des conseillers les plus proches du président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat a rencontré trois représentants du Likoud à Vienne pour discuter de questions diplomatiques. La radio a annoncé qu'Arafat avait demandé que Sharon rencontre personnellement son conseiller, mais que le leader Likoud avait refusé car trop occupé par sa campagne électorale. Les représentants de Sharon était son fils Omri, un ancien directeur général du Ministère des Affaires Etrangères Eitan Bentzur et un avocat bien connu Dov Weisglas. Les Palestiniens veulent sonder les vues de Sharon quant au processus de paix.
- Israël décide de reprendre les négociations de Taba
JERUSALEM, 24 jan (AFP) - Le "cabinet de paix" du Premier ministre israélien Ehud Barak a décidé mercredi soir de reprendre jeudi les négociations avec les Palestiniens à Taba (Egypte) suspendues mardi à la suite du meurtre de deux Israéliens par des Palestiniens en Cisjordanie.
"Les discussions reprendront jeudi à Taba immédiatement après les funérailles de deux Israéliens assassinés à Tulkarem (Cisjordanie) et se prolongeront pendant quelques jours. Elles seront cependant suspendues avant l'élection du 6 février" pour le poste de Premier ministre, a indiqué à l'AFP le porte-parole de la présidence du conseil à Jérusalem, David Baker.
Auparavant, le négociateur palestinien Yasser Abed Rabbo avait affirmé à Taba que les négociateurs israéliens seront de retour dès jeudi. "Ils (les Israéliens) nous ont contactés pour dire qu'ils seront ici demain matin", a déclaré M. Abed Rabbo à la presse.
"Je pense que cette suspension n'a pas été utile et qu'elle est liée à des divergences au sein de la direction israélienne", a-t-il ajouté.
"Les négociations ont été sérieuses. Nous avons promis à nos opinions d'arriver à des résultats avant la fin de la semaine", a poursuivi le responsable palestinien.
De son côté, le président égyptien Hosni Moubarak a affirmé que des progrès avaient été réalisés lors des négociations de Taba.
"Bien que les difficultés soient encore nombreuses, il y a des indications sur un rapprochement des points de vue sur certains dossiers", a déclaré M. Moubarak, ajoutant que "le fait que tous les dossiers qui étaient auparavant tabous soient aujourd'hui sur la table des négociations constitue un nouveau pas".
"Même si la violence s'intensifie, cela ne doit pas affecter la poursuite des négociations et les efforts pour aboutir à un accord entre les deux parties", a-t-il estimé.
De son côté, le nouveau secrétaire d'Etat américain Colin Powell a assuré mercredi au président palestinien Yasser Arafat que son pays "suit de près les négociations à Taba", a déclaré à l'AFP, Nabil Abou Roudeina, conseiller de M. Arafat.
Le "cabinet de paix" du Premier ministre Ehud Barak compte divers ministres et personnalités impliqués dans les efforts de paix, notamment MM. Shlomo Ben Ami (Affaires étrangères), Yossi Beilin (Justice), Amnon Lipkin-Shahak (Tourisme et Transports), Shimon Peres (Coopération régionale) et le chef du parti de gauche Meretz Yossi Sarid.
Avant la réunion du "cabinet de paix", plusieurs responsables israéliens ont plaidé pour une reprise des négociations.
"Les meurtres de Tulkarem nous ont profondément affligés, mais nous pensons que la négociation est le meilleur des choix. Nous avons depuis longtemps mis en garde contre une situation de type bosniaque, et si les pourparlers peuvent sauver des vies, et bien j'y suis favorable", a affirmé à la télévision publique M. Sarid.
M. Beilin a également indiqué aux journalistes qu'il souhaitait une reprise immédiate des discussions de Taba.
L'ancien Premier ministre travailliste Shimon Peres, qui, selon les sondages, est bien plus populaire que M. Barak, s'est également prononcé pour une reprise.
"C'est vrai qu'il semble impossible de négocier quand le feu fait rage, mais c'est justement pour l'éteindre qu'il faut négocier", a-t-il souligné.
M. Sneh, un proche de M. Barak, s'est lui aussi déclaré en faveur d'une reprise des négociations, soulignant qu'il était impossible "de mettre fin aux violences par des moyens purement militaires".
Mais dans le même temps, il a clairement laissé entendre que les liquidations de militants palestiniens responsables d'attaques contre des Israéliens allaient se poursuivre.
A droite, le grand favori de l'élection du 6 février, Ariel Sharon, a réitéré son opposition à ces pourparlers lors d'une vidéo-conférence organisée à Washington et New York par le Council on Foreign Relations, un institut de recherche américain.
M. Sharon a réaffirmé qu'il excluait "toute négociation sans arrêt préalable" des violences et estimé, en outre, que M. Barak n'avait pas de mandat pour négocier à moins de deux semaines du scrutin, alors qu'il n'a plus de majorité à la Knesset.
la liste des infos au jour le jour
Mercredi 24 Janvier 2001 - 29 Tevet 5761
- NAPLOUSE (Cisjordanie), 24 jan (AFP) - L'assassinat de deux civils israéliens à Tulkarem en Cisjordanie illustre la rapide dégradation de la situation dans les territoires palestiniens où des bandes armées font de plus en plus la loi en toute impunité.
Un activiste du Fatah, mouvement du dirigeant palestinien Yasser Arafat, qui a participé à une série d'attaques armées contre des soldats israéliens et des colons juifs en Cisjordanie, a déclaré à l'AFP qu'il ne craignait rien.
"Nous sommes sûrs que l'Autorité palestinienne ne punira pas ceux qui résistent et prennent les armes contre l'occupation, parce que l'Autorité ne peut pas aller à l'encontre de l'opinion du peuple qui soutient les actions militaires, une réponse aux agressions israéliennes", a-t-il expliqué.
Au lendemain de l'assassinat de deux restaurateurs israéliens dans la ville autonome de Tulkarem (nord de la Cisjordanie) par des hommes masqués, la presse israélienne se faisait mercredi l'écho d'inquiétudes quant à l'Etat de droit dans les territoires palestiniens et la capacité du président Arafat à contrôler 3 millions d'individus.
"Le double meurtre à Tulkarem est la preuve irréfutable que l'anarchie prend doucement le contrôle de la rue palestinienne", écrivait le quotidien israélien Yediot Aharonot, comparant les territoires palestiniens au Far West.
"Des bandes armées opèrent à la manière de la mafia et font ce qu'elles veulent", affirmait le journal.
Pour le militant du Fatah, qui a requis l'anonymat, les activistes armés sont sur la même longueur d'onde que l'Autorité palestinienne.
"L'Autorité joue la carte politique en négociant et nous, nous jouons une carte militaire sur le terrain pour soutenir la position palestinienne dans les pourparlers", explique ce Palestinien de 32 ans.
Pour cet autre Palestinien, simple habitant de Naplouse dans le nord de la Cisjordanie, l'Autorité palestinienne ne veut pas arrêter les militants qui mènent des attaques armées contre les Israéliens pour ne pas donner l'impression d'aller à contre courant de l'Intifada, qui a éclaté le 28 septembre et a fait 383 morts.
"Les activistes armés nous montrent qu'ils nous protègent contre les Israéliens. C'est pourquoi ils n'ont pas peur de l'Autorité, car le peuple est avec eux", estime ce Palestinien, qui a également requis l'anonymat.
La députée palestinienne Hanane Ashrawi admet que l'Etat de droit a été quelque peu ébréché par les quatre mois d'Intifada dans les territoires palestiniens, et s'en inquiète.
"Avec la crise du processus de paix et la brutale dégradation des relations entre Palestiniens et Israéliens, la dernière chose dont nous ayons besoin est la désintégration de notre société", a-t-elle estimé, dans un communiqué, la semaine dernière.
"Il est nécessaire que la politique d'Israël, ses pratiques illégales, l'état de siège qu'il nous impose, les bombardements de maisons et sa politique de liquidation de leaders politiques, ne servent pas de justification à nos déviations et à nos propres violations" des lois, a-t-elle poursuivi.
Pour un professeur de Naplouse, l'Autorité palestinienne tente de faire plaisir à la communauté internationale, pour ne pas risquer de perdre une partie des fonds qu'elle lui verse, tout en cherchant à satisfaire une population palestinienne radicalisée par l'Intifada.
"Il est évident que l'Autorité palestinienne brûle la chandelle par les deux bouts", estime-t-il. "Elle veut négocier pour apaiser l'opinion internationale", ajoute-t-il, "mais elle veut aussi poursuivre la lutte armée -- tout en la contrôlant-- pour apaiser son opinion publique, dont la haine pour Israël a atteint des degrés très élevés".
la liste des infos au jour le jour
Mardi 23 Janvier 2001 - 28 Tevet 5761
- Le Premier ministre israélien Ehud Barak a décidé mardi soir de rappeler les négociateurs israéliens en Egypte pour consultations et de suspendre les négociations de paix avec les Palestiniens à Taba, en Egypte, jusqu'aux funérailles des deux Israéliens tués ce soir et de prendre ensuite une décision sur leur reprise.
- Les corps des deux israéliens assassinés cette après-midi, ont été trouvés près de la localité de Bala, au nord-est de Tulkarem, dans le nord de la Cisjordanie.
Les corps, portant des traces de balles, ont été remis aux autorités israéliennes.
Un responsable israélien, a dit qu'il s'agissait de deux civils, contrairement aux premières informations de source palestinienne.
Auparavant, le gouverneur de Tulkarem, Ezzedine al-Charif, avait affirmé que les deux victimes étaient "deux soldats israéliens entrés en zone +A+ à Tulkarem", sous contrôle total de l'Autorité palestinienne, en violation des accords d'autonomie.
La télévision israélienne a précisé qu'il s'agissait de deux restaurateurs de la région centre d'Israël âgés de 20 à 30 ans qui seraient allés à Tulkarem pour acheter des fruits et des marchandisess en compagnie d'un Arabe israélien.
Selon la télévision, ils auraient été enlevés par des Palestiniens à l'intérieur d'un restaurant de Tulkarem en compagnie de cet Arabe israélien.
Il mangeaient dans ce restaurant de Toulkarem en Cisjordanie, lorsque des hommes masqués les ont fait sortir et les ont froidement abattus avant d'emporter leurs cadavres
Le Hamas a revendiqué cette action sur son site Internet. Depuis le début des violences actuelles il y a près de quatre mois, les Israéliens n'ont théoriquement plus le droit de se rendre dans les territoires autonomes palestiniens
Le Monde se fait le sûppot du Hamas ( c'est ici
)
- Un enfant israélien a été légèrement blessé ce matin quand la voiture dans laquelle il circulait, sur la route de contourment de Hussan entre Bethléem et Betar Illit a été lapidé. Il a été traité par des soldats sur place et transféré dans un Hôpital de Jérusalem
- Le Premier ministre Ehud Barak a parlé avec le Secrétaire d'Etat Américain Colin POWELL ce matin et l'a mis au courant des pourparlers de Taba. Il a expliqué les positions de négociation d'Israël, y compris : le refus d'accepter le retour en Israël des réfugiés palestiniens , 80 % des résidents de la Judée-Samarie et de la Bande de Gaza doivent rester dans des implantations sous souveraineté israélienne et la souveraineté sur le mont du Temple ne doit pas être transférée aux Palestiniens. Barak et Powell ont convenu de nouveaux contacts proches et Barak a souhaité à Powell le succès dans son nouveau poste.
- La controverse au sujet du manque de surveillance archéologique sur les projets de constructions diverses par le Wakf Islamique sur le mont de Temple continue de faire rage
La police a hier rejeté les réclamations concernant le début de percement par le Wakf d'un nouveau tunnel sans approbation israélienne. "Je peux catégoriquement dire qu'il n'y a aucun tunnel creusé sur le mont du Temple"a dit le porte-parole de la police de Jérusalem Shmuel Ben- Rubis, qui visité le site pendant deux heures hier matin après que Kol Israël ait annoncé qu'un tunnel était creusé de la Mosquée Al-Aksa dans le direction dee "étables de Salomon". Le rapport est venu juste 24 heures après que la nouvelle que des travaux étant faits dans un autre secteur du mont du Temple : la plate-forme près du Dôme du Rocher, où la tradition veut que leTemple ait été érigé, un secteur qui n'a pas été touché depuis au moins la guerre de six jours. La police a confirmé et a photographié ce travail, qui serait le remplacement d'un tuyau d'eau.

Mais les archéologues du Comité contre la destruction des antiquités sur le mont de Temple, qui a contrôlé les travaux de construction pendant l'année passée, ont dit que la police est simplement non informée des travaux de fouilles entrepris dans le tunnel souterrain. La confusion serait éclaicie , ont argumenté les archéologues, si on leur permettait ainsi qu'aux journalistes d'accéder au site. "La police n'est pas composée d'archéologues et est incapable de déterminer l'ampleur des dégâts faits aux antiquités, avec tout le respect dû aux forces de sécurité, ce n'est pas à la police de décider ce qui est dégâts archéologiques et ce qui ne l'est pas" a dit le Professeur Gabi Barkai dd l'Université de Bar-Ilan,"seuls les professionnels qui sont formés pour ce travail, peuvent le faire" a-t-il ajouter.
la liste des infos au jour le jour
Lundi 22 Janvier 2001 - 27 Tevet 5761
- L'emissaire américain au Proche-Orient contraint à la retraite par le départ de Bill Clinton de la Maison blanche, le diplomate Dennis Ross estime que les résolutions 242 et 338 de l'Onu appelant Israël au retrait des territoires occupés en 1967 doivent être négociées entre les parties.
Dans une interview publiée lundi par le quotidien arabophone international Al Hayat, Ross ajoute que l'administration Clinton n'a jamais considéré comme une base pour la paix la résolution 194 de l'ONU appelant au retour des réfugiés de la guerre de 1948, rappelant que ce texte a été ignoré lors de la conférence de Madrid, en 1991, qui a lancé le processus de négociations.
Soutenus par tout le camp arabe, les Palestiniens exigent que la paix soit fondée sur les résolutions adoptées après les conflits de 1967 et 1973, appelant Israël à se retirer de tous les territoires occupés il y a 33 ans, dont la partie orientale de Jérusalem.
"La position américaine est que les résolutions 242 et 338 ne sont pas des textes à appliquer mais à négocier. C'est pourquoi nous nous sommes toujours abstenus de donner notre opinion sur les questions relevant d'un règlement définitif. Il revient en effet aux parties de les résoudre", souligne Ross.
Le correspondant du "Nouvel Observateur", Victor Cygielman, codirecteur avec un Palestinien d'une revue judéo-arabe, souligne à ce propos que Arafat et les dirigeants palestiniens affirment que toute paix avec Israël doit être fondée sur l'application des résolutions de l'ONU 142, 338 et 194. Or, selon Victor Cygielman, « mettre sur le même plan les résolutions 242 et 338, votées par le Conseil de Sécurité au lendemain de la guerre de 1967, et la résolution 194, votée par l'Assemblée générale en 1948, constitue une manipulation diplomatique inacceptable. En effet, les résolutions de l'Assemblée générale ne sont que des recommandations tandis que seules les résolutions du Conseil de Sécurité sont obligatoires ».
D'autre part, la résolution 194, votée le 11 décembre 1948, portait avant tout sur la formation d'une « commission de conciliation » devant faciliter l'arrêt des hostilités israél-arabes. Dix articles ont accompagné la création de cette commision surtous les points y compris le statut de Jérusalem, de Nazareth et d'autres lieux saints. Il faut arriver à l'article 11 pour déceler une simple recommandation d'offrir aux réfugiés le choix enttre un retour chez eux et une compensation financière pour les biens perdus.
- 16h30 - Kassam, branche militaire du mouvement Hamas, a revendiqué lundi un attentat à l'explosif contre un char israélien qui a brièvement blessé un soldat près de la colonie de Netzarim, à Gaza. Pour appuyer ses affirmations, le groupe accompagne son communiqué de photos du char avant après l'attaque, précisant que l'action elle-même avait également été filmée. Tsahal avait annoncé que son blindé avait sauté sur une mine.
Kassam affirme que l'attaque est une riposte à l'enlèvement par des agents de la "monstrueuse entité" israélienne, d'une jeune Palestinienne soupçonnée d'avoir par le biais d'internet attiré la semaine dernière un adolescent israélien amoureux dans un piège mortel en Cisjordanie
- Palestiniens et Israéliens ont achevé hier soir avant minuit la première session de leurs négociations marathon à Taba, en Egypte, et doivent se retrouver ce matin.
Au terme de plus de deux heures de discussion, les deux délégations s'étaient séparées en se refusant à faire des déclarations à la presse.
Interrogé sur l'ambiance du début des négociations, le ministre israélien du Tourisme et des Transports Amnon Lipkin-Shahak a répliqué en souriant "excellent".
Les membres de la délégation israélienne sont montés à bord de voitures et ont quitté l'hôtel de luxe de la station balnéaire égyptienne située sur le golfe d'Aqaba sur la mer Rouge pour la ville portuaire israélienne proche d'Eilat où ils doivent passer la nuit.
- Une réunion sur la sécurité entre Israéliens et Palestiniens s'est achevée dimanche sans progrès, peu avant l'ouverture de négociations marathon en Egypte."La réunion n'a donné lieu à aucun résultat en raison de la poursuite des attaques israéliennes (contre les Palestiniens)", a déclaré le négociateur Saëb Erakat, qui a participé à la rencontre.
Selon M. Erakat, les Palestiniens étaient venus à la réunion avec l'espoir de voir Israël "mettre fin au bouclage des territoires palestiniens et aux agressions contre le peuple palestinien et retirer ses forces aux positions d'avant le 28 septembre", date du début de l'Intifada.
Un responsable israélien proche de la délégation a exigé un arrêt des violences avant toute mesure d'allègement des restrictions imposées aux Palestiniens.
"Si l'armée israélienne ne peut pas certifier qu'il n'y a pas de menace pour notre peuple, il n'y aura pas de fin au bouclage", a déclaré ce responsable.
- Aucune accalmie na été ressentie dans la Bande de Gaza. Comme toutes les nuits, des coups de feu ont été tirés avant-hier soir sur des postes militaires près de Rafiah, à la frontière israelo-égyptienne, près des localités de Neve Dekalim et de Ganey Tal et sur des soldats israéliens assurant la sécurité de Netsarim. Fort heureusement, ces attaques nont fait aucun blessé.
Un engin explosif a été enclenché à lapproche dune patrouille de Tsahal, près du village de Silat-A-Daer, et une ambulance a été bombardée de pierres. Aucun dommage na été déploré au cours de ces derniers incidents. Un engin explosif a été découvert hier matin non loin de Beth Hadassa, à Hebron. Les artificiers de la police lont désamorceé à temps.
Dans le Gouch Katif, les coups de feu ont repris, depuis Han Younes, en direction de positions de Tsahal, en particulier près de Neve Dekalim. Les soldats israéliens ont riposté à ces attaques. Un jeune Palestinien de 15 ans a été tue hier après-midi, au cours des émeutes qui ont éclate au poste de contrôle de Karni. Deux autres manifestants ont été blesses. Dapres les Palestiniens, les troubles ont débuté lorsque des soldats israéliens ont tenté de détruire une partie dune bétonnière leur appartenant.
Un israélien a été blessé par un palestinien armé d'une arme blanche.
Un soldat israélien a été grièvement blessé par l'explosion d'une mine près de Netzarim, dans la bande de Gaza
la liste des infos au jour le jour
Dimanche 21 Janvier 2001 - 26 Tevet 5761
- Une majorité d'Israéliens contre le plan Clinton, notamment sur Jérusalem
Une majorité d'Israéliens rejettent le plan de compromis proposé par le président américain Bill Clinton, notamment sur les questions de Jérusalem et des réfugiés palestiniens, selon un sondage publié dimanche et réalisé par l'université de Tel Aviv.
57% de la population israélienne rejette le plan Clinton dans son ensemble contre 31% pour et 12% d'indécis.
Sur les détails des propositions du plan Clinton, l'opposition est encore plus marquée. 63% de la population s'oppose à un partage de souveraineté sur Jérusalem en fonction des zones et de leur population, contre 30,5% qui y est favorable.
Le plan Clinton propose que les zones juives restent sous souveraineté israélienne alors que les zones à population arabe passent sous souveraineté du futur Etat palestinien.
Concernant la proposition américaine qui prévoit une souveraineté palestinienne sur le mont du Temple premier lieu saint du judaïsme, 66% des Israéliens s'y opposent alors que 27% sont pour.
60% de la population s'oppose à la création d'un Etat palestinien sur 95% de la Cisjordanie et le maintien de 80% des implantations.
La plus forte opposition s'élève sur la question des réfugiés palestiniens. 77% des Israéliens sont contre un droit au retour des 3,7 millions de réfugiés dans le futur Etat palestinien.Ce sondage a été réalisé fin décembre par l'Institut de recherche sur la paix de l'université de Tel Aviv sur un échantillon représentatif de 574 personnes. La marge d'erreur est d'environ 4,5%.
- Des leaders Israéliens protestent sur les travaux engagés sur le mont du Temple par le Waqf (autorité musulmane chargée de l'administration) et qui mettent en danger des preuves archéologiques importantes
Nadav Shragai - Ha'aretz Correspondant
Des intellectuels et des archéologues ont envoyé une lettre de protestation à Ehud Barak pendant le week-end, condamnant ce qu'ils appellent des violations sérieuses par le Waqf (autorité musulmane chargé de l'administration) sur le site du mont du Temple qui met en danger des preuves archéologiques importantes.
La lettre note que durant les récentes semaines plus de 1500 tonnes de décombres ont été été enlevé du site par tracteurs et chargé sur des camions pour être déposées sur des sites non révélés.
Les signataires - incluant A.B. Yehoshua, Haim Guri et S. Izhar, plus la plupart des archéologues seniors en Israël - disent que le déblaiement se passe sans la surveillance du département des Antiquités ou de l'Ètat.
Les experts au vu le travail dans lequel le Waqf s'est engagé disent qu'il n'y a aucun contrôle sur les secteurs ou les profondeurs où sol est creusé.
Le groupe dit que en plus il y a d'autres violations sérieuses de l'autorisation de développement accordé au Waqf, un tracteur avec un marteau -piqueur a été employé pour la première fois sur le Mont du Temple.
Les auteurs de la lettre critiquent l'échec des autorités et ils notent que le travail de construction sur le Mont ue Temple est fait avec l'approbation tacite du premier Ministre.
"Il est inacceptable que dans un pays culturellement éclairé et constamment légaliste quelqu'un puisse autoriser qu'un crime aussi sérieux et de si énormes dimensions continue depuis plus d'un an. C'est ce qui s'est passé sur le mont du Temple pendant les 15 derniers mois passés, causant des dégâts sans précédent au site archéologique le plus important dans le pays et causant de dégâts irréparables aux rares preuves archéologiques ... à un du plus rares héritages culturels dans le monde. "
Les signataires ajoutent aussi que "des sources de sécurité seniors" leur a dit que le but du travail du Waqf était de construire plus de mosquées sur chaque espace disponible du mont du Temple transformant ainsi le secteur en une énorme mosquée qui écarterait n'importe quelle présence juive sur le site.
Le groupe qui observe les événements au mont du Temple a dit que le projet est semblable àcelui de la construction de deux mosquées souterraines dans le secteur connu comme "les écuries de Salomon" .
- Le ministre israélien des Affaires étrangères Shlomo Ben Ami a indiqué que les négociations marathon avec les Palestiniens, qui doivent débuter ce soir en Egypte, viseraient à fixer les "lignes directrices d'un accord global".
"Parvenir à un accord sur un accord global final paraît humainement impossible, mais il est possible de fixer les lignes directrices d'un accord global", a affirmé à la radio militaire le ministre, qui fera partie de la délégation israélienne à Taba.
- "Israël n'a pas d'autre choix que de participer au pourparlers de paix qui commencent en Egypte aujourd'hui", a déclaré le Premier ministre Ehud Barak à la radio de l'armée, Barak a défendu la décision d'aller aux négociations juste deux jours après qu'un jeune Israélien de seize ans ait été assassiné par des palestiniens près de Ramallah. Barak a refusé de faire des commentaires sur les sondages d'opinion du week-end qui le mettent entre 18 et 20 points derrière le leader du Likud Ariel Sharon dans la course à l'élection du Premier ministre suivant. Il a aussi refusé de discuter de la possibilité de retirer sa candidature en faveur de l'ancien Premier ministre Shimon Peres.
- Des centaines de Palestiniens ont manifesté hier dans Ramallah et dans le camp de réfugiés d'Askar près de Naplouse pour appuyer la demande du droit de retour.Le slogan du rassemblement d'Askar, qui était mené par 20 palestiniens armés et masqués,proclamait que "le droit de retour est un droit saint." Abed Rabbo a indiqué que la question des réfugiés, Jérusalem, les arrangements de sécurité et la division de sources d'eau seraient sur la table des pourparlers de Taba. "La chance est là et je pense que c'est une responsabilité historique que nous devons partager ensemble, " a-t-il dit.
la liste des infos au jour le jour
Samedi 20 Janvier 2001 - 25 Tevet 5761
- Les forces de sécurité israéliennes ont arrêté samedi une jeune femme palestinienne qui ils soupçonnent d'avoir séduit Ofir Rahoum 16 ans à Ramallah, où il a été assassiné par des Palestiniens mercredi dernier. Rahoum avait quitté sa maison à Ashkelon avec une grande somme d'argent mardi soir. Il n'a pas dit à ses parents qu'il allait à Ramallah, où l'on croit qu'il s'était arrangé pour rencontrer la jeune femme avec qui, il avait entretenu un dialogue dans un forum sur Internet. Le corps criblé de balle et mutilé du jeune homme a été trouvé mercredi entre les implantations de Kochav Ya'akov et de Psagot, près de Ramallah. Il semble qu'il ait été tué en territoire palestinien et que son corps a été abandonné) dans le Secteur C, qui est sous contrôle israélien.
Selon les médias israéliens, la suspecte est une femme de 25 ans, répondant au nom de Mona Nadjar, qui travaillait comme journaliste indépendante et avait une carte d'identité israélienne. Elle aurait été interpellée avant l'aube au domicile de ses parents à Bir-Nabala par les membres de l'unité Douvdevan, dont la spécialité est de se fondre dans la population arabe pour mener des opérations spéciales dans les territoires palestiniens.
Mona Nadjar est soupçonnée d'être impliquée dans l'échange de courriers électroniques sur Internet qui a conduit à la mort d'Ophir Rakhum, un adolescent de 16 ans, originaire d'Ashkelon. Selon les amis de celui-ci, elle s'est faite passer auprès de lui pour une touriste américaine vivant à Jérusalem. Ophir Rakhum l'avait rencontrée une fois et ils s'étaient fixés un second rendez-vous cette semaine.
- Le "cabinet de paix" israélien s'est déclaré ce soir favorable à la proposition palestinienne de négociations marathon en Egypte, a annoncé Kol Israël.
Ces négociations doivent démarrer dimanche soir à Taba, dans le Sinaï, a précisé la radio.
Une source palestinienne avait indiqué plus tôt que ces pourparlers pourraient se dérouler près du Caire, dans
un lieu isolé.
Le "cabinet de paix", réuni au domicile privé du Premier ministre Ehud Barak au nord de Tel-Aviv, a décidé que la délégation israélienne serait composée du ministre des Affaires étrangères Shlomo Ben Ami, du ministre du Tourisme et ancien chef d'état-major Amnon Lipkin-Shahak, et du ministre de la Justice Yossi Beilin.
- L'opinion publique internationale refuse de prendre parti dans le conflit israélo-palestinien
Tel est le principal enseignement d'une enquête internationale réalisée par Ipsos-Reid dans 32 pays du monde, qui montre également qu'une majorité des personnes interrogées supportent à la fois le droit à la sécurité d'Israël et le droit des Palestiniens à disposer d'un Etat souverain.
55% des personnes interrogées dans 32 pays du monde -l'enquête s'est déroulée dans les principaux pays d'Europe, d'Asie et d'Amérique mais ne concerne ni les pays du Maghreb, ni l'Egypte, ni les pays du Golfe Persique, ce qui mérite d'être précisé sur un tel sujet- déclarent "ne soutenir ni les uns, ni les autres dans le conflit qui oppose actuellement Israéliens et Palestiniens". Si on y ajoute les 17% de personnes qui n'expriment pas d'opinion, c'est donc près de trois quarts des personnes interrogées qui refusent de prendre position dans ce conflit. La proportion restante se répartit équitablement entre le soutien aux Israéliens (15%) et le soutien aux Palestiniens (13%).
Le soutien à Israël est le plus fort aux Etats-Unis (30%), aux Philippines (30%) et en Hollande (24%). Mais dans chacun de ces pays, le camp de ceux qui ne prennent pas position reste majoritaire. Même aux Etats-Unis, où l'opinion est pourtant traditionnellement considérée comme pro-israélienne, une majorité des personnes interrogées (60%) refuse de choisir un camp. Le soutien aux Palestiniens est le plus fort, et majoritaire, dans les pays de tradition musulmane : Indonésie (58%), Turquie (54%) et Malaisie (41%).
En France, si 61% des personnes interrogées refusent de prendre parti et si 18% n'expriment pas d'opinion, les pro-palestiniens (17%) l'emportent légèrement sur les pro-israéliens (10%).
Ce refus de supporter un camp plutôt que l'autre peut trouver une explication dans le fait que l'opinion internationale est favorable dans des proportions quasi équivalentes aux revendications des deux parties. 51% des personnes interrogées jugent en effet légitime "le droit d'Israël à la sécurité" et 45% sont favorables au "droit des Palestiniens à la création d'un Etat souverain". Si près de trois quarts des Américains soutiennent le droit d'Israël à la sécurité, plus d'un sur deux (52%) reconnaît toutefois que les Palestiniens ont droit à un Etat Souverain.
En France, 70% des personnes interrogées reconnaissent le droit d'Israël à la sécurité et 62% sont favorables au droit des Palestiniens à la souveraineté.
la liste des infos au jour le jour
Vendredi 19 Janvier 2001 - 24 Tevet 5761
- Le président Clinton dont le mandat à la Maison Blanche expire le 20 janvier, a appelé vendredi Israéliens et Palestiniens à poursuivre leurs efforts de paix.
L'appel de M. Clinton est contenu dans deux messages séparés: l'un, en arabe, est publié par le quotidien
palestinien Al-Quds et l'autre, en hébreu, est paru dans le quotidien israélien à grand tirage Yediot Aharanot.
M. Clinton demande aux Palestiniens de ne pas s'enfoncer dans la spirale de la violence. "Laissez-moi vous dire que ce n'est pas le moment de suivre les appels à la vengeance car cela peut uniquement conduire à plus d'effusion de sang et de morts", écrit M. Clinton.
Il a aussi exhorté les Israéliens à ne pas abandonner le processus de paix. "Vous qui êtes retournés dans votre patrie après 2000 ans, vous dont les espoirs et les rêves se sont presque évanouis durant l'Holocause, vous qui n'avez pas pu profiter d'un seul jour de paix et de tranquillité depuis la création de l'Etat d'Israël, laissez-moi partager avec vous une pensée: Aujourd'hui, vous êtes plus près que jamais de la fin de 100 ans de lutte, plus près de la paix et d'une vie normale", a-t-il déclaré.
"N'abandonnez pas votre quête de la paix maintenant qu'elle est presque à portée de mains", a-t-il déclaré.
- La réunion du "cabinet de paix", au cours de laquelle le gouvernement israélien devait formuler vendredi sa réponse à une proposition palestinienne de négociations marathon à Taba, en Egypte, a été reportée.
Une responsable du bureau du Premier ministre Ehud Barak en a fait l'annonce, sans être en mesure d'avancer une nouvelle date. La radio militaire, citant des responsables de la présidence du Conseil, a pour part indiqué que la réunion avait été reportée à samedi soir à la suite du meurtre, par des Palestiniens, d'un Israélien de 16 ans qui avait été attiré, via internet, dans un guet-apens en Cisjordanie, où son corps a été retrouvé jeudi.
Le "cabinet de paix", présidé par Barak, est notamment composé des ministres des Affaires étrangères Shlomo Ben Ami, de la Coopération internationale Shimon Peres, de la Justice Yossi Beilin, du Tourisme et des Transports et ancien chef d'état-major Amnon Lipkin-Shahak, et du chef du parti de gauche Meretz Yossi Sarid, qui n'est plus membre du gouvernement depuis juin.
la liste des infos au jour le jour
Jeudi 18 Janvier 2001 - 23 Tevet 5761
- Le corps d'un adolescent israélien Ophir Rachum, d'Ashkelon a été retrouvé jeudi près de Ramallah, en Cisjordanie, selon des sources palestiniennes et israéliennes.
L'adolescent, âgé de 16 ans, a été tué de plusieurs balles, a précisé un responsable de la sécurité palestinienne. Selon l'armée israélienne, le garçon aurait été attiré dans le secteur à la suite d'un échange de messages sur Internet avec une personne qu'il croyait être une habitante de Ramallah.
- Un cameraman de la télévision, Madjidi Al Arbid, qui travaille pour les agences de presse étrangères et pour la télévision israélienne, a été arrêté par les Services de Sécurité palestiniens après avoir filmé les exécutions sommaires qui ont eu lieu samedi dernier à Gaza. Ces images ont été diffusées par la deuxième chaîne de la télévision israélienne ainsi que par de nombreuses chaînes internationales.
- Les Palestiniens, satisfaits du départ de Bill Clinton, nourrissent l'espoir d'une refonte du processus de paix dans un sens plus favorable à leurs intérêts sous la présidence de George W. Bush, alors que les Israéliens, suivant qu'ils sont de droite ou de gauche, sont partagés.
"Ce n'est pas que nous considérons Bush comme un sauveur", a déclaré la député palestinienne Hanane Achraoui, qui a dressé un bilan très négatif de huit années d'efforts par le président sortant des Etats-Unis, parlant d'un "échec total".
Mais les Palestiniens, a-t-elle dit, comptent sur le nouveau président républicain pour revoir les règles du jeu, qu'elle estime totalement biaisées en faveur des Israéliens.
"Nous espérons qu'il y aura un véritable réexamen du processus" de paix et "nous sommes désireux de travailler avec l'administration Bush afin de mener à bien ce réexamen", a-t-elle dit.
Ce que les Palestiniens reprochent au processus tel qu'il a été conçu par les Etats-Unis depuis les accords d'Oslo de 1993, c'est d'être construit en fonction des intérêts israéliens, explique Mme Achraoui, qui déplore "la partialité éclatante des positions américaines".
- D'après Kol Israël, il y a eu plusieurs échanges de coups de feu dans les territoires durant la nuit, y compris celui dans lequel a été légèrement blessé un officier de police de l'air et des frontières quand des terroristes palestiniens ont ouvert le feu sur une base de Tsahal près de la ville de Tulkarem. Il y avait aussi eu un échange de coups de feu entre des Palestiniens et Tsahal près de Psagot en Judée Samarie et près de Netzarim à Gaza. Il y avait aussi eu échanges de coups de feu au point de contrôle de Erez dans la partie du nord de la bande de Gaza et près de Kfar Darom.
- Le secrétaire d'Etat américain désigné Colin Powell a indiqué que l'administration Bush, qui prendra ses fonctions samedi, rechercherait la paix au Proche-Orient en prenant en compte la sécurité israélienne et les aspirations palestiniennes.
Mais les Etats-Unis suivront de près la situation dans la région dans son ensemble et pas seulement le conflit israélo-arabe, a-t-il ajouté.
"Nous recherchons une paix durable basée sur un soutien inébranlable à la sécurité d'Israël, aux légitimes aspirations du peuple palestinien et à nos amitiés dans le monde arabe", a-t-il déclaré lors de son audition devant la commission des Affaires étrangères du sénat.
Il a toutefois souligné qu'il incombait aux parties elles-mêmes de faire la paix.
Powell a en outre déploré les violences actuelles entre Israéliens et Palestiniens. "Vous ne pouvez pas rechercher la paix avec succès au milieu d'une telle violence", a-t-il ajouté.
- Yasser Arafat et le chef de la diplomatie israélienne Shlomo Ben Ami se sont rencontrés mercredi au Caire sans apparemment parvenir à relancer le processus de paix à trois jours du départ du président américain Bill Clinton de la Maison Blanche.
Le président égyptien Hosni Moubarak a assisté à une partie de la réunion de près de deux heures dans un des palais présidentiels du Caire, selon une porte-parole de l'ambassade d'Israël au Caire, Mme Ayellet Yehiav.
A l'issue de la réunion, la télévision égyptienne a annoncé que "la réunion s'est achevée sans aucun progrès selon des sources palestiniennes".
Toutefois, Mme Yehiav a indiqué que les deux dirigeants avaient décidé de "poursuivre les négociations", ajoutant que la date de la prochaine réunion n'avait pas été annoncée
la liste des infos au jour le jour
.Mercredi 17 Janvier 2001 - 22 Tevet 5761
- Saddam Hussein est prêt à bombarder Israël durant six mois sans interruption
BAGDAD, 17 ion (AFP) - Le président irakien Saddam Hussein a affirmé que son pays était prêt à bombarder Israël à l'artillerie lourde durant six mois sons interruption pour "libérer Ia Palestine", rapporte mercredi la presse irakienne.
"Israël pourra-t-il résister à des bombardements à l'artillerie pendant six mois sans interruption ?", s'est interrogé Saddam Hussein en recevant mardi à Bagdad une délégation palestinienne conduite par le chef du département politique (Affaires étrangères) de l'OLP Farouk Kaddoumi.
"Je vous jure qu'Israël ne résistera pas (
). il ne pourra pas résister plus de (quelques) semaines", a ajouté Saddam Hussein, affirmant que l'Irak était disposé à accomplir cette tâche tout seul, "même si les Arabes encourageaient simplement l'Irak en lui disant: "nous vous soutenons"".
"Le devoir des armées Jordanienne et syrienne réside seulement dons le soutien" à l'Irak, a-t-il déclaré, précisant qu'il ne "sous-estimait" pas les armées de ces deux pays mois qu'il cherchait à "leur faciliter Ia libération de la Palestine".
"Israël ne peut pas supporter des bombardements à l'artillerie durant six mois sons interruption. L'important, c'est que les canons arabes tirent, de terre et de mer, sans interruption et avec courage", a déclaré le président irakien dont les déclarations ont été diffusées à deux reprises par les chaînes de télévision dons Ia nuit de mardi à mercredi.
"Même si l'aviation américaine frappe ici et là, cela n'y changera rien", a ajouté M. Saddam Hussein.
L'Irak affirme avoir mobilisé quelque 6,5 millions de volontaires pour "Ici libération de Io Palestine" et souhaite que les pays limitrophes d'Israël, dont la Syrie et Ia Jordanie, rouvrent leurs frontières aux combattants onti-isroéliens.
- Le responsable palestinien chargé du dossier de Jérusalem, Faycal Husseini, a réaffirmé lundi que les négociations avec les Israéliens devaient porter sur la totalité de Jérusalem et non seulement sur la partie orientale, arabe. "Nous devons négocier également sur la partie occidentale où 70% des maisons et de la terre appartiennent à des Palestiniens", a déclaré M. Husseini à Ramallah, a l'occasion d'une cérémonie a la mémoire de trois dirigeants du Fatah. Le dirigeant palestinien a critiqué le plan de compromis proposé par le président américain Bill Clinton qui, selon lui, "ne prévoit pas de discussions sur la partie ouest de la ville". Le plan Clinton ne propose qu'un partage de souveraineté sur la partie est de Jérusalem, conquise et annexée par Israël en 1967. A plusieurs reprises, M. Husseini a insisté dans le passé sur le fait que les Palestiniens ont des "droits" dans la partie occidentale de la ville.
Proclamée capitale de l'État d'Israël dès décembre 1948, Jérusalem-ouest a été réunifiée avec la partie orientale de la ville aprés la guerre des Six Jours de juin 1967.
- Les Palestiniens cherchant du travail se sont présentés ce matin pour passer par le point de croisement d'Erez nouvellement rouvert entre la Bande de Gaza et Israël. Les hommes attendant pour passer par les controles d'identité et de sécurité ont subi un tir de barrage de pierres lancées par d'autres palestiniens protestataires.Les extrémistes palestiniens sont opposés à l'autorisation de travailler en Israël ainsi qu'aux contacts entre Israël et l'Autorité palestinienne. Une source israélienne au Bureau de Coordination de la zone d' Erez a dit qu'ils sont conscient du phénomène et qu'il en a été témoin à de nombreuses occasions. L'important chômage à Gaza a forcé beaucoup de palestiniens à entre en Israël illégalement pendant les récentes fermetures pour cause de sécurité.
la liste des infos au jour le jour
Mardi 16 Janvier 2001 - 21 Tevet 5761
- Les incidents armés se sont poursuivis dans la nuit de lundi à mardi entre des militaires israéliens et des Palestiniens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, sans faire de blessés, a-t-on indiqué de sources militaires israéliennes.
Des échanges de tirs se sont produits pendant plusieurs heures près de la colonie de Névé Dekalim dans le sud de la bande de Gaza près d'une position de l'armée israélienne. Deux bombes artisanales ont également été lancées par la suite vers cette même position. Deux autres positions militaires ont également essuyé des tirs près des colonies de Gadid et Dougit situées dans la bande de Gaza.
En Cisjordanie, des Palestiniens ont tiré vers un autobus israélien près de Halhoul au nord de Hébron. D'autres tirs se sont ensuite produits contre une patrouille israélienne dans le même secteur.
Par ailleurs, le corps d'un Palestinien soupçonné de collaboration avec Israël a été découvert mardi sur le bas-côté d'une route du village de Adjja prés de Jenine dans le nord de la Cisjordanie, ont indiqué des témoins et des responsables des services de sécurité palestiniens. La victime dont le nom n'a pas été divulgué était âgée de 38 ans. Lundi, le corps d'un autre Palestinien, portant des traces de balles, soupçonné d'avoir collaboré avec Israël, avait été retrouvé devant son domicile dans un village près de Naplouse.
la liste des infos au jour le jour
Lundi 15 Janvier 2001 - 20 Tevet 5761
- (Geoges Marion, correspondant du Monde à Jérusalem)
le journal Haaretz a publié en première page la photo de l´un des condamnés, Alan Bani Odeh, quelques minutes avant qu´il ne soit exécuté sur une place publique de Naplouse, devant des centaines de spectateurs qui ont salué sa mort par des vivats. Menotté, encadré par deux officiers palestiniens qui le mènent vers son supplice, l´homme paraît terrifié. Des équipes de télévision auraient tourné la scène, mais les cassettes semblent avoir été saisies par la police palestinienne. Tel n´a pas été le cas à Gaza, où, le même jour, Majdi Makhaoui a été passé par les armes. L´exécution a eu lieu plus discrètement, dans la cour de la prison centrale de la ville, mais un cameraman anonyme était présent et a vendu les images à l´agence Reuters ainsi qu´à la deuxième chaîne de la télévision israélienne qui, dimanche, en a fait l´ouverture de son Journal de 20 heures. Le prix de la transaction est demeuré secret, mais le directeur des informations de la deuxième chaîne, Shalom Kital, a indiqué au Monde qu´il était important .
Menotté, le condamné descend d´une Jeep, est ligoté au poteau d´exécution, dans la cour de la prison. Il écoute une prière dite par un mufti. Plusieurs cameramen en uniforme s´activent. Un officier couvre la tête du condamné d´un capuchon noir tandis que neuf soldats masqués arment leur kalachnikov. Ils tirent de longues rafales. Solidement attaché à son poteau, le corps du supplicié s´affaisse à peine quand un soldat masqué lui tire le coup de grâce dans la tête.
Les dirigeants palestiniens continuent à justifier les exécutions de "collaborateurs" avec Israël, appelant toutefois la population à ne pas faire justice elle-même, comme lundi dans le nord de la Cisjordanie.
Mohammad Moussa Abdel-Rahman, âgé de 40 ans, a été touché de quatre balles à la tête et à la poitrine alors qu'il ouvrait la porte de sa maison à Bruqeen, en Cisjordanie. Selon des représentants de la sécurité palestinienne, Abdel-Rahman était soupçonné depuis longtemps de collaborer avecIsraël.
Le responsable palestinien chargé du dossier de Jérusalem, Fayçal Husseini, a répété que les Cours de sûreté palestiniennes avaient raison de prononcer des condamnations à la peine capitale, deux jours après l'exécution de deux Palestiniens à Naplouse, en Cisjordanie, et à Gaza.
Deux autres Palestiniens ont été condamnés à mort. Pour Freih Abou Meddein, ces exécutions sont inévitables.
"Israël utilise ces collaborateurs comme un instrument dans sa guerre contre nous et nous nous devons donc de répondre par tous les moyens appropriés", a-t-il dit.
- L'Union européenne a déploré les exécutions du week-end. Anna Lindh, ministre suédoise des Affaires étrangères dont le pays exerce la président tournante de l'UE, a engagé Arafat à commuer les peines de morts prononcées contre deux autres "collaborateurs", Ali al Hatib et Husa al-Din Musa.
"J'encourage le président Arafat à envisager dans un premier temps un moratoire sur la peine de mort", a déclaré Lindh. "L'avis de l'UE est que la peine de mort devrait être abolie dans le monde entier car cela contribuerait à rehausser la dignité humaine
- Sharon est crédité de 50% des intentions de vote contre 33% à Barak et 17% d'indécis ou de personnes affirmant vouloir voter blanc, selon un sondage réalisé par l'institut Gallup et publié par le quotidien Maariv. Vendredi trois autres sondages avaient également crédité Sharon d'une vingtaine de points d'avance.
En revanche, si Barak se désistait en sa faveur de Peres, ce dernier aurait, d'après le sondage, deux points d'avance sur Sharon (46% contre 44%), un écart qui n'est statistiquement pas concluant, dans la mesure ou la marge d'erreur du sondage est de 4,5%.
- Dans une interview sur les ondes de la radio locale, Salomon Korn, président de la communauté juive de Francfort, a affirmé que les 15 % dantisémites dans la population allemande constituent un danger bien supérieur aux mouvements dextrême-droite: «Les 9000 skin-heads vivant en Allemagne ne représentent pas un danger réel. Le problème est que 15 % de la population allemande, soit 12 millions dAllemands, ont des convictions antisémites et racistes bien ancrées. Lerreur est précisément de concentrer lattention du public sur les extrémistes», a déclaré Korn.
- Le Conseil législatif palestinien, dont les membres sont en majorité dobédience Fatah, a notamment adopté le 24 décembre dernier une résolution sur Jérusalem
:
Concernant les revendications territoriales des Palestiniens sur Jérusalem-Ouest, lAssemblée palestinienne proclame ses droits sur «la totalité du territoire de Jérusalem-Est, ses lieux saints, ses quartiers, les villages et localités qui lentourent, lesquels font partie intégrante et indivisible des territoires palestiniens occupés en 1967. Jérusalem est la capitale irremplaçable de lÉtat palestinien, ce qui nimplique pas le renoncement au territoire de Jérusalem-Ouest.»
- (Ha'aretz) - Selon un plan de séparation unilatérale, préparé sous les conseils de Premier ministre Ehud Barak, Israël mettrait en place une ligne de défense autour des implantations de la rive Ouest devant être rattachées à Israël conformément à l'accord provisoire de paix. Israël maintiendrait aussi le contrôle sur des implantations isolées aussi qu'une large zone de sécurité dans la vallée du Jourdain, comme pions de négociation , jusqu'à ce qu'un accord de paix définitif soit réalisé. Barak a décidé que le plan de séparation entrerait en vigueur dans l'une des trois situations suivantes :
- comme réponse à une déclaration unilatérale de l'Etat palestinien
- en cas de menace sévère sur la sécurité
- comme partie d'un accord avec l'Autorité palestinienne.
- Selon les premiers éléments de l'enquête, à la suite de l'assasinat de Rony Tzalah (32 ans) retrouvé dans un champ près de la ville autonome palestinienne de Khan Younes, a montré qu'il a été enlevé par trois ou quatre Palestiniens qui ont volé sa voiture et qui l'ont ensuite tué à l'intérieur du véhicule avant de se débarrasser du corps.
Les Palestiniens se sont ensuite dirigés vers Khan Younes en empruntant des chemins pour éviter les barrages routiers de l'armée israélienne. La voiture du colon a été abandonnée au centre de Yan Younes puis incendiée par des hommes masqués.
la liste des infos au jour le jour
Dimanche 14 Janvier 2001 - 19 Tevet 5761
- Le corps de Ronnie Tzalach un résidant de Kfar Yam dans le Gush Katif a été trouvé dimanche soir à Khan Younes. Ronnie Tzalach était porté disparu depuis dimanche après-midi. Son téléphone cellulaire et des affaires personnelles ont été découverts dans la serre où il travaille. Tsahal avait commencé à chercher Tzalach sur toutes les routes de la bande de Gaza qui avaient t été fermées pour toutea durée de la recherche et Tsahal a employé des hélicoptères dans ses efforts de recherche. Un dispositif de dépistage attaché à sa voiture a émis un signal indiquant que le véhicule a été stationné dans Khan Yunis, qui est sous le contrôle de l'Autorité palestinienne. Aharon Tsur, un porte-parole des colons, a dit en début de soirée; dimanche soir à la télévision sur" Channel one" que Tzalach était vivant. "Nous savons cela d'après nos sources palestiniennes," a-t-il dit, puis s'adressant au gouvernement israélien il a demandé que des mesures soient prises pour s'assurer qu'i sera rendu rendu vivant.
la liste des infos au jour le jour
Samedi 13 Janvier 2001 - 18 Tevet 5761
- 17h20 - (AFP) - Deux Palestiniens, condamnés à mort pour collaboration avec Israël, ont été exécutés aujourd'hui devant des centaines de personnes, une première depuis l'établissement de l'Autorité palestinienne en 1994.
Les autorités palestiniennes voulaient ainsi envoyer un avertissement clair à tous ceux qui seraient tentés de collaborer avec Israël au moment où l'Intifada (soulèvement palestinien) bat son plein.
Quelques heures plus tard, deux autres Palestiniens ont été condamnés à mort pour collaboration par la Cour de sûreté de Bethléem, en Cisjordanie.
Ils étaient accusés d'avoir fourni des informations aux services de sécurité israéliens, qui leur ont permis de
tuer Hussein Abayat, chef d'une milice armée du Fatah, le mouvement du président Arafat, pour le sud de la Cisjordanie.
Majdi Makaoui, 28 ans, a été exécuté samedi matin au quartier général de la police palestinienne à Gaza devant 500 personnes dont des responsables de la sécurité, des militants du Fatah, et des notables.
Il avait été condamné à mort jeudi par la Cour de sûreté de l'Etat de la bande de Gaza pour avoir communiqué
des informations aux services de sécurité israéliens ayant servi à l'assassinat de quatre membres du Fatah.
Le peloton d'exécution était composé de neuf policiers masqués qui ont tiré et un officier a ensuite donné le coup de grâce en tirant dans la tête du supplicié. Le corps a été ensuite évacué par ambulance, tandis que les personnes présentes, dont des membres des familles des quatre tués du Fatah, criaient "mort aux collaborateurs" et "Allah Akbar" (Dieu est grand).
Allan Beni Ouda, 24 ans, a été fusillé à Naplouse, en Cisjordanie, par un peloton de dix policiers masqués sur une place publique en présence d'une foule de 5.000 personnes.
Il avait été condamné à mort le 7 décembre par la Cour de sûreté de l'Etat de cette ville pour avoir collaboré avec Israël et provoqué le meurtre de son cousin, un artificier du mouvement islamiste Hamas.
Les deux condamnés avaient reconnu avoir fourni des informations aux Israéliens même si Allan Beni Ouda a nié toute implication directe dans la mort de son cousin Ibrahim Beni Ouda, le 23 novembre à Naplouse dans l'explosion de la voiture qu'il lui avait prêté.
La Cour de sûreté de Bethléem a, elle, condamné à mort Mohamed Nawawarah, 28 ans, et Hossam Homeid, 18 ans, accusés d'avoir suivi Hussein Abayat, pris des photos de lui, et avoir communiqué des informations sur ses mouvements aux services israéliens. Les deux hommes ont nié les accusations portées contre eux.
Cette même cour a également condamné Hanna Salama, 19 ans, et Wajih Abou Zneid, 18 ans, à la réclusion à perpétuité pour collaboration avec Israël.
Le meurtre Hussein Abayat tué par un missile tiré par un hélicoptère israélien prés de Bethléem avait marqué le début d'une campagne d'élimination physique d'une vingtaine de militants de différents mouvements palestiniens, soupçonnés par Israël d'être impliqués dans des attaques et des attentats
Un responsable du Centre Palestinien pour les Droits de l'Homme Ayed al Hami a dénoncé samedi ces exécutions. "Nous sommes opposés à la peine de mort et nous demandons à ce que les accusés de collaboration avec Israël soient traduits devant des tribunaux civils et non devant des cours d'exception", a affirmé M. Hami à l'AFP.
Des organisations de défense des droits de l'Homme avaient dénoncé les exécutions précédentes, l'absence de procédure d'appel ainsi queles conditions dans lesquelles les suppliciés ont été jugés.
la liste des infos au jour le jour
Vendredi 12 Janvier 2001 - 17 Tevet 5761
- Israéliens et Palestiniens ont négocié pendant deux heures cette nuit sans parvenir à sortir le processus de paix de l'impasse, a déclaré le conseiller israélien à la sécurité nationale.
Il n'y a pas eu d'avancée", a dit Danny Yatom, conseiller du Premier ministre Ehud Barak, à la radio des forces armées. "Le fossé est toujours aussi profond".
- 07:28 - Plusieurs heurts ont éclaté entre des palestiniens et des troupes de Tsahal jeudi pendant le journée et la nuit, mais n'y a eu aucun blessé, a annoncé Kol Israël . Les palestiniens ont tiré sur les secteurs de Beit Hagai, de Psagot et le Gush Katif. Il y a a eu aussi un échange de tirs à l'arme lourde dans le secteur de Neve Dekalim à Gaza.
la liste des infos au jour le jour
Jeudi 11 Janvier 2001 - 16 Tevet 5761
- Le ministre des Affaires Etrangères Shlomo Ben-Ami doit rencontrer le Président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat Jeudi soir pour une autre tentative de ranimer le processus de paix et réduire le niveau de violence qui a éclaté à Gaza et en Cisjordanie pendant les trois passés mois. Avec Ben-Ami et Arafat, la réunion inclura le Ministre de Coopération Régional et Ancien Premier ministre Shimon Peres et le négociateur palestinien Abu Ala. On s'attendait à l'annonce de la réunion depuis que Ben-Ami avait annoncé soudainement qu'il retournait en Israël, interrompant sa visite européenne.
- Le leader du Fatah en Cisjordanie, Hussein Scheik a fait des remarques à propos de la reprise de coopération de sécurité Israélo-palestinienne et a dit que les raisons pour que l'intifada continue, sont toujours cohérentes. Il a ajouté que quiconque pense qu'il est possible de mettre fin au conflit israélo-palestinien par quelques gestes, comme la levée du bouclage dse villes palestiniennes en Judée et Samarie " rêve." Un autre commandant du Fatah en Cisjordanie a dit que les Tanzim du Fatah s'opposent à la coopération de sécurité avec Israël et que l'intifada va continuer.
- L'ambassadeur d'Israël en France, Eli Barnavi, a reconnu vendredi que « chaque jour qui passe, nous sommes plus pessimistes » sur la reprise des négociations avec les Palestiniens. A ses yeux, « il semble de moins en mois probable que, dans ces quelques jours qui nous restent, on parvienne à combler un fossé ».
« Je l'espère, mais j'y crois de moins en moins », a avoué le diplomate sur France Inter, constatant que « les deux parties n'avaient jamais été aussi proches d'un accord » jusqu'à ce qu 'il y ait eu « cette espèce de vague de violence , qui fait rage depuis le 28 septembre.
Pour Eli Barnavi, Yasser Arafat a « cru que nous avions perdu un peu notre capacité de dissuasion, que nous avions lâché beaucoup de choses et qu'avec un peu plus de pression militaire, de violence, nos lâcherions le reste.»
Le diplomate craint à présent que le « président palestinien mise davantage sur le couple Bush-Sharon que sur le tandem Clinton-Barak: et donc là on peut craindre un nouveau regain de violence », prédit-il.
- 16h30 - Le Ministre Des Affaires Etrangères Shlomi Ben-Ami a soudainement terminé sa visite en France et est sur la voie du retour en Israël. Des sources israéliennes ont dit au correspondant à Paris de Kol Israël qu'il y a eu "un développement positif dans le processus de paix" mais a refusé de divulguer d'autres détails. Ben-Ami avait prévu des réunions avec le Président Jacques français Chirac et le Premier Ministre Lionel français Jospin,
Il devait également s'entretenir avec son homologue russe Igor Ivanov avant de rencontre demain Mme Albright, tout ce programme a été annulé. Des sources palestiniennes ont dit que Ben-Ami retourne en Israël parce que les négociations sont sur le point de reprendre dès ce soir à un endroit non révélé dans la région.
Au Quai d'Orsay, on a souligné que l'entretien entre Hubert Védrine et le ministre israélien s'était "très bien passé".
- Un passant israélien a désamorcé jeudi une bombe qui avait été dissimulée dans une poubelle dans le quartier de Mea Sharim à Jérusalem, a-t-on appris auprès de la police.
L'engin aurait dû semble-t-il explosé quelques instants plus tard. Il comprenait deux obus de mortier, reliés à un téléphone mobile qui devait servir apparemment de déclencheur, selon le porte-parole de la police israélienne Shmuel Ben-Ruby.
C'est une passante israélienne qui a repéré un individu qui jetait un sac dans une poubelle. Le frère de la jeune femme a ouvert le sac et découvert les explosifs. Il a arraché les fils reliants le téléphone aux obus avant d'alerter la police. La sonnerie du portable, destinée apparemment à provoquer la détonation, a retenti à peine quelques instants plus tard. La police a bouclé le quartier et démantelé l'engin. Deux Palestiniens qui se trouvaient sur les lieux étaient interrogés par les forces de l'ordre.
Des charges explosives et du matériel avaient été découverts plus tôt dans la journée dans une zone située près de Mea Sharim
- L'Autorité palestinienne a rejeté une offre du gouvernement canadien ( voir hier ) d'accueillir un nombre non précisé de Palestiniens dans le cadre d'un éventuel accord de paix impliquant un renoncement au droit au retour des quelque 700.000 réfugiés du confit de 1948.
"La patrie des réfugiés palestiniens est la Palestine et il n'y a pas un seul réfugié désireux d'accepter une alternative à sa patrie", a déclaré à Reuters Ahmed Abdel-Rahman, secrétaire général de l'Autorité palestinienne.
"Le peuple palestinien n'acceptera ni réimplantation ni indemnisation", a-t-il assuré, en réaction à une proposition formulée par le ministre canadien des Affaires étrangères, John Manley, dont le pays préside le groupe de travail sur les réfugiés mis en place dans le cadre de la conférence de paix de Madrid.
- Israël a commencé jeudi à alléger le blocus imposé sur plusieurs parties des territoires palestiniens et des officiers militaires israéliens et palestiniens ont effectué ensemble une tournée des principaux points de friction, témoin que la coordination de la sécurité a repris entre les deux parties.
Au point de passage de Netzarim, les bulldozers de l'armée israélienne ont retiré les barrières de béton qui empêchaient tout passage des véhicules palestiniens. Des officiers palestiniens et israéliens se tenaient à proximité et étudiaient ensemble des cartes d'état-major avant de se serrer la main.
La reprise de la coopération en matière de sécurité est le résultat de trois rencontres entre les responsables des deux parties. Au début de la semaine, un plan en huit points présenté par le directeur de la CIA George Tenet avait été soumis aux responsables de la sécurité israélienne et palestinienne. Ce plan définissait notamment un calendrier pour la levée du bouclage et la reprise de la coopération.
Selon ce plan, Israël doit rouvrir ce jeudi les points de passage entre la Bande de Gaza et l'Egypte ainsi qu'en la Cisjordanie et la Jordanie.
- Un des moceaux moisis d'Alexandra Schwartzbrod qui n'en finit pas de manger son pain noir de la haine et des sousentendus dans Libération du 10 janvier:
Et si Arafat acceptait d'abandonner le droit au retour dans le cadre d'un accord de paix ? Omar, un enseignant, intervient : «Alors, il lui arrivera la même chose qu'à Sadate (leader égyptien assassiné en 1981 par ses soldats pour avoir fait la paix avec Israël, ndlr).» Mohamed hoche la tête. «Moi je veux bien la paix, mais une paix juste. Tu ne peux pas me prendre ma chemise et me dire "faisons la paix". Tu me rends d'abord ma chemise, et ensuite on fait la paix.»
- Selon Kol Israël, les israéliens et les palestiniens ont décidé de reprendre leurs patrouilles communes en Judée-Samarie et dans la bande de Gaza pour essayer de réduire la violence et peut-être favoriser une relance du processus de paix. Cette décision a été prise lors de la réunion mercredi soir au carrefour d'Erez, entre Gaza et Israël.
La réunion a été qualifiée de "succès" a dit le ministre des Transports, Amnon Lipkin Shahak.
Les patrouilles mixtes israélo-palestiniennes sont prévues par les accords d'Oslo de 1993
Yasser Arafat s'était engagé lors d'une récente rencontre à la Maison Blanche avec le président Bill Clinton à tenter de réduire la violence et relancer la coopération sécuritaire avec Israël.
Le résultat de la réunion d'Erez peut redonner un espoir au processus de paix avant le 20 janvier.
- "Le vrai le résultat se jugera sur le terrain, " le Ministre et négociateur israélien Amnon Lipkin-Shahakl' l'a dit à Kol Israël. "nous devrons vérifier le résultat à la fin de chaque journée. Et un jour n'est pas suffisant pour juger " a-t-il dit, en se référant aux projets d'efforts pour réduire le niveau de violence. En Cisjordanie et à Gaza, Israël pourrait soulager, son blocus sur les villes palestiniennes et permettre le mouvement des produits alimentaires et des marchandises vers les territoires.
- Les Etats-Unis ont appelé Israéliens et Palestiniens à faire un effort "maintenant" pour faire baisser la violence et soutenir les dernières propositions du président Clinton.
"C'est maintenant le moment de prendre des décisions", a dit le porte-parole du département d'Etat Richard Boucher.Il y a, à cet égard, des "contacts encourageants".
"Le président espère toujours parvenir à un accord dans le peu de temps qui reste. Quand Dennis Ross ira dans la région, c'est ce qu'il essaiera de faire", a-t-il ajouté.
"Qu'il vienne ou pas n'a pas d'importance. Ce qui compte ce sont les réponses du président Clinton aux réserves que nous avons exprimées envers son plan", a déclaré le ministre de l'Information palestinien Yasser Abed Rabbo. Les Palestiniens ont opposé d'importantes réserves au propositions de paix du président Clinton qu'il considère trop favorable à Israël.
En dépit de ces "difficultés"
, le ministre israélien des Affaires étrangères Shlomo Ben Ami a affirmé mercredi à Madrid qu'"Israël et les Palestiniens n'ont jamais été aussi proches d'un accord global et définitif entre les deux parties".
"L'accord est possible, si cette chance se perd, l'Histoire et nos peuples ne nous le pardonnerons pas", a ajouté M. Ben Ami qui doit rencontrer le secrétaire d'Etat américain Madeleine Albright vendredi à Paris.
la liste des infos au jour le jour
Mercredi 10 Janvier 2001 - 15 Tevet 5761
- Le Canada a fait l'offre publique de recevoir les réfugiés palestiniens comme élément négocié du plan de paix au Moyen-Orient. Jennifer Sloan, directrice des communications du ministre des affaires étrangères, John Manley, a dit que le Canada avait fait l'offre dans une série d'appels téléphoniques récents avec Israel, l'autorité palestinienne et les Etats-Unis. Elle a qualifié cela, d'une réaffirmation de la politique canadienne précédemment exposée par le gouvernement pour contribuer de n'importe quelle façon à tout traité de paix négocié au Moyen-Orient.
- L'ancien Premier ministre israélien Shimon Peres a dit mercredi qu'on ne peut donner aucun monopole à une religion sur le Ville sainte de Jérusalem. " Tandis que la ville moderne de Jérusalem peut être divisée démographiquement entre Israël et les Palestiniens, la Ville sainte de Jérusalem ne peut être partagée religieusement, "Peres a dit cela à des journalistes à Hyderabad, la capitale d'Andhra Pradesh en Inde du Sud. "La répartition sainte de la ville sur un secteur de 800 mètres est pleine de complications. Il peut y avoir un compromis sur la politique, mais pas sur la religion", a dit Peres, un des artisans du traité de paix signé en 1993 avec les Palestiniens. "La ville sainte de Jérusalem représente 3.000 ans d'histoire juive, 2.000 ans d'histoire Chrétienne et 1.400 ans d'histoire Islamique" a-t-il dit. "Nous ne pouvons donner le monopole à aucune religion sur la ville sainte. Nous devons permettre à chaque personne de prier Dieu dans la langue qu'il souhaite, avec la tradition qu'il chérit, "a dit Peres, qui a eu le prix Nobel de paix. Peres participait à une sommet d'associations à Hyderabad, organisé par la Confédération de l'Industrie indienne.
- Les détails du Plan Clinton en anglais selon le bureau de presse palestinien (Palestine Media Center)
- (AFP) Dimanche - 22h51 Le Fatah, le mouvement du président palestinien Yasser Arafat, a mis en cause dimanche le "lobby sioniste" aux Etats-Unis dans une dénonciation virulente des propositions du président américain Bill Clinton pour un accord de paix israélo-palestinienne.
Le document, émanant du comité central du Fatah et intitule: "Notre opinion, raisons pour lesquelles le Fatah rejette les propositions du président Clinton", dénonce le "monopole de l'administration Clinton sioniste" sur le processus de paix. "Le monopole américain signifie que le groupe sioniste a la Maison-Blanche et le lobby sioniste contrôlent l'avenir de la cause palestinienne", a ajoute le Fatah, sans préciser qui sont les membres de ce "groupe sioniste".
Des critiques semblables avaient déjà été portées par des médias arabes a l'encontre de hauts responsables américains d'origine juive tels l'émissaire spécial pour le Proche-Orient Dennis Ross, son adjoint Aaron Miller et l'ambassadeur des Etats-Unis en Israël Martin Indyk.
Le mouvement a affirmé en outre que la souveraineté palestinienne doit s'étendre non seulement sur l'Esplanade des mosquées, troisième lieu saint de l'islam, mais sur le Mur Occidental (le Mur des Lamentations) qui la borde et constitue le premier lieu de pèlerinage du judaïsme. "Nous refusons tout droit a des juifs sur le Mur Occidental, Al- Bouraq", nom donne par les musulmans au mur, ou selon la tradition islamique la jument du prophète Mahomet a été attelée. Les "juifs ne pourrons venir y prier qu'avec autorisation des musulmans", poursuit le document.
Le Fatah a réaffirmé que tous les territoires conquis par Israël en 1967 devaient revenir aux Palestiniens, y compris le quartier juif de la Vieille vile de Jérusalem. Il a également réclamé une nouvelle fois le droit au retour des 3,7 millions de réfugiés palestiniens de 1948. Il s'oppose en outre a ce qu'un accord de paix avec Israël puisse être considère comme la fin du conflit, estimant que cela est impossible tant que la Syrie et le Liban n'auront pas obtenu satisfaction à leurs revendications.
Le mouvement a conclu en appelant a la poursuite de l'Intifada (soulèvement palestinien) jusqu'a "l'obtention d'une paix juste basée sur les résolutions internationales".
- Deux-tiers des Palestiniens estiment que l'Intifida doit se poursuivre et que le recours aux attentats-suicide contre les Israéliens est approprié, selon un sondage rendu public mardi par le Centre de Jérusalem des médias et de la communication, un institut palestinien.
En mars 1999, 26% seulement des Palestiniens interrogés jugeaient acceptables ces attentats, a noté l'institut dont l'enquête a été réalisée du 21 au 24 décembre dernier auprès d'un échantillon de 1.199 personnes en Cisjordanie et à Gaza, avec une marge d'erreur de 3%.
Soixante dix pour cent des personnes interrogées jugent que l'Intifida doit se poursuivre et 66% approuvent les attentats contre les Israéliens. Depuis le début de la nouvelle Intifida le 28 septembre dernier, 363 morts, pour la plupart Palestiniens, ont été dénombrés.
Dans le même temps, la cote de popularité du président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat fléchit. Vingt-cinq pour cent des Palestiniens interrogés déclarent soutenir M. Arafat, contre 31% en juin dernier. "Arafat a promis à son peuple la fin de l'occupation (israélienne) et la prospérité grâce au processus de paix. Il a échoué", analyse M. Khatib.
la liste des infos au jour le jour
Mardi 9 Janvier 2001 - 14 Tevet 5761
- 08:05 - Le ministre Des Affaires Etrangères Shlomo Ben-Ami a dit ce matin que les négociateurs palestinien à la réunion de sécurité menée par les Etats-Unis hier au Caire ont accepté le plan pour la coopération, patronné par la C.I.A. Dans une interview accordé à Kol Israël ce matin, Ben-Ami a dit le que le plan en huit points fournirait une occasion de continuer la coopération de sécurité entre les services de sécurité israéliens et palestiniens. Mohammed Dahlan, chef de la sécurité de l'autorité palestinienne dans la bande de Gaza a démenti l'acceptation du plan dans un interview avec le journal palestinien Al-Ayyam. La présidencedu conseil a dit que des officiers israéliens et palestiniens devaient se rencontrer aujourd'hui pour ds nouvelles discussions.
- Des Palestiniens ont blessé un enfant israélien en ouvrant le feu sur une voiture qui circulait sur la route de Jérusalem à Givat Zeev.
Dans ce que les organisateurs ont appelé le plus grand rassemblement dans l'histoire de Jérusalem, environ 300.000 personnes se sont pressées les rues autour des murailles de la Vieille Ville hier dans la nuit à une manifestation massive pour l'unité de Jérusalem. Avec les mots "Je jure fidelité à Jérusalem!" projeté sur le mur près de la porte de Jaffa et des torches flamboyantes le long des remparts, la foule a chanté à l'unisson, "Si je vous oublie Jérusalem
" Les organisateurs ont évalué le taux de participation à environ 400.000, tandis que selon la sécurité il y avait 300.000 personnes ont suivi.
la liste des infos au jour le jour
Lundi 8 Janvier 2001 - 13 Tevet 5761
- "Ceci n'est pas une manifestation, mais l'expression du lien du peuple d'Israël avec cette ville éternelle", lance le maire de Jérusalem Ehud Olmert, depuis l'estrade qui domine la foule rassemblée devant les murailles de la Vieille ville.
Derrière lui, une énorme pancarte rappelle le mot d'ordre du rassemblement auquel assistent plus de 100.000 personnes, "Jérusalem, nous te jurons fidélité".
Ehud Olmert, a affirmé que le rassemblement dépassait les clivages politiques
"C'était le centre de nos rêves, de nos prières et de notre lutte. C'est le coeur de notre peuple et nous ne pouvons céder notre coeur", a affirmé Natan Sharansky.
Les discours sont ponctué d'un extrait des psaumes de la Torah: "Si je t'oublie Jérusalem, que ma main droite...".
Dans la foule, Shanna Nussbaum, new-yorkaise, estime que la question de Jérusalem "n'est pas seulement le problème des Israéliens, mais du peuple juif dans son ensemble".
"Le Mont du Temple est notre lieu saint, le Coran ne parle même pas de Jérusalem", poursuit-elle, en référence au lieu le plus sacré du Judaïsme. M. Olmert répète à la foule convaincue que Jérusalem est la "capitale éternelle" du peuple juif, et qu'il est hors de question de la diviser.
Alors que le rassemblement débutait à la lueur de flambeaux, des Palestiniens ont jeté des pierres sur des policiers près de la Porte de Damas.
Des coups de feu ont aussi été tirés contre le quartier de Gilo, à Jérusalem.
Aucune victime de ces tirs n'a été signalée.
- A Jérusalem une manifestation est organisée à partir de 18h30 (16h30 GMT) à la Porte de Jaffa, une des entrées de la Vieille Ville, pour réclamer l'unité de Jérusalem.
Ehud Olmert et Sharansky ont mis au point les derniers détails (photo ci-contre)
On attend ce soir autour des murailles de la vieille ville, des centaines de milliers de personnes dans un rassemblement massif pour l'unité de Jérusalem, l'espoir des organisateurs est que ce soit le plus grand rassemblement dans l'histoire de Jérusalem.
" Pendant trois mille années, Jérusalem a été le coeur et l'âme des juifs, " a dit Natan Sharansky de Yisrael Ba'aliya , l'initiateur de l'événement. " tandis que nos dirigeants doivent prendre des décisions dures et même des sacrifices pour la paix, nous ne pouvons pas découper notre coeur au nom de la paix, car nous sommes susceptibles de détruire notre âme dans le processus, "a-il-dit. Le rassemblement indépendant est tenu sous le slogan " Je jure fidelité à Jérusalem! (Jerusalem, I pledge) " commencera juste aprés 5h P.M. (heure d'Israël) par une chaîne humaine le long des murailles de la vieille ville. Cinq mille jeunes encercleront en partie les murailles, portants des torches et des drapeaux israéliens.
La manifestation elle-même commencera à 6h30 P.M. par des discours et juste à l'extérieur de la Porte de Jaffa un spectacle de sons et lumièrse, où sera le centre du rassemblement. En accord avec la nature apolitique proclamée du rassemblement, Sharansky a indiqué hier qu'il ne prendrait pas la parole pendant l'événement et aucun signe approuvant un des principaux candidats ministériels ne serait permis pendant le rassemblement.
" Le sort de Jérusalem n'est pas une question concernant la sécurité, ou une question de frontières, c'est l'identité même des juifs, " a-t-il dit. " ce n'est pas une manifestation contre n'importe quoi mais une manifestation pour l'unté de Jérusalem réunifiée, " a dit le maire de Jérusalem Ehud Olmert, qui a invité le peuple d'Israël " à exprimer la même détermination et l'enthousiasme qui ont symbolisé leur attitude envers la ville pendant toutes ces années. " En plus des Israéliens de tout le pays, des milliers de juifs de partout dans le monde ont prévus de participer au rassemblement qui comprendra Ronald Lauder, le Président de la conférence des présidents des principaux organismes juifs américains et le président de JNF-America. Olmert a précisé que le rassemblement a été organisé dans une coordination complète avec la police de Jérusalem
- Israël accepte les propositions de Bill Clinton comme base de pourparlers de paix avec les Palestiniens, a réaffirmé à Reuters le vice-ministre de la Défense Ephraïm Sneh.
"Nous considérons ces idées comme une base pour la poursuite des négociations", a-t-il dit.
"Il est regrettable que les hauts responsables palestiniens aient catégoriquement rejeté ses idées", a commenté Ephraïm Sneh.
L'Autorité palestinienne rejette les propositions du président Bill Clinton comme base d'un règlement de paix avec Israël, ont déclaré des négociateurs palestiniens.
"Nous ne pouvons pas accepter les idées de Clinton comme la base de futures négociations ou d'un futur règlement. Clinton n'a pas pris en compte les réserves (du président palestinien Yasser) Arafat, et ces idées ne correspondent pas aux droits légitimes de notre peuple", a déclaré à Reuters le négociateur Ahmed Korei.
Un autre négociateur, Ahmed Asfour, a dit que les efforts de Clinton n'avaient pas permis d'aboutir à une paix définitive parce que l'entourage du président américain avait été influencé par des positions israéliennes que les Palestiniens rejetaient.
- Bill Clinton a répété dimanche qu'il avait l'intention de consacrer la fin de son mandat à la conclusion d'un accord entre Israéliens et Palestiniens, mais avec moins de deux semaines pour parvenir à ses fins, le président américain n'a promis aucun résultat.
Dans un discours prononcé devant l'Israel Policy Forum, un groupe de réflexion sur le Proche-Orient, Bill Clinton a exposé ses propositions de paix, et a déclaré que si son plan ne correspondait pas "aux désirs les plus chers" des deux parties, il répondait au moins à leurs "besoins essentiels".
M. Clinton, s'adressant au peuple israélien, a déclaré qu'il n'existait pas d'autre solution qu'un partage de la terre "en deux Etats pour deux peuples", et a incité les Palestiniens à ne pas demander l'impossible.
Le président a confirmé l'envoi de Dennis Ross au Proche-Orient dans les prochains jours, afin que le processus de paix enregistre des progrès significatifs avant la fin de son mandat, le 20 janvier prochain. M. Ross devra obtenir un accord qui offrira aux Palestiniens un Etat dont la capitale sera Jérusalem, et donnera aux Israéliens une Jérusalem juive "plus grande et plus vivante que jamais au cours de l'Histoire", a précisé M. Clinton. .
Sur la question épineuse des réfugiés palestiniens, Clinton s'en est tenu à sa position, et a expliqué qu'ils devaient avoir le droit de revenir en terre palestinienne, et qu'il fallait les aider à s'installer dans les pays arabes dans lesquels ils vivent actuellement.
Il a évoqué aussi la mise en place d'une force internationale en Palestine pour garantir la sécurité de la frontière avec Israël le long de la vallée du Jourdain.
Concernant Jérusalem, il suggère d'accorder aux Palestiniens le contrôle des quartiers arabes et prévoient, sans le spécifier, un compromis sur les lieux saints de la ville.
la liste des infos au jour le jour
Dimanche 7 Janvier 2001 - 12 Tevet 5761
- Bill Clinton envisage de dépêcher Dennis Ross au Proche-Orient dans les prochains jours, afin que le processus de paix entre Israël et les Palestiniens enregistre des progrès significatifs avant la fin de son mandat le 20 janvier prochain, a annoncé dimanche un haut responsable de la Maison Blanche.
A son arrivée dans la région, l'émissaire américain a l'intention de s'entretenir séparément avec le Premier ministre israélien Ehoud Barak et le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat, afin de discuter de "ce qui est possible et recommandé de faire dans les 14 prochains jours", a précisé le responsable sous couvert de l'anonymat. "Je pense que nous pouvons rapprocher les deux parties et que cela en vaut la peine".
Les deux parties peuvent aplanir leurs divergences, selon ce responsable, qui ne s'est toutefois pas montré optimiste quant à la conclusion d'un accord définitif dans les deux prochaines semaines.
Un règlement, qui porterait sur l'ensemble des questions épineuses, serait une "entreprise difficile", a ainsi estimé ce responsable à New York, où le président Clnton devait prononcer dimanche soir un discours visant à expliquer les propositions de paix qu'il a présentées aux deux parties, devant l'Israel Policy Forum, un groupe de recherche.
Toutefois, a-t-il dit, "nous espérons continuer à réduire le fossé et les amener à se rapprocher un peu plus de fondations sur lesquelles ils pourraient construire".
Alors qu'il quittait la Maison blanche pour New York, Bill Clinton a croisé les doigts en réponse à une question que lui criait un journaliste au sujet de la situation au Proche-Orient.
Le président américain pense qu'il ne devrait pas y avoir de date-butoir et que les Etats-Unis "ne devraient ni accélérer ni décélérer le processus en raison de la fin de son mandat", a souligné le responsable de la Maison Blanche.
Il a par ailleurs précisé que la Secrétaire d'Etat Madeleine Albright et d'autres représentants de la diplomatie américaine avaient informé le président-élu George W. Bush des derniers développements.
- Pour la première fois, Israël a accusé l'Autorité palestinienne d'être directement impliquée dans un attentat en Israël même.
On voit un policier israélien escorter Abdallah Abu Jaber (à gauche), l'auteur présumé de l'attentat à la bombe contre un bus israélien qui avait fait 14 blessés à Tel Aviv le 28 décembre dernier. Les services de sécurité israéliens estiment qu'Abu Jaber a été recruté et armé par les renseignements palestiniens
- Yasser Arafat, a demandé aux Etats-Unis d'accorder la priorité à la question du retour des réfugiés palestiniens établis au Liban, dans leurs propositions de paix pour le Proche-Orient, rapporte dimanche un journal libanais, Al Moustakbal. Le quotidien, qui appartient au Premier ministre Rafic Hariri, dit avoir obtenu une copie d'une lettre adressée par Yasser Arafat à Bill Clinton le 26 décembre.
- Une information des services de sécurité a déclaré aujourd'hui que le Président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat mettrait au moins un mois avant de prendre les rênes de l'appareil de sécurité de l'Autorité palestinienne afin de mettre la fin à la violence ininterrompue. La source a dit qu'Arafat n'avait pas encore ordonné à ses forces d'arrêter d'attaquer des Israéliens. La source a ajouté que les autorités de défense ont récemment reçu un rapport sans précédent sur des fonctionnaires de l'Autorité palestinienne rejoignant les rangs des Tanzim, les milices du Fatah pour effectuer des attaques terroristes sur des cibles israéliennes.
- Donné par tous les sondages large vainqueur de l'élection du mois prochain au poste de Premier ministre d'Israël, le chef de la droite, Ariel Sharon, se présente comme le leader ferme et respecté capable de conclure avec les Palestiniens un accord préservant la sécurité de l'Etat juif.
"Donnez une chance au prochain gouvernement israélien", a affirmé vendredi à l'AFP Zalman Shoval, conseiller de M. Sharon pour les questions de politique étrangère.
"Il a une meilleure chance que le gouvernement actuel d'obtenir des arrangements" de paix avec les Palestiniens, a-t-il dit, admettant toutefois qu'il ne s'agirait sans doute pas d'un règlement final.
A en croire deux sondages publiés vendredi par la presse israélienne, l'écart entre M. Sharon, 72 ans, chef du Likoud, et le Premier ministre démissionnaire, le travailliste Ehud Barak, s'est encore creusé pour atteindre des proportions presque vertigineuses: 28 points selon un sondage Gallup (50% des intentions de vote contre 22%) pour le quotidien Ma'ariv, 18 points (50% contre 32%) selon un sondage de l'institut Dahaf pour le Yediot Aharonot.
Le mois dernier, il adressait ainsi ses voeux au président palestinien Yasser Arafat à l'occasion de l'Aïd-el-Fitr, la fête musulmane qui marque la fin du mois de jeûne du Ramadan.
Jeudi soir, il est allé plus loin en affirmant avoir "de l'estime" pour la lutte des Palestiniens.
De même, M. Shoval affirme qu'un gouvernement Sharon ne sera pas "de droite", mais "de centre-droit".
Pour sa part, l'état-major du Likoud a choisi des slogans éloquents pour la campagne de M. Sharon: "Ariel Sharon, un leader pour la paix" et "Seul Sharon amènera la paix".
M. Sharon s'est certes dit prêt le mois dernier à "des concessions douloureuses pour faire le paix", mais il a aussi déclaré à de multiples reprises qu'il excluait une division de Jérusalem, et donc tout transfert de souveraineté aux Palestiniens sur les quartiers arabes de Jérusalem-est et sur l'Esplanade des mosquées.
De même, il a averti mercredi qu'il n'était "pas question" de démanteler la moindre colonie juive. On est donc très loin du plan de compromis formulé par M. Clinton et des concessions que M. Barak serait prêt à faire à M. Arafat.
M. Shoval affirme pourtant qu'un gouvernement Likoud "est la meilleure chance de relancer les négociations".
A ceux qui verraient dans ses propos un paradoxe, il répond que "les Palestiniens sont des réalistes et des pragmatistes" et qu'ils n'hésiteront pas à négocier avec un homme bénéficiant du soutien de la majorité des Israéliens.
"Ils essaient, de manière tout à fait légitime de leur point de vue, d'obtenir le maximum de Clinton et de Barak", explique-t-il.
Du moins sauront-ils à quoi s'en tenir avec M. Sharon. "Avec moi, ils sauront exactement les limites que je ne franchirai pas", affirmait-il ainsi jeudi.
- Les représentants des services de sécurité israéliens, palestiniens et égyptiens se rencontrent dimanche au Caire pour tenter de mettre fin à la violence dans les territoires. Le Chef de la C.I.A.George Tenet accueillera à la réunion le chef du Shin Bet, Avi Dichter et le chef de la délégation d'Israël sur les questions de sécurité aux négociations, le Général Shlomo Yanai, qui représentera Israël à la réunion du Caire, le ministre Amnon Lipkin-Shahak a dit dimanche qu'il participerait au Caire, s'il n'y a aucun changement des buts de la réunion et de l'identité des participants à cette réunion. Les Palestiniens seront représentés par deux membres de la sécurité de l'Autorité palestinienne, le chef de la sécurité préventive Jibril Rajoub et le chef des sevices secrets, Amin hindi.
Le chef de la sécurité préventive à Gaza, Mohammad Dahlan, avait dit plutôt qu'il n'assisrearait pas au sommet tant qu'est appliqué une fermeture sur la bande de Gaza, il a dit ensuite dimanche qu'il assisterait à la réunion à la demande du Président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat.
- Ehoud Barak a répété lors d'une visite à Jérusalem qu'il refuserait de céder sur le retour des réfugiés palestiniens en Israël et sur la souveraineté de l'Esplanade des Mosquées.
"Nous sommes au milieu d'un procédé visant à apporter la sécurité et la paix à l'Etat d'Israël" , a déclaré le Premier ministre, en campagne pour l'élection du 6 février, à laquelle il est candidat à sa propre succession.
Toutefois, "nous n'accepterons pas le droit au retour (des réfugiés palestiniens) en Israël et je n'ai pas l'intention de signer un quelconque document qui fasse passer le Mont du Temple sous souveraineté des Palestiniens" , a ajouté le chef du gouvernement, s'adressant à des étudiants.
la liste des infos au jour le jour
Vendredi 5 Janvier 2001 - 10 Tevet 5761
- « La réponse d'Arafat est "Non, mais..." Pas seulement pour plaire aux militants de Cisjordanie en insistant sur "qui aura le droit souverain" de contrôler celui qui jettera en bas ( depuis le mont du temple ) des pierres sur les Juifs priant ( en dessous ) au mur Occidental, mais aussi pour maintenir les contributions de la diaspora en maintenant un "droit du retour."
Il veut occuper Israël avec des millions de réfugiés arabes amers dont les nations arabes ne veulent en aucune manière.
Après l'échec des armées arabes pour étrangler l'état Juif dans son berceau en 1948, quelques 600,000 Arabes se sont enfuis du pays. Les nations arabes les ont tenus, depuis, eux et leurs descendants, dans des camps dans la pauvreté et la dégradation, jetant de l'huile sur le feu de haine.
Au contraire, les 600,000 Juifs qui ont été chassés des états arabes ont été accueillis en Israël, où leurs petits-enfants sont maintenant des citoyens libres et productifs.»
"Clinton divisé Jérusalem"
texte en anglais du New York Times (inscription requise)
WILLIAM SAFIRE -Le 4 janvier 2001
- « Plus de 9000 morts cette année en Algérie
C'est une blague macabre, mais de celles qu'affectionne tout particulièrement l'humour noir algérien: la chute d'un Concorde a fait 100 morts à Paris et la chute de la concorde en a provoqué 9000 à Alger. Selon un rapport confidentiel de l'armée algérienne, l'an 2000, qui aurait dû marquer le triomphe de la loi sur la «concorde civile», censée ramener la paix, aura en effet été aussi violent que 1994, par exemple, en plein dans la sale guerre. Cette fois encore, le décompte macabre met en lumière cette particularité terrible du conflit algérien: parmi les 9006 victimes, plus des trois quarts sont des civils,des villageois surtout. Si l'on ose dire, «seulement» 1025 terroristes, 603 militaires et 117 membres des groupes d'autodéfense seraient ainsi morts les armes à la main. Seul le massacre particulièrement choquant, pendant le ramadan de 22 lycéens dans un internat près de Médéa a été reconnu par les autorités. Soit une des 71 tueries collectives recensées dans ce rapport. «Autrement dit, c'est la concorde aussi qu'on enterre cette année», dit un militaire. »
F. A. - Libération du 5 Janvier - " un entrfilet en page intérieure : 12
- La violence a continué jeudi soir et vendredi dans les territoires palestiniens, en dépit des appels au calme du secrétaire d'Etat américain Madeleine Albright et de discussions exploratoires à Washington en vue d'une reprise des pourparlers israélo-palestiniens.
"Il est absolument essentiel que le président palestinien Yasser Arafat) tienne les différents engagements qu'il a pris pour tenter de faire diminuer la violence et arriver à la contrôler (...) le vrai problème est la violence", a déclaré Mme Albright.
Sur le terrain, un Palestinien a été tué vendredi par les tirs de soldats israéliens près du terminal routier d'Erez, entre la bande de Gaza et Israël, selon des sources concordantes israélienne et palestinienne. Une porte-parole de Tsahal a indiqué qu'"un terroriste palestinien a tenté de s'infiltrer dans une base militaire proche du barrage d'Erez en criant «Allah Akbar» (Dieu est le plus grand) et les soldats ont ouvert le feu et l'ont tué".
Un autobus israélien a essuyé des tirs palestiniens au nord de Ramallah, qui ont fait des dégâts matériels. Des rafales de balles ont atteint une voiture israélienne et ont visé une patrouille militaire motorisée circulant aux abords de Tulkarm. Un camp de l'armée israélienne proche de Ramallah a d'autre par été attaqué à l'arme automatique.
A Gaza, des tirs ont été signalés contre une position militaire israélienne située près de la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza, non loin de la ville de Rafah. D'autres positions israéliennes ont été attaquées, notamment près de l'implantation de Névé Dekalim.
Les soldats israéliens ont riposté en ouvrant le feu en direction de leurs agresseurs dans tous les cas où ils ont pu identifier des départs de tirs, a encore indiqué ce communiqué.
- Le négociateur principal israélien Gilad Sher a commencé à rencontrer à propos de la paix américaine, le coordonnateur au Moyen-Orient Dennis Ross ainsi que Aaron Miller, qui l'ont mis au courant des réserves du Président de l'Autorité palestinien Yasser Arafat quant aux propositions du Président américain Bill Clinton . Sher doit rencontrer Clinton après avoir remis un document au Conseiller de Sécurité nationale Sandy Berger à propos des réserves d'Israël quant aux propositions. Le négociateur palestinien Saeb Erekat doit aussi arriver à Washington. Les fonctionnaires du Gouvernement américain espèrent qu'à la suite des discussions avec Erekat et Sher, les deux côtés enverront des équipes de négociation à Washington pour entamer des discussions communes. Sher n'a été mandaté que pour parler seulement aux autorités américaines mais pas aux palestiniens.
- Le vice-ministre israélien de la Défense, Ephraim Sneh, a appelé jeudi Yasser Arafat à ordonner l'arrêt des attaques palestiniennes dans les 24 heures pour prouver sa bonne volonté avant toute reprise des négociations de paix, selon le porte-parole du ministre, Hillel Fertouk.
Le président de l'Autorité palestinienne avait déclaré à Bill Clinton qu'il essaierait de contenir la violence palestinienne.
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Shlomo Ben-Ami, a souligné qu'Israël ne reprendrait les discussions qu'avec l'arrêt ou au moins une réduction notable des violences. De fait, aucune nouvelle victime n'avait été signalée jeudi en fin de journée.
Une commission tripartite composée de représentants israéliens, palestiniens et américains doit se réunir dimanche au Caire, en présence notamment du directeur de la CIA George Tenet, selon des responsables palestiniens et américains.
la liste des infos au jour le jour
Jeudi 4 Janvier 2001 - 9 Tevet 5761
- L'Union des étudiants juifs de France (UEJF) s'est "félicitée" mercredi dans un communiqué de la décision du portail américain Yahoo Inc d'interdire sur son site les ventes aux enchères d'objets nazis.
"Après une bataille juridique militante longue de neuf mois, Yahoo s'est enfin résigné, à la suite d'une action de l'UEJF, à interdire à partir du 10 janvier l'accès à la vente des objets nazis sur l'internet", déclare-t-elle.
"Ygal El Harrar, prédident de l'Union des étudiants juifs de France, se félicite de ce retour à la raison de la société américaine", ajoute l'UEJF, qui avait saisi la justice française pour interdire l'accès des internautes français aux enchères d'objets nazis du site américain.
Le Comité juif américain (American Jewish Committee, AJC) s'est félicité mercredi de la décision du portail internet américain Yahoo d'interdire sur son site les ventes aux enchères d'objets nazis.
"Yahoo a fait un premier pas responsable dans la lutte contre la haine sur internet", a estimé dans un communiqué Bruce Ramer, le président de l'organisation.
"Même si cette initiative ne mettra pas un terme à l'utilisation d'internet pour propager la haine, elle aidera à établir un principe important", a ajouté M. Ramer, "les sociétés de l'internet doivent s'assurer que leurs services ne sont pas utilisés par des groupes propageant la haine".
Le géant américain de l'internet a annoncé mardi qu'il allait interdire à partir du 10 janvier la vente d'objets nazis sur ses sites d'enchères, en précisant qu'il ne s'agissait pas d'une réponse à la décision de la justice française du 20 novembre donnant trois mois à Yahoo pour interdire aux ressortissants français l'achat d'objets nazis.La chef de la sécurité préventive de la bande de Gaza Mohammad Dahlan a indiqué à l'AFP que les Palestiniens étaient prêts à reprendre la coopération sécuritaire avec Israël, si "l'armée israélienne arrête ses agressions".
- Le Mouvement palestinien de la Résistance islamique (Hamas), opposé à la paix et responsable de plusieurs attentats anti-iraéliens, a mis en garde l'Autorité palestinienne contre la reprise cette coopération.
"Nous mettons en garde contre la reprise de la coopération sécuritaire avec l'ennemi sioniste, sous les auspices des renseignements américains", a indiqué le Hamas dans un communiqué.
Israéliens et Palestiniens doivent se rencontrer dimanche au Caire en présence du directeur de la CIA (services américains de renseignement), George Tenet, pour mettre au point les moyens de réduire la violence.
- Les palestiniens ajoutent du poison dans les bombes au bord de la route
Les deux charges trouvées sur le bord de la route et neutralisées par des soldats du génie de Tsahal, aux alentours Shilo ont été imbibé de poison selon un rapport de la Radio de l'armée. Un pesticide agricole a été employé dans les dispositifs, pour augmenter la mortalité. Les dispositifs ont été inclus dans des obus de 105 millimètres. Le mécanisme de détonation sur les bombes était déclenché par le téléphone cellulaire
- 15h00 - Les ministres arabes demandent à Arafat de continuer à négocier
LE CAIRE (Reuters) - Les ministres des Affaires étrangères des neuf pays arabes membres du comité du suivi des négociations israélo-palestiniennes réunis au Caire ont demandé à Yasser Arafat de continuer à négocier un accord de paix avec Israël sous l'égide de Bill Clinton.
"Le dialogue soit se poursuivre", a déclaré le ministre égyptien, Amr Moussa, à l'issue du compte rendu d'Arafat devant le comité sur les explications et éclairages qu'il a reçus mardi à Washington du président américain sur les divers volets de son plan de paix.
Le président palestinien, qui avait fait savoir que sa position sur le projet de Clinton ne serait rendue publique qu'après cette réunion, en est sorti sans faire de déclarations à la presse.
- 13h46 - Les ministres de la Ligue arabe jugent " sacré" le droit au retour des réfugiés palestiniens
LE CAIRE (AP) -- Les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe ont affirmé jeudi au Caire que le droit au retour des réfugiés palestiniens en Israël était " sacré" .
Cette position, exprimée à l'issue d'un examen des propositions de paix américaines, laisse une faible marge de manoeuvre à Yasser Arafat.
Le président de l'Autorité palestinienne étudiait en effet une proposition de Washington, en vertu de laquelle il abandonnerait le " droit au retour" en Israël des palestiniens, réfugiés aujourd'hui au Liban, en Syrie, en Jordanie et dans d'autres pays. En échange de cette concession, les Palestiniens obtiendraient le contrôle de lieux saints musulmans à Jérusalem.
Selon certaines informations, Yasser Arafat aurait accepté cette formule comme base de discussions avec Israël.
Mais les ministres de la Ligue arabe ont affirmé jeudi le caractère " sacré" du droit au retour des palestiniens. " Je voudrais souligner que le Liban a totalement rejeté l'idée" d'une installation permanente des réfugiés palestiniens et " a insisté sur le droit au retour des Palestiniens. Nous pensons que c'est un droit sacré" , a ainsi expliqué le ministre égyptien des Affaires étrangères Amr Moussa, qui présidait la réunion, à l'issue des discussions.
M. Moussa a également déclaré que les ministres étaient préoccupés par le fait que les Palestiniens n'avaient pas reçu l'assurance d'une pleine souveraineté sur Jérusalem Est et sur les lieux saints musulmans de la ville. Il a précisé que les Arabes souhaitaient des clarifications américaines et que les questions de Jérusalem et des réfugiés avaient été les principaux sujets de discussion.
Le ministre syrien des Affaires étrangères Farouk al-Chareh aurait ouvert la réunion de la Ligue arabe en affirmant que le plan de paix américain ne devait même pas être discuté. La réunion s'est déroulée à huis clos, mais selon une source, M. al-Chareh a appelé la Ligue arabe à apporter son soutien à l'intifada.
- Le négociateur palestinien Nabith Shaath a déclaré que Yasser Arafat ne donnera pas de réponse finale aux Etats Unis avant qu'il ne rencontre les leaders arabes à Caire aujourd'hui. Shaath a fait ses déclarations dans une interview dans le quotidien palestinien officiel Al-Ayyam. Kol Israël a dit que cela est en contradiction avec l'annonce par le président des USA que Arafat avait accepté les propositions avec des réserves. Le Ministre des Affaires Etrangères Shlomo Ben-Ami a dit qu'Israël pourrait agir que seulement, après que les réponses soient reçues par le médiateur officiel- les Etats Unis.
- 8h00 - La Maison blanche a annoncé que le président de l'Autorité palestinienne avait accepté les grandes lignes du plan Clinton tout en émettant des réserves.
"Les deux camps ont maintenant accepté les propositions du président avec quelques réserves. C'est un pas en avant", a déclaré le porte-parole de la Maison blanche Jake Siewert.
Arafat ne donnera sa réponse à Clinton à ce sujet que jeudi, après avoir mis les membres de la Ligue arabe, réunis au Caire, au courant de ses entretiens de mardi avec Clinton, a annoncé le négociateur palestinien Nabil Shaath.
"Arafat va revenir pour mettre ses frères arabes au courant et seulement ensuite (...) nous donnerons notre position définitive concernant les idées américaines", a-t-il déclaré à Reuters depuis la capitale égyptienne.
"Nous ne sommes pas sûrs de parvenir à un accord. Nous ne sommes pas sûrs des progrès que nous pouvons obtenir", a déclaré Siewert.
la liste des infos au jour le jour
Mecredi 3 Janvier 2001 - 8 Tevet 5761
- Israël et les Palestiniens vont dépêcher des émissaires à Washington dans les tout prochains jours pour tenter de mettre un terme aux violences dans les territoires et réduire les divergences qui les opposent sur le plan de paix américain, a indiqué mercredi soir un diplomate occidental.
Les services du Premier ministre israélien Ehud Barak ont annoncé de leur côté qu'Israéliens et Palestiniens allaient mettre sur pied une commission mixte chargée "d'endiguer le terrorisme" et réduire la violence.
"Barak et Arafat se sont mis d'accord avec le président Clinton pour envoyer leurs négociateurs à Washington pour travailler séparément avec l'administration américaine sur une réduction des divergences", a déclaré le diplomate.
"Les Israéliens viendront en premier et les Palestiniens les suivront, probablement la semaine prochaine, mais il n'y aura pas de pourparlers directs entre Israéliens et Palestiniens", a-t-il ajouté.
Les services de Barak ont tenu à souligner qu'il ne s'agissait pas d'une relance de négociations dans l'impasse depuis l'échec de Camp David en juillet.
Une source politique israélienne avait précédemment indiqué que Barak avait décidé d'envoyer un émissaire à Washington afin d'obtenir des détails sur la réponse de Yasser Arafat à l'initiative de paix américaine.
La décision a été prise au cours d'une réunion extraordinaire de son cabinet.
Il pourrait dépêcher à Washington son directeur de cabinet, Gilead Sher, qui est l'un de ses principaux négociateurs, avait précisé la même source.
- Le correspondant à Washington de Kol Israël a clarifié les rapports sur l'acceptation conditionnelle par les Palestiniens des propositions de compromis du Président Bill Clinton et qui ne viennent uniquement de sources palestiniennes Le correspondant ajoute qu'à partir de 10h:00 (heure de Washington), les Etats Unis doivent recevoir une réponse claire sur les propositions par le Président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat. D'autres sources annoncent qu'Arafat a conditionnellement accepté les propositions de Clinton comme base pour de nouveaux pourparlers, mais il a attaché beaucoup de réserves à son acceptation conditionnelle. Le porte-parole de la Maison Blanche a noté qu'aucune percée n'avait été réalisé aux réunions de Clinton avec Arafat. Il a ajouté que Clinton parlera et avec Arafat et avec le Premier ministre Ehud Barak et décidera ensuite de ce qui resort de ses réunions avec Arafat
- Le Shin Bet et la Police ont annoncé mercredi qu'ils avaient récemment découvert une cellule du jihad Islamique dans Naplouse qui avait projeté des attaques terroristes massives. Les forces de sécurité soupçonnent que des Arabes israéliens ont aidé la cellule à acquérir de grandes quantités de matériels pour la fabrication de bombes. Jusqu'ici un résidant arabe de Jérusalem Est a été arrêté car soupçonné d'avoir procurer ces matériels. Un autre suspect Sa'ad Haruf un résidant de Naplouse, un activiste de l'aile Abu Moussa du jihad Islamique, a été tué par des agents du Shin Bet pendant une poursuite.
- (6h45) - Tôt ce matin le Hezbollah apporte un premier déménti cinglant à Arafat
Plusieurs obus de mortier tirés depuis le Liban sont apparemment tombées au Nord, sur la région de Har Dov, a rapporté Kol Israël. Les mortiers n'ont pas atteint directement les postes de Tsahal dans la région. Hier un civil israélien avait été tué près de la frontière libanaise. On interpréte ces incidents comme une tentative du Hezbollah de réchauffer la frontière avec le Liban. L'artillerie israélienne a répondu aux tirs et des avions de l'Armée de l'air d'Israël a été envoyée dans la région.
(6h25) - Il n'y a eu aucune percée dans les pourparlers de Washington entre le président Bill Clinton et l'Autorité palestinienne avec à sa tête Yasser Arafat a rapporté Kol Israël. Les deux se sont réunis deux fois pendant la nuit où Clinton a été censé apporté une pression appuyée pour demander à Arafat d'arrêter la terreur et la violence contre Israël et d'accepter ses propositions de rapprochement. Des sources palestiniennes ont dit qu'Arafat avait estimé qu'il n'avait pas reçu suffisant de clarifications. La Maison Blanche a dit plus tard qu'Arafat est engagé à agir pour faire taire la violence, en particulier les échanges de coups de feu et pour arrêter les criminels. Arafat aurait accepter et de reprendre la coopération en matière de sécurité"pour lutter contre le terrorisme", a rapporté le porte-parole de la Maison Blanche, Jake Siewert.
Peu avant le début de l'entretien de Washington, Ehud Barak avait déclaré qu'il ne voyait pas comment poursuivre des négociations avec les Palestiniens tant que ces violences continueraient.
Compte tenu "de l'attitude d'Arafat, de ses positions et des attaques terroristes de ces derniers jours (...), nous ne pouvons poursuivre les contacts et les pourparlers avec les Palestiniens", a-t-il dit sur la première chaîne de télévision israélienne.
Il a également réaffirmé, comme il l'avait fait dans la matinée, ses doutes quant à la possibilité de signer un accord de paix avant le départ de Clinton de la Maison blanche.
la liste des infos au jour le jour
Mardi 2 Janvier 2001 - 7 Tevet 5761
Le conducteur d'un véhicule attaqué par des palestiniens plus tôt dans la soirée est dans des conditions critiques à Tél Hashomer Hôpital. Le passager de la place de devant a été modérément blessé dans le cou et au visage. Un deuxième occupant du véhicule a été légèrement blessé par le le tireur isolée. Les trois Israéliens étaient en route vers l'implantation de Talmon, quand leur véhicule a été soumis aux invectives de terroristes armés dans le village palestinien de Harbata. Le village est près d'un barrage routier de Tsahal près du Maccabim-Reut Jonction.
- L'entretien entre Yasser Arafat et Bill Clinton à la Maison Blanche a pris fin après deux heures de discussion.
Un haut responsable américain a cependant précisé que le président de l'Autorité palestinienne pourrait retourner voir le président américain dans la soirée.
- Deux bombes ont explosé une près de Dugit et l'autre à Kfar Darom, à Gaza, blessant à chaque fois un soldat israélien. Un palestinien a été tué dans la fusillade qui a suivi le premier attentat terroriste. Le second attentat a été revendiqué par le groupe dissident d'Abou- Moussa.
Le mouvement des Martyrs de l'Intifada al Aksa a revendique l'attentat à la voiture piégée qui a fait cinquante blessés, hier à Natanya.
- Ehoud Barak est très pessimiste. L'échec du processus de paix pourrait déclencher un véritable conflit régional, a-t-il mis en garde mardi, estimant que les risques de guerre étaient plus importants qu'à aucun moment ces dernières années.
"L'absence d'accord augmentera de manières très significative le risque d'une détérioration régionale globale et d'un isolement d'Israël dans le monde", a-t-il déclaré à la presse, alors que Yasser Arafat rencontrait Bill Clinton pour obtenir des éclaircissements sur le plan de paix proposé par les Américains.
Après trois mois d'intifada, Barak, à la traîne dans les sondages en vue de l'élection du 6 février, a dit avoir cessé tout contact avec les Palestiniens en raison de la récente intensification des attaques.
"Nous agirons pour éviter la guerre. Mais la possibilité d'une guerre, de la détérioration menant vers la guerre est, en raison d'évènements sur lesquels nous n'avons pas de contrôle, plus importante que les années précédentes", a-t-il estimé dans un entretien à la télévision israélienne.
Même pessimisme chez son ministre adjoint à la Défense, Ephraim Sneh, qui estime qu'Israël n'a pas d'autre choix que d'être préparé. " Les chances qu'un accord israélo-palestinien aboutisse, même dans ses très grandes lignes, d'ici la fin janvier, sont plutôt minces, et cela veut dire que les risques de confrontation sont plus importants" , a-t-il dit.
"Nous savons que l'Iran, et peut-être même la Syrie, attendent un prétexte pour faire monter le niveau de tension dans la région, voire plus. Et nous devons être préparés", a-t-il ajouté.
D'ailleurs, l'armée israélienne renforce ses exercices militaires et se prépare à une situation de conflit, ainsi qu'à la mise en oeuvre de la "séparation unilatérale" d'avec les Palestiniens.
- Le Premier ministre israélien Ehud Barak doute que le président Bill Clinton puisse convaincre Israéliens et Palestiniens de parvenir à un accord sur la paix au Proche-Orient avant son départ de la Maison blanche, le 20 janvier. Après l'attentat à la voiture piégée qui a fait une cinquantaine de blessés lundi soir dans la ville israélienne de Netanya, au nord de Tel Aviv, Ehoud Barak a estimé que cette attaque montrait que Yasser Arafat et l'Autorité palestinienne " encourageaient" la violence anti-israélienne.
Les mesures de sécurité sont renforcées dans tout le pays après qu'une voiture piégée ait explosé dans le centre de Netanya hier soir et dans lequel 34 personnes ont été blessées, une d'entre elles sérieusement. Il n'était pas clairement défini si la personne gravement blessé était le terroriste qui a fait exploser la bombe ou si c'était un passant innocent et que la bombe avait été télécommandée. La Police a lancé une recherche car une voiture a été vu quittant la scène à toute vitesse. Les indications montre que que l'attaque a été commise par des membres de le Jihad Islamique ou du Hamas, étant donné la similitude entre l'attentat d'hier et ceux récents à Tel-Aviv et Hadera.
Néanmoins, les sources de sécurité n'ont pas exclu la possibilité de la participation du courant dominant de l'OLP, le Fatah ou une de ses ramifications, organisation, qui a marqué hier l'anniversaire de son établissement, . Dans une première réponse à l'attaque, Israël a, hier dans la nuit, fermé l'aéroport palestinien à Dahaniya dans la bande de Gaza et les frontières avec la Jordanie et l'Egypte. L'attaque est arrivée autour de 19h00 dans le centre de Netanya près le La jonction de Herzl et Dizengoff, quand des centaines des gens étaient dans les rues et dans les magasins, restaurants et cafés. La police a dit que plus de 10 kilogrammes d'explosif avaient été empaquetés à l'arrière d'une berline Mitsubishi qui avait été volée dans le centre du pays il y a trois mois.
Bien avant l'explosion, un surveillant de trafic municipal avait mis une contravention sur le pare-brise de la voiture vide, parce que le véhicule a été garé illégalement, en partie sur le trottoir. "Je venais de garer ma voiture et avais marché environ 50 mètres quand soudainement j'ai entendu la première détonation et je me suis dirigé vers les magasins pour me protéger, " a dit un témoin Yoav Yitzhak aux journalistes. Il a dit qu'il y avait eu une autre détonation ensuite et les gens ont commencé à crier en courant. Une source de sécurité palestinienne a dit que le PA croit que le Hamas était derrière l'attentat. "le Fatah n'a pas encore pris la décision de reprendre leurs attaques à l'intérieur d'Israël, "a-t-il dit. Mais le Fatah a juré la vengeance de l'assassinat de son chef Tulkarm Thabet. Dimanche. le Fatah avaient aussi juré d'intensifier les attaques contre les colons et les soldats pour marquer le Jour du Fatah.
la liste des infos au jour le jour
Lundi 1 Janvier 2001 - 6 Tevet 5761
- 22h30 - Yasser Arafat devait partir dans la nuit de lundi à mardi pour Washington afin d'y rencontrer le président américain Bill Clinton après l'attentat à la voiture piégée qui a fait vingt blessés, dont un grave, au nord de Tel-Aviv.
La rencontre, voulue par les Palestiniens pour obtenir des éclaircissements sur le plan de paix de M. Clinton, aura lieu à la Maison Blanche mardi, a précisé un responsable palestinien qui a requis l'anonymat, ajoutant qu'elle avait été décidée après un entretien téléphonique entre MM. Clinton et Arafat.
M. Arafat, qui n'a pas encore donné sa réponse au plan américain, sera accompagné des négociateurs Yasser Abed Rabbo et Saëb Erakat, ainsi que de son conseiller politique Nabil Abou Roudeina.
Cette rencontre a été annoncée après l'explosion de la voiture piégée à Netanya.
Réuni d'urgence, le cabinet de sécurité du Premier ministre israélien démissionnaire Ehud Barak n'a pris aucune décision "opérationnelle".
"Il faut continuer les négociations malgré cet attentat", a affirmé le ministre des Finances, Avraham Shohat, un proche de M. Barak.
Reflétant le durcissement de l'opinion publique israélienne, l'un des deux Grands Rabbins d'Israël, Israël Meïr Lau, a toutefois appelé à une suspension de tout dialogue avec les Palestiniens.
"Il faut geler tout dialogue et toute discussion politiques avec les Palestiniens après cet attentat, et le slogan selon lequel on peut mener des négociations comme s'il n'y avait pas de terrorisme a fait faillite", a déclaré à Kol Israël le Grand Rabbin ashkénaze
21h00 - Une voiture piégée a explosé en pleine heure de pointe dans le centre de la ville israélienne de Netanya, sur la côte méditerranéenne, faisant plus de 40 blessés dont un homme dans un état critique.
Celui-ci est soupçonné par la police d'être l'auteur de l'attentat. Une charge de 10 kilos d'explosifs avait été placée dans le coffre de la voiture, ont précisé les enquêteurs.
Plusieurs témoins ont entendu trois explosions consécutives. "Toutes les vitrines ont volé en éclat. J'étais terrifié", a déclaré un passant en larmes.
Les déflagrations se sont produites vers 18h00 (heure de Paris)) sur une des principales rues commerçantes de la ville, particulièrement fréquentée en fin d'après-midi et début de soirée. Le 1er janvier n'est pas férié en Israël et un officier de police a jugé miraculeux qu'il n'y ait eu aucun mort.
L'attaque n'a pas été revendiquée dans l'immédiat. Elle survient le jour du 36e anniversaire de la naissance du Fatah, le mouvement de Yasser Arafat.
"Ce n'est peut-être qu'une coïncidence mais nous examinons toutes les hypothèses et nous en saurons plus très vite", a déclaré Ephraïm Sneh, vice-ministre israélien de la Défense.
Le Premier ministre Ehud Barak a immédiatement réuni ses ministres pour étudier de nouvelles mesures de sécurité. Un de ses porte-parole a parlé "de très grave attentat terroriste".
Israël a ordonné la fermeture de l'aéroport international de Gaza.
- (16:00) Israël sera forcé de prendre des mesures drastiques si la violence recommence en cas d'échec dans les conversations de paix avec les palestiniens, a redit aujourd'hui Ehud Barak durant une visite à une unité Nahal dans le Nord
- Les Palestiniens célèbrent lundi dans un climat de violence le lancement de la lutte armée contre Israël il y a 36 ans alors que la perspective d'un accord de paix basé sur les propositions de compromis de Bill Clinton s'éloigne.
"Nous voulons la paix, mais pas une paix de faibles. Le Fatah continue à brandir le fusil d'une main et la branche d'olivier de l'autre", a proclamé un dirigeant local du Fatah, la principale composante de l'OLP, Cheikh Ali Farraj.
La "journée du Fatah" commémore la première opération armée lancée contre Israël, le 1er janvier 1965, par ce
mouvement, la principale composante de l'OLP, qui marque pour les Palestiniens le début de leur "Révolution".
- Le Premier ministre Ehud Barak a mis une nouvelle fois en garde les Palestiniens contre la poursuite des violences.
"Nous frapperons quiconque qui agit par la violence contre nous", a déclaré M. Barak à Kol Israël.
Le nombre de morts israéliens depuis le début de l'Intifada le 28 septembre s'élève à présent à 43.
- "qui a dit oui et qui a dit non ?"
d'après "Ha'aretz Staff"
Israël s'engage dans une campagne de relations publiques internationales pour faire admettre, le Président de l'Autorité palestinien Yasser Arafat, comme étant responsable des retards à la paix, en raison de son refus d'accepter les propositions de rapprochement du Président américain Bill Clinton.
Le Ministre Des Affaires Etrangères Shlomo Ben-Ami et le conseiller de Ehud Barak, Danny Yatom, seront le fer de lance de cette campagne internationale.
Une source diplomatique à Jérusalem a dit que la campagne de relations publiques doit révéler "qui a dit oui et qui a dit non", cela revient à soutenir la position diplomatique ld'Israël, au cas où il y aurait une escalade de la violence dans les territoires. " chacun saura qui est responsable de la violence".
La campagne de relations publiques commencera tandis que Jérusalem attend une réponse officielle d'Arafat aux propositions de Clinton. On attend une réponse palestinienne à Washington après la réunion entre Arafat et les représentants de la Ligue arabe Jeudi.
Le Premier ministre Ehud Barak a averti hier que si les Palestiniens donnaient aux Américains une réponse négative, il y aura une intensification de la la violence dans les territoires, Israël prendra le temps de se préparer pour une séparation unilatérale. "
À Washington augmente le pessimisme concernant la réponse du Leader palestinien . "Nous avons reçu un oui de principe, avec des réserves de la part des Israéliens", a dit un fonctionnaire américain . "les Palestiniens passent maintenant par leur propre processus interne, qui est toujours long. "
Des sources palestiniennes, y compris la Voix de la Palestine, qui est l'organe officiel de le L'Autorité palestinienne,ont annoncé hier qu'Arafat rejettait les propositions de rapprochement mises en avant par Clinton, "dans leur forme actuelle". La radio a annoncé qu'un porte-parole d'Arafat a dit que le format actuel de Clinton et de ses propositions ne correspondent pas aux décisions de Nations unies.
Selon l'hebdomadaire "U.S. weekly Time", les conseillers du leader palestinien l'approuve tandis que des leaders arabes soutiennent une réponse palestinienne positive à Clinton. Des propositions et des pourparlers privés pressent Arafat de rejeter l'offre.Le journal ajoute que des leaders arabes se méfient de l'apparition de manifestations anti-américaines dans leurs pays.
À Washington, l'administration américaine est consciente qu'Arafat est soumis à une immense pression de tout l'éventail politique palestinien, afin de rejeter les propositions.
On attend le coordonnateur spécial des affaires étrangères de l'Union européen, Javier Solana, aujourd'hui en Israël pour des pourparlers avec Barak, Shlomo Ben et Yasser Arafat. Barak projette de demander à Solana d'aider à faire pression sur Arafat pour l'acceptation des propositions de Clinton.
Une source diplomatique israélienne a indiqué que " c'était la dernière vraie proposition. Aucun politicien israélien n'est d'accord pour le retour de la droite. Ou Arafat prend ce projet comme base pour les négociations, avec des réserves ou ce sera une occasion manquée qui durera longtemps. "
Les Palestiniens ont présenté hier un document à la commision d'enquête de Mitchell Comité sur les causes de la nouvelle Intifada. Le document de 61 pages inclut une vidéo et d'autres annexes et huit recommandations. Les recommandations, disent les palestiniens, serviront à calmer la situation dans les territoires et à promouvoir le processus de paix. Parmi cela, il y a des des appels de la mise en oeuvre de la Quatrième Convention de Genève, la fin à la violence contre la population palestinienne, la levée de la fermeture des territoires et la fin de constructions dans les implantations.
- (07:40) : Violence hier dans la nuit Il y a eu plusieurs incidents violents pendant la nuit et tôt ce matin, les Palestiniens prépare à "marquer" le Jour du Fatah aujourd'hui. Il n'y a eu aucun rapport de blessures dans les derniers incidents. Parmi les incidents annoncés : les tirs contre un autobus en Samaria ; il y a eu des échanges de coup de feu au Tombeau de Rachel près de Bethléem et dans l'implantation de Psagot au nord de Jérusalem et dans Hebron.
- Un Israélien de 28 ans a été tué dans sa voiture au nord de Jerusalem dans le voisinage de Pisgat Ze'ev. The driver was shot in the back. His identity is not yet known.
- Dans la matinée d'hier, le couple Kahane et leurs enfants traversaient en voiture le village palestinien d'Ein Yavroud, selon un porte-parole de l'armée israélienne, quand une balle a fauché Benyamin Kahane, 34 ans, au volant. Le véhicule s'est alors renversé et son épouse Talia, 31 ans, périssait à son tour alors que cinq de leurs six enfants étaient blessés, dont un grièvement, précisait-on de source hospitalière.
Des milliers de personnes en colère ont participé aux obsèques du couple dans un cimetière près de Jérusalem. Le cortège a notamment brisé les vitres d'une voiture occupée par deux Palestiniens, forçant une ambulance à les emmener pour les mettre en sécurité. Ils s'en sont aussi pris à des commerces palestiniens.
Ces attaques terroristes contre des voitures civiles israéliennes quiont été arrosées de rafales d'armes automatiques font suite à l'appel lancé par le Fatah, organisation politique de Yasser Arafat, en faveur d'une intensification de l'Intifida dans les territoires palestiniens.
" Il n'y aura désormais aucune sécurité (...) pour les colons israéliens en territoire palestinien", a déclaré à l'Associated Press le ministre des Communications de Yasser Arafat, Imad Falouji. "Nous leur conseillons de quitter notre territoires pacifiquement avant de le quitter dans des cercueils".
- Les ministres des Affaires étrangères des pays de la Ligue arabe se réuniront au Caire jeudi pour discuter des propositions présentées par les Etats-Unis pour servir de base à un accord israélo-palestinien.
Un porte-parole de la Ligue arabe Talaat Hamid a annoncé dimanche que cette réunion était convoquée par l'Autorité palestinienne qui a souhaité que les pays arabes prennent position de façon unie sur le plan de paix présenté par Bill Clinton. Selon Talaat Hamid, les pays arabes devraient apporter leur entier soutien aux Palestiniens, quelle que soit leur position sur les propositions américaines. Une autre réunion est prévue en Tunisie le 10 janvier, a-t-il ajouté.
Le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat est soumis à la pression de la communauté internationale qui souhaite qu'il accepte le plan de paix, tandis que chez les Palestiniens se manifestent un refus croissant du plan. Yasser Arafat s'est rendu samedi soir au Maroc et en Tunisie afin d'évaluer les positions arabes.
- Le ministre israélien des Affaires étrangères Shlomo Ben-Ami s'est entretenu avec ses homologues égyptiens et jordaniens pour les informer des positions israéliennes.
- Washington attend toujours la réponse des Palestiniens aux propositions de paix du président Bill Clinton.
Yasser Arafat est arrivé à Tunis où il s'est entretenu dimanche des dernières propositions américaines pour la paix au Proche-Orient avec le président tunisien Zine Abidine Ben Ali. Yasser Arafat, s'est dit prêt dimanche à se rendre à Washington "dans les délais les plus brefs" pour discuter du plan de paix proposé par le président Bill Clinton.
"Nous sommes disposés à discuter des idées avancées par le président Bill Clinton", a déclaré le président de l'Autorité palestinienne, cité par l'agence tunisienne TAP, à l'issue d'un entretien avec le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali.
"Nous traversons une étape importante et vitale après les messages qui nous sont parvenus du président américain Bill Clinton qui déploie un grand effort afin que nous parvenions à une solution équitable qui fasse progresser le processus de paix au Proche-Orient", a ajouté M. Arafat.
Le dirigeant palestinien a donné lecture d'un passage de la réponse (
) qu'il a adressée au président américain dans lequel il a déclaré, cité par la TAP: "je suis pleinement disposé à vous rendre visite à la Maison Blanche dans les délais les plus brefs possibles, si vous en convenez, pour discuter avec vous de cette initiative et échanger les points de vue afin de la promouvoir".
la liste des infos au jour le jour