Mer 23 oct 2002 18:16

Au Sommet de la francophonie, Chirac a honoré le chef du Hezbollah, Nasrallah tout en prêchant pour les Droits de l'Homme
d'après "DEBKAfile Rapport Spécial"

Dans son discours, le Président français Jacques Chirac a marqué un point important : la guerre au terrorisme,a-t-il dit, doit être mené "sans pitié", mais "avec le respect pour les Droits de l'Homme et l'autorité de la loi".

Dans une manoeuvre double typique, le président français a été capable de déclarer la guerre "sans pitié" au terrorisme et à la même occasion a honoré le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, en l'invitant à la session d'ouverture du sommet Francophone. Avec un cynisme effronté, les organisateurs de la conférence ont assis le chef d'un des groupes terroristes les plus meurtrier au monde parmi les hauts dignitaires religieux invités pour l'occasion. La conférence de la francophonie a ainsi élevé le groupe de Nasrallah, le Hezbollah, au rang d'une nouvelle religion.

La différence, c'est que le groupe terroriste libanais a été inscrit par Washington comme une organisation terroriste, Imad Mughniyeh, figure dans la liste de 22 terroristes les plus recherché par le FBI pour complicité dans les les attaques-suicide du 11 septembre à New York et Washington et qui donne asile à au moins 180 fugitifs d'Al Qaeda de la Guerre Afghane.

Nasrallah a été capable d'écouter avec une impassibilité parfaite l'appel présidentiel français à la guerre au terrorisme suivie un éloge du droits de l'hommiste. Il savait que pas une personne présente, y compris l'orateur, n'a rêvé de lui appliquer ces sentiments ou ne s'est préoccupé du destin des quatre Israéliens enlevés, y a deux ans par son collègue Mughniyeh.

Aucune bribe d'information n'a jamais été donné à leurs familles sur le destin des hommes enlevés.

Chirac n'a jamais été visiblement sensible aux Droits de l'Homme pour les Israéliens.

Mais en ce qui concerne le journaliste français et juif que les organisateurs du sommet ont grossièrement chassé du hall de conférence pour le crime atroce d'avoir rendu compte du sommet sur la chaine de télévision 2 israélienne, l'affaire est classée

Le journaliste, Gideon Kutz, étaitt arrivé à Beyrouth avec ses camarades journalistes de la suite présidentielle française. Tout en attribuant le plein d'honneurs à un terroriste et kidnappeur, Chirac s'est tenu silencieux quand ses partenaires culturels du français de par le monde ont employé une manière brutale pour museler un autre Français et, de plus, un journaliste.

Plus tôt cette année, les invités privilégiés à la conférence de Beyrouth avaient montré leurs soins tendres pour les Droits de l'Homme dans un certain épisode terroriste.

Le 12 mars, deux Palestiniens armés s'étaient infiltrés en Israël depuis le Liban et, avec une précision experte, paramilitaire,ont semé la mort sur le trafic routier de Kabri-Matsuba sur une route de de l'Ouest de la Galilée. Après un tir de précision sur les véhicules passants cachés dans les buissons, ils ont attendu que le trafic s'accumule et se sont approchés des voitures frappées en y lançant des grenades. Finalement, ils ont abattu les conducteurs blessés et les passagers, laissant six Israéliens morts et sept blessés. En s'enfuyant du carnage, les tueurs ont été localisés exactement par les forces israéliennes et abattus depuis un hélicoptère de combat.

Le jour suivant, le 13 mars, DEBKAfile a révélé que les criminels du massacre étaient des Palestiniens libanais appartenant à l'équipe de tueurs d'élite formé par le terroriste Imad Mughniyeh un chef du Hezbollah. L'attaque sur la route de la Galilée était un effort de coopération entre Arafat et le Hezbollah.

Les services de renseignement israéliens ont bientôt découvert comment les deux infiltrés avaient franchi la sécurité électronique de la clôture qu'Israël a tendue le long de sa frontière avec le Liban : une extra-grande échelle hydraulique que le groupe terroriste chi'ite libanais a fabriqué particulièrement pour cette opération, leur permettant de lever les terroristes au dessus de la barrière sans donner l'alarme.

Quelques mois plus tard, Israël a offert de remettre au Liban les corps des deux Palestiniens libanais , transmettant son message par la Croix-Rouge Internationale et plus tard l'ONU. Israël avait sans aucun doute espéré gagner des points pour sa longue campagne pour récupérer les corps des Israéliens aux mains des Libanais. Mais le gouvernement Libanais a nié avoir connaissance des deux hommes ou de toute attaque qu'ils auraient pu effectuer en Israël - même après qu' Israël ait posté à Beyrouth les photos des deux terroristes morts .

Selon les sources de DEBKAFILE'S, leurs parents avaient fait appel au Chef du Hezbollah, Nasrallah pour de l'information sur les deux Palestiniens, qui avaient été vus en dernier dans une base de Hezbollah au sud le Liban. Lui aussi a nié connaître les hommes ou leur mission. L'histoire dit que c' était une ruse israélienne pour contester que son organisation est terroriste.

Mais sur le front des Droits de l'Homme si près du coeur du Président français, ses hôtes libanais et son invité d'honneur, ont laissés deux familles palestiniennes libanaises éperdues à qui l'on ne dira jamais ce qui est arrivé à leurs fils.

De l'autre côté de la frontière, il y a les familles en affliction de huit Israéliens qui sont portés manquants au Liban - le navigateur Ron Arad, qui a disparu il y a 16 ans, trois soldats manquants de la bataille Sultan Yakub, les trois soldats enlevées sur la frontière libanaise d'Israël il y a deux ans et présumés morts et Elhanan Tannenboim qui a été enlevé à peu près à le même époque.

Le temps passe mais on ne permet à aucune de ces familles une lueur d'espoi,r la plus légère ou le signe que leurs proches sont vivants ou morts. Les penchants du Scheik Nasrallah et de Yasser Arafat ne leur permettent pas de penser pas en termes de Droits de l'Homme ou d'Humanité tout simplement, tandis que leur ami et patron, Jacques Chirac, ne leur fait aucune demande en ce sens. Aucune contrainte n'est faite pour délivrer de l'information pour soulager l'incertitude imposée à ces familles. Un discours à une conférence internationale est facile. Le combat avec le terrorisme du Moyen-Orient appelle à une intégrité réelle.
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