la liste des infos au jour le jour
Mardi 11 décembre 2001 - 26 Kislev 5762
- Rapport : les troupes de Tsahal suivaient la procédure appropriée quand ils ont tiré sur deux Palestiniens à un barrage routier près de Tulkarem ce matin, une enquête de l'armée l'a déterminé ce soir.
Les deux palestiniens sont morts suite aux blessures d'armes à feu mais aussi des blessures reçues quand ils ont perdu le contrôle de leur véhicule et qu'il s'est retourné.
Selon l'enquête de Tsahal les deux palestiniens voyageaient dans un véhicule sans plaques d'immatriculation. Les rapports indiquent que la voiture avait été volée plus tôt devant la maison d'un officier de Tsahal.
Les soldats ont indiqué que l'on avait exigé que le véhicule s'arrête, mais le conducteur a carrément augmenté la vitesse du véhicule comme il s'approchait du barrage routier.
Les soldats ont alors ouvert le feu sur le véhicule au moment où il s'est approché de leur position, selon la Radio de l'armée .
- La violence continue :
à GMT +2
(18:15) Des palestiniens armés ouvrent le feu sur le quartier Juif d'Hebron
(17:15) Les Palestiniens ont jeté six bombes incendiaires sur une jeep de Police patrouillant dans la casbah de Hébron
(17:00) Un obus de mortier tombe sur le Gush Katif
(14:00) Un bombe saute près dun véhicule de Tsahal sur la Rive occidentale
(12:10) Décharges tirées sur Tsahal près de Kalkilya
(10:15) Jardin d'enfants incendié à Jérusalem,
- Jean Paul II trop occupé pour recevoir Shimon Pérès
ROME (AP) -- Alors que le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Pérès se trouve en Italie mardi pour discuter avec les dirigeants de la péninsule de la crise au Proche-Orient, le Vatican a fait savoir que malgré le désir exprimé par l'ambassade d'Israël, le pape Jean Paul II ne pourrait pas recevoir le chef de la diplomatie israélienne en raison d'un agenda chargé.
Il y a deux semaines, le souverain pontife s'était entretenu pendant 15 minutes avec Yasser Arafat au cours d'une des fréquentes visites du président de l'Autorité palestinienne au Saint-Siège.
le pape a constamment appelé les deux parties à mettre un terme à la crise et à oeuvrer ensemble pour la paix.
Au cours de sa visite en Italie, Shimon Pérès doit s'entretenir avec le président Carlo Azeglio Ciampi, le ministre des Affaires étrangères Renato Ruggiero et le président du Conseil Silvio Berlusconi.
Lundi, l'Union européenne avait durci le ton avec Yasser Arafat. Pour la première fois, les chefs de la diplomatie de l'Union européenne avaient exhorté le président de l'Autorité palestinienne à "démanteler les réseaux terroristes" palestiniens du Hamas et du Djihad islamique et à mettre un terme au soulèvement contre Israël.
Parallèlement, l'UE avait appelé l'Etat hébreu au "retrait de toutes ses forces militaires, à l'arrêt des exécutions extrajudiciaires, à la levée du blocus économique et des restrictions infligées aux territoires palestiniens, et au gel des colonies de peuplement".
- Un lieutenant de Ben Laden : la création d'Israël est "un crime'"
Par Nadia Abou El-Magd - Jerusalem Post
Parce que les Européens et des Américains vivent dans des démocraties, ils portent la responsabilité de la politique de leurs gouvernements qui irritent les Arabes, a écrit un lieutenant d'Osama Ben Laden dans le dernier extrait de ses mémoiresqui va être publié.
Dans les passages qui ont été publiés aujourd'hui dans le journal de langue arabe basé à Londres Asharq Al-Awsat, Ayman Al-Zawahri a offert une justification aux attaques contre les civils.
Al-Zawahri accuse l'Ouest "du crime" d'avoir créer Israël.
"Dans l'entreprise criminelle, les pays Occidentaux ont été soutenus par leurs peuples. Ces gens aiment la liberté de décision.... A la fin, ils votent et par des élections ils choisisent les gouvernements qu'ils veulent, payrnt ensuite des impôts pour financer volontairement leur politique," a-t-il dit.
Al-Zawahri dit que l'Ouest ne comprend que "la langue de son propre intérêt couplé avec l'oppression du pouvoir. Si nous voulons leurs faire comprendre nos droits nous devons leur parler dans une langue qu'ils comprennent."
- Un jardin d'enfants incendié à Jérusalem, enquête de la police
Un incendie a embrasé un jardin d'enfants dans Neveh Ya'akov le quartier du nord de Jérusalem la nuit dernière
Le bâtiment était inoccupé.
Les pompiers ont trouvé des grafittis en arabe peints sur la structure, qui est placée près des quartiers arabes.
La bâtiment a subi des dégâts importants dans le feu.
La police de Jérusalem a ouvert une enquête.
Plusieurs autres jardins d'enfants dans le voisinage ont brûlés complètement dans des récents mois, a dit la Radio de l'armée
- Des tireurs armés palestiniens ont tiré sur une position de Tsahal au sud de Kalkilya.
Il n'y avait aucun accident dans l'attaque et des soldats le feu rendu aux assaillants.
Ailleurs, une grenade à fragmentation a été jetée sur un avant-poste le long de la frontière égyptienne plus tôt aujourd'hui.
Il n'y avait aucun accident ou dégâts dans l'attaque.
- L'Ancien Président Américain Bil Clinton a été la cible de manifestants pro-palestiniens en Ecosse, lundi comme il se préparait à intervenir à une soirée organisée par une organisation de charité Juive.
Environ 300 protestataires se sont réunis à l'extérieur de l'Hôtel Hilton à Glasgow et ont crié et raillé les invités arrivant pour le dîner de collecte de fonds du centenaire, reccueilli par le Fonds National Juif.
- Le leader des Conservateurs anglais (Tory) : le Hamas et le Jihad Islamique sont des terroristes
Sharon Sadeh, Correspondant de Ha'aretz
Le leader du parti Conservateur en Angleterre, Ian Duncan Smith, a attaqué les médias Britanniques lundi pour leur utilisation d'une terminologie déformée en ce qui concerne les organisations terroristes palestiniennes.
Dans un discours donné à la convention des amis des milieux d'affaire d'Israël, Duncan Smith a dit que les événements de jours récents au Moyen-Orient le reflètent il y a une longue voie dans la recherche pour déraciner le terrorisme. Duncan Smith a dit que depuis le 11 septembre le monde a compris qu'i n'y a aucune façon d'apaiser les terroristes. Il a continué en disant que ceux qui effectuent des attaques contre Israël n'ont aucun désir d'atteindre un accord de paix. Il a dit qu'ils veulent détruire Israël et pourtant ils revendiquent-ils des valeurs de nation : valeurs libérales, fierté d'un état nation et accomplissements économiques.
Duncan Smith a aussi dit que le temps était venu pour les médias Britanniques, y compris la B.B.C., d'arrêter de décrire le Hamas et le Jihad Islamique avec des termes ambigus comme "miltant" ou "activiste". Duncan Smith a dit que, et le Hamas et le Jihad Islamique doivent être mentionnés comme des organisations terroristes, parce qu'en employant des termes ambigus on accorde une légitimité à ces organisations. Le leader des Tory a noté que les journaux télévisés de la B.B.C. sont absurdes et que même les Palestiniens modérés, qualifient les attentats-suicide comme des actions terroristes.
- Des hélicoptères d'attaque israéliens ont frappé lundi soir le siège du commandement de la Force 17, la garde personnelle du président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat dans le nord de la Bande de Gaza, du côté de Beit Jala.
Des Palestiniens ont vu deux hélicoptères Apache survoler la partie nord du territoire palestinien et ont dit avoir entendu quatre explosions.
Auparavent dans la nuit de lundi à mardi, les Palestiniens avaient tiré au mortier à plusieurs reprises sur des implantations et des postes de Tsahal à Gaza.
Un porte-parole de l'armée israélienne a confirmé cette attaque en affirmant que l'attaque avait été menée à la suite du tir de quatre obus de mortier vers une implantation israélienne. Une petite fille israélienne a été légérement blessée par ces obus. "L'armée israélienne continuera à utiliser tous les moyens mis à sa disposition pour assurer la sécurité des civils et militaires israéliens", a poursuivi le porte-parole.
- Un hélicoptère israélien a atteint lundi avec trois missiles la voiture du chef du Djihad islamique à Hébron, Mohamed Sidr, sans réussir à blesser celui-ci mortellement. L'armée israélienne a confirmé avoir "frappé" Mohammad Ayoub Sidr, responsable selon elle de plusieurs cellules du Jihad islamique qui ont préparé et perpétré des attentats suicide meurtriers anti-israéliens.
Des hélicoptères ont tiré deux missiles sur la voiture dans laquelle se trouvait Sidr, 26 ans. Son neveu de trois ans Burhan al-Himouni, à bord de la même voiture, ainsi qu'un adolescent de 13 ans, Shadi Arafa, ont été tués.
Une douzaine de personnes, dont le père du bébé, grièvement atteint, ont en outre été blessées dans cette attaque au missile qui intervient au lendemain d'un attentat suicide d'un terroriste-suicide du Djihad qui a fait huit autres blessés à Haïfa, dans le nord d'Israël
Souffrant de brûlures et de blessures dues à des éclats de projectiles, Sidr survivra à cette tentative d'assassinat, a déclaré le Dr Gandhi Tamili, qui le soigne à l'hôpital de Hébron.
Le porte-parole de Sharon, Raanan Gissin, a présenté Sidr comme une véritable "bombe à retardement" qui était en train de mettre la dernière main à la planification d'un attentat suicide contre la ville israélienne de Beersheba.
Gissin a formulé le regret que deux enfants aient été victimes d'une erreur regrettable de Tsahal, tout en en faisant porter la responsabilité à la situation de guerre découlant, selon lui, de l'incapacité d'Arafat de mettre fin au terrorisme.
- Après avoir rencontré dimanche des responsables militaires de deux pays, Zinni a quitté la réunion au bout de cinq minutes en renvoyant les dos à dos les deux parties, qui en étaient presque venues aux mains, les accusant de ne pas remplir leurs engagements de faire cesser la violence.
Yasser Abed Rabbo a estimé que Zinni contribuait ainsi à exercer des "pressions sérieuses" sur Israël pour qu'il mette fin à sa politique dite d'assassinats ciblés.
Mais un porte-parole israélien a déclaré y voir au contraire un signe d'impatience devant l'incapacité de l'Autorité autonome de Yasser Arafat de mettre un terme à la violence venant des milieux extrémistes palestiniens.
Dans l'entourage de Zinni, on déclare que celui-ci a certes exprimé quelque impatience mais que parler d'ultimatum aux parties serait abusif.
"Israéliens et Palestiniens doivent poursuivre leurs contacts sur la sécurité. Les Etats-Unis prévoient de remettre les deux parties face à face dans les prochains jours", a d'ailleurs annoncé leur ambassade.
- Un camion transportant des bonbonnes de gaz a explosé devant le bâtiment du ministre palestinien de l'Administration locale, à Ramallah, tuant son chauffeur et faisant un blessé.
Selon l'Autorité palestinienne, l'explosion serait due à un passant ayant allumé une cigarette à proximité du véhicule. Un responsable de la sécurité locale avait auparavant affirmé que le camion avait été touché par un tir de char israélien.
- L'Union Européenne fait pression sur Arafat pour démanteler le Hamas et le Jihad
d'après AFP
L'Union européenne a appelé lundi pour la première fois le président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat à démanteler les "réseaux terroristes du Hamas et du Jihad islamique", tout en réclamant à Israël "le retrait de ses forces militaires" des territoires palestiniens.
De sources européennes, on insistait sur le caractère équilibré de la déclaration des Quinze adoptée lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères à Bruxelles. Il n'en reste pas moins que l'Union européenne n'avait pas exprimé jusqu'ici avec autant de force son souhait de voir Yasser Arafat mettre un terme aux activités "terroristes" des deux mouvements islamistes.
Le Hamas et le Jihad islamique ont revendiqué plusieurs attentats meurtriers récents contre des civils en Israël, où la situation est plus tendue que jamais.
Les chefs de la diplomatie européens ont demandé aussi à l'Autorité palestinienne de procéder à l'arrestation et aux poursuites judiciaires de "tous les suspects" des attentats, ainsi qu'à lancer "un appel public en langue arabe proclamant la fin de l'intifada armée".
A l'adresse cette fois-ci du gouvernement israélien, les Européens ont réclamé "le retrait de ses forces militaires et l'arrêt des exécutions extra-judiciaires; la levée des bouclages et de toutes les restrictions infligées au peuple palestinien; le gel des implantations".
Les Quinze ont rappelé que la recherche de la paix "exige la réaffirmation et la pleine reconnaissance du droit irrévocable d'Israël à vivre en paix et dans la sécurité" et "l'établissement d'un Etat palestinien viable et démocratique ainsi que la fin de l'occupation des territoires palestiniens".
Cet appel européen, ferme dans sa formulation, intervient à un moment où la situation au Proche-Orient ne cesse de se dégrader, ce qui a suscité plusieurs commentaires alarmistes ces derniers jours en Europe.
Les Quinze ont d'ailleurs décidé de dépêcher dès lundi soir dans la région leur Haut représentant pour la politique extérieure Javier Solana pour explorer les moyens de rétablir le dialogue entre Israéliens et Palestiniens, ou tout du moins d'interrompre le cycle de la violence.
Il est prévu que Javier Solana rencontre notamment le Premier ministre israélien Ariel Sharon et le président Arafat. Son séjour, dont tous les détails n'avaient pas été fixés lundi soir, s'achèvera mercredi.
Signe, s'il en était besoin, de la gravité de la situation, le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres et le ministre palestinien de la Coopération internationale Nabil Chaath, qui avaient été conviés tous deux par les Européens à exposer à Bruxelles leur point de vue respectif, n'ont pas manifesté lundi le souhait de se rencontrer.
Nabil Chaath n'a pas voulu s'exprimer directement sur l'appel européen à démanteler le Hamas et le Jihad islamique, en estimant toutefois que les Palestiniens avaient droit à "l'auto-défense".
"Il est très difficile, a-t-il dit, de véritablement maintenir (un cessez-le-feu) au sein de vos propres rangs quand l'occupant continue de vous tirer dessus".
Shimon Peres a salué pour sa part la déclaration européenne, estimant qu'il s'agissait d'une "bonne position".
Le ministre israélien a assuré aussi que son gouvernement ne voulait pas "renverser" Yasser Arafat.
Nabil Chaath a lancé à cet égard un avertissement à Israël, déclarant qu'un "modèle libanais", semblable à celui qui avait contraint Yasser Arafat à évacuer Beyrouth en 1982 sous la pression de l'armée israélienne, serait un "désastre".