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Communiqué du Ministère de Affaires étrangères à Jérusalem
[ Yigal Palmor-Conseiller a l'information-Ambassade d'Israel] -
24 avril 2002
La mission denquête de l'ONU à Djénine
Généralités
Israël a toujours dit et répété ne rien avoir à cacher concernant le camp de réfugiés de Djénine et coopérera pleinement avec la mission denquête. Israël a été récemment étonné dapprendre que la composition de léquipe ainsi que les termes de son mandat avaient été formulés à son insu. Cest pourquoi, Israël a demandé au Secrétaire général de lONU de repousser larrivée de léquipe et le début de ses activités jusquà ce quune composition adéquate et des termes de mandat acceptables soient arrêtés.
A ces fins, une délégation de hauts responsables israéliens partira ce soir (24 avril) pour le quartier général de lONU à New York afin de rencontrer les responsables onusiens et mener des négociations en la matière.
Israël na rien à cacher et coopérera pleinement avec la mission denquête. Nous travaillons actuellement de pair avec lONU afin de nous assurer que la formation de léquipe soit conforme à ses objectifs de départ.
Elargir le champ de la résolution 1405 du Conseil de Sécurité
En lisant la résolution 1405 du Conseil de Sécurité et la comparant à la conférence de presse du Secrétaire général, il ressort que le mandat de léquipe a été étendu au-delà de son mandat dorigine. La résolution 1405 se réfère à une équipe destinée à " développer une information précise concernant les derniers événements dans le camp de réfugiés de Jénine. " Cependant, le Secrétaire général évoque une équipe guidée par " des résolutions adéquates du Conseil de sécurité " ainsi que par " des normes universelles acceptées de droit international. " De surcroît, la résolution 1405 parle de " mission détablissement des faits " alors que le Secrétaire général parle de " trouvailles et conclusions. " Cet élargissement du champ de la résolution du Conseil de Sécurité est incompatible avec la résolution originelle.
Alors que le Conseil de Sécurité a accepté une certaine mission, le résultat semble être tout à fait autre.
La focalisation de la mission
Israël a pris connaissance des lignes directrices préparées par lONU à son insu. Alors que la résolution du Conseil de Sécurité a décidé dune équipe destinée à " développer une information précise ", ces lignes directrices indiquent à léquipe de se concentrer sur " laction militaire israélienne. " Nous estimons quune " information précise " doit également prendre en compte les faits relatifs au camp de réfugiés de Djénine en tant que centre de terrorisme palestinien et en tant que site sur lequel des terroristes armés ont choisi daffronter les forces israéliennes en se dissimulant au sein de la population civile.
Le comportement palestinien devrait être examiné également : les rues, les maisons et les cadavres piégés ; létablissement dune forteresse terroriste au cur dun camp de réfugiés civils ; et le développement dune industrie clandestine dexplosifs qui na sa pareille nulle part ailleurs dans le monde.
Une équipe détablissement des faits devrait pouvoir enquêter sur la totalité des faits. Chaque histoire a toujours deux versions.
Deux poids, deux mesures
Linfrastructure terroriste de Djénine sest construite dans un camp de lONU au vu et au su des responsables onusiens. Permettre aux camps de réfugiés de détenir nimporte quelle sorte darmes est totalement contraire au droit international et aux résolutions de lONU, justement pour empêcher que de tels phénomènes se produisent. Pourquoi les agences de lONU nont-elles pas agi contre ces violations de la part des Palestiniens ? Pourquoi les critiques de lONU ont-elles été dirigées contre les victimes de ce terrorisme ?
Se concentrer sur les opérations israéliennes équivaut à faire un procès à la victime et non à lagresseur.