la liste des infos au jour le jour
Vendredi 21 décembre 2001 - 6 Tevet 5762
- Des militants islamistes ont fait feu sur un bâtiment de la police palestinienne dans le camp de réfugiés de Djabalia, en Cis-jordanie, déclenchant une violente fusillade dans laquelle au moins deux personnes ont trouvé la mort et une cinquantaine d'autres ont été blessées.
Ce regain de violence intervient alors que le président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, est soumis à d'intenses pressions internationales visant à ce qu'il fasse arrêter des militants islamistes accusés d'attentats anti-israéliens.
Des hommes embusqués derrière des bâtiments ont échangé des coups de feu avec des policiers palestiniens près d'un Q.G. des forces de sécurité.
Selon des responsables hospitaliers au moins deux personnes ont été tuées et au moins 55 autres blessées. L'un des hommes décédés est un réfugié de 23 ans, Azzi al-Sawarka. Les responsables n'ont pas révélé l'identité de la deuxième victime.
Des témoins affirment que la fusillade a éclaté quand des militants islamistes cagoulés se sont dirigés vers le bâtiment des forces de sécurité dans une jeep, sont sortis du véhicule et ont tiré sur le bâtiment avec des armes automatiques.
La police a alors fait feu sur les assaillants, qui ont tenté de s'abriter dans le camp de Djabalia.
Ces violences ont commencé après les obsèques d'un adolescent palestinien qui avait été tué jeudi lors de tirs entres membres des forces de sécurité palestiniennes et des militants islamistes dans ce même camp.
Des militants du Hamas et du Djihad islamique ont appelé par haut-parleur les protagonistes de la fusillade à cesser le feu.
"Ne laissez pas Sharon, Zinni et tous les chiens du monde nous voir nous battre les uns contre les autres", a déclaré un responsable du Djihad islamique, faisant allusion au Premier ministre israélien Ariel Sharon et à l'émissaire américain Anthony Zinni.
- Le gouvernement français ne rappellera pas son ambassadeur à Londres, accusés de remarques antisémites
Sharon Sadeh, Londres (Haaretz) - traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël..
Le gouvernement français donne tout son soutien à lambassadeur de France à Londres, Daniel Bernard qui selon des comptes-rendus parus dans la presse aurait dit des choses très virulentes au sujet dIsraël ; il na pas lintention de le rappeler à Paris.
Le gouvernement de Paris a rejeté hier les exigences de membres de la Chambre des Communes britannique, que lambassadeur soit limogé. On rapporte que lors dune conversation privée avec léditeur de journaux Conrad Black, propriétaire du Daily Telegraph de Londres, il lui aurait dit quIsraël est un petit Etat de merde qui menace la paix du monde .
Le Quai dOrsay a annoncé que les accusations de penchants antisémites chez lambassadeur Bernard sont dénuées de tout fondement, et ne sont quune tentative pour éveiller des doutes malveillants et sans fondements . Le porte-parole de lambassade de France à Londres, Yves Charpentier, a souligné que lambassadeur a été choqué en lisant les comptes rendus dans la presse sur une conversation privée quil a eue avec Black, lors dun dîner de gala offert par celui-ci dans sa résidence londonienne. Dans le courant du repas, les deux hommes ont discuté des affaires du Moyen-Orient.
Une partie des paroles de lambassadeur ont été citées, sans révéler son nom, dans une chronique publiée lundi dans les colonnes du Telegraph par lépouse de Black, la journaliste Barbara Amiel. Cette chronique tournait autour de la légitimité renouvelée dont jouissent les remarques antisémites dans les grandes réceptions à Londres. Il y était question dun ambassadeur européen de haut rang , qui aurait dit que tous les malheurs du monde proviennent de ce petit Etat de merde, Israël .
A son tour, le Guardian a affirmé mardi que lambassadeur en question est celui de la France. Daniel Bernard a réagi en déclaration que les paroles soi-disant citées de sa bouche ont été déformées et détachées de leur contexte.
Lassociation des Amis dIsraël au Parti travailliste britannique a annoncé que lambassadeur doit donner sur-le-champ sa démission faute de quoi elle adressera directement une exigence en ce sens au Président Jacques Chirac. Le président de lassociation, Jim Murphy, a exigé de Chirac quil ordonne à Bernard de présenter des excuses.
Raanan Gissin, le porte-parole du Premier ministre israélien Ariel Sharon, a déclaré quil ne sait pas si Bernard a prononcé les paroles qui lui sont attribuées ; mais sil la fait, il sagit dune déclaration purement antisémite. Dans ce cas-là, il doit donner sa démission, sans quoi cela sera interprété comme si le gouvernement français les approuvait .
A Paris, on fait valoir que le démenti catégorique de lambassade de France à Londres doit mettre un terme à cette affaire. On ajoute aussi quaucune plainte ni aucune démarche à ce sujet nest parvenue.
- LAmbassadeur de France en Grande-Bretagne, qui a qualifié Israël de merde , ne compte pas démissionner
(Maariv) - traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.
Lexplication : Ses propos ont été déformés. Le Quai dOrsay nenvisage pas de prendre de sanctions contre son Ambassadeur à Londres.
° Israël demande la démission de lAmbassadeur de France en Grande-Bretagne après que cette semaine, ce dernier eut traité Israël de petit pays de merde , lors dun dîner organisé à la résidence de Lord Conrad Black, propriétaire du Daily Telegraph .
The Guardian britannique citait hier le porte-parole du gouvernement israélien, Raanan Gissin : Israël espère que lAmbassadeur remettra sa démission et que le gouvernement français condamnera ses propos . Gissin a évoqué lépoque de la Deuxième guerre mondiale, pendant laquelle les Français avaient collaboré avec les Nazis et a qualifié les propos de lAmbassadeur de pur antisémitisme . Plusieurs membres du Parlement sympathisants dIsraël ont également recommandé à lAmbassadeur, qui a exercé par le passé les fonctions de porte-parole du ministère des Affaires étrangères, de remettre sa démission.
La France nenvisage toutefois pas de prendre de quelconques mesures contre son ambassadeur, qui sest efforcé dexpliquer quil sétait exprimé de façon un peu leste et que ses paroles avaient été déformées. Le ministère français des Affaires étrangères sest empressé de préciser quaucune mesure ne serait prise contre lAmbassadeur. On apprend également que ce dernier a bénéficié hier du large soutien de certains des plus importants quotidiens français. Le Figaro , ainsi que Le Monde , ont tout deux publié en première page un article de soutien en faveur de lAmbassadeur. Le Figaro a également condamné Lord Black et son épouse pour avoir décidé de divulguer les propos tenus à leur domicile. Le Monde est même allé jusquà titrer, dans un article sétalant sur trois colonnes sous la manchette : LAmbassadeur de France à Londres, la dernière victime de Lady Black, qui ne sait pas garder un secret .
- Le Hamas a ordonné vendredi l'arrêt des attentats-suicide et des attaques au mortier en Israël, affirme un tract distribué par l'organisation islamiste à Gaza.
Hassan Youssef, un haut responsable du Hamas en Cisjordanie, a confirmé que le mouvement islamiste a décidé d'arrêter les attentats-suicide qui ont tué des dizaines d'Israéliens et blessé des centaines d'autres au cours de 15 mois de violences israélo-palestiniennes.
Youssef a précisé à l'Associated Press que la décision avait été prise pour «préserver l'unité palestinienne». Elle survient après une journée d'affrontements à Gaza entre policiers palestiniens et partisans du Hamas alors que les policiers tentaient d'interpeller un haut dirigeant du mouvement islamiste et empêcher un commando du Hamas de tirer des obus de mortier sur des cibles israéliennes.
Selon le tract distribué à Gaza, l'arrêt des attentats-suicide et des tirs de mortier est effectif «jusqu'à nouvel ordre». Le tract stipule que tous les membres de l'organisation, y compris de l'aile militaire, doivent se plier à cette décision.
La décision prise par le Hamas constitue une victoire pour Yasser Arafat, qui avait annoncé l'interdiction des attaques sur Israël dans un discours dimanche, faisant référence aux attentats-suicide et autres attaques contre Israël en les qualifiant pour la première fois d»'activité terroriste». Jusqu'à présent, les chefs du Hamas avaient toujours refusé d'écouter l'appel d'Arafat.
Pour l'heure, le Djihad islamique, l'autre organisation islamiste qui a revendiqué des attentats en Israël, n'a pas réagi. Ses chefs, qui sont basés à Damas et Beyrouth, ont rejeté les appels au cessez-le-feu du président de l'Autorité palestinienne, qualifiant ce cessez-le-feu de «reddition» à Israël.
Il s'agit d'un faux-semblant destiné à empêcher Yasser Arafat de sévir contre les milieux extrémistes.
"Il s'agit d'une manoeuvre tactique du Hamas, qui est une organisation terroriste", a déclaré Gideon Meir, haut responsable du ministère israélien des Affaires étrangères.
Selon lui, l'Autorité palestinienne de Yasser Arafat a conclu un accord avec le mouvement Hamas pour différer la répression contre ses membres, en échange d'un arrêt temporaire des attentats suicide en Israël. Le Hamas n'a pas annoncé l'arrêt de ses attaques contre des soldats israéliens et des "colons" en Cis-jordanie et dans la bande de Gaza.
"C'est une chose qu'il (Arafat) a déjà faite par le passé. Lorsque cela lui rapportait, il parvenait à un accord et demandait aux militants de ne pas perpétrer d'attentats terroristes, parce qu'il se rend compte que (dans ce cas) l'opinion internationale joue contre lui", a ajouté Meir.
Le Hamas, à l'origine de la récente vague d'attentats suicide, a pris sa décision à la suite d'une réunion nocturne entre ses hauts dirigeants et des représentants de l'Autorité palestinienne dans la bande de Gaza.
"Nous déclarons la suspension des attaques martyrs à l'intérieur du territoire occupé de 1948 et la suspension des tirs de mortier jusqu'à nouvel ordre", annonce le Hamas dans son communiqué, faisant allusion à Israël, fondé en 1948.
Saed Sayam, haut responsable du Hamas, a expliqué que la décision était prise à la seule réserve que le Hamas "gardera son droit de résistance contre l'occupation et son droit de riposter à des crimes israéliens". Il n'a pas donné davantage de précisions.
La décision du Mouvemen islamique a fait suite à des accrochages dans la nuit entre des membres des forces de sécurité de l'Autorité palestinienne et de islamiistes, dans la bande de Gaza. Un adolescent a été tué dans ces heurts et 16 autres personnes ont été blessées.
- Plusieurs transfuges irakiens racontent, dans des interviews au contenu divulgué par la presse américaine, que l'Irak a rénové des sites prévus pour le stockage d'armes nucléaires, chimiques ou biologiques, et a dépêché à l'étranger une équipe de 30 saboteurs munis de faux passeports.
Le New York Times publie une interview d'un ingénieur du génie civil qui dit avoir participé à la rénovation d'installations secrètes, tandis que le magazine Vanity Fair publie une interview d'un ancien général des services secrets irakiens (Mukhabarat), concernant un commando secret qui a été entraîné "à commettre des sabotages, des actes de guérilla urbaine, des détournements et des meurtres".
Selon Vanity Fair, le transfuge Abou Zeinab al Kourairy, décrit comme un ancien proche collaborateur de Oudaï, fils de Saddam Hussein, a dirigé un commando de 1.200 hommes appelé "Les attaquants". Sur les ordres de Oudaï, dit-il à Vanity Fair, il a mis sur pied une équipe de 30 "attaquants", leur fournissant de faux passeports grâce à la complicité d'un responsable corrompu des Emirats arabes unis.
Il dit au magazine que ce commando de 30 hommes a disparu et se trouve potentiellement partout. Al Kourairi dit en outre penser que l'Irak est impliqué dans les attentats du 11 septembre.
- Israël pourrait interdire à Arafat d'aller à Bethléem
Israël a redemandé au président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat d'arrêter les meurtriers du ministre israélien du tourisme Rehavam Zeevi, a annoncé vendredi Kol Israël.
"Yasser Arafat n'a pas encore présenté une demande de se rendre à Bethléem, mais s'il le faisait, elle lui serait refusée aussi longtemps qu'il n'aura pas fait arrêter les deux assassins du ministre" assassiné le 17 octobre, a affirmé un haut responsable.
Israël a également exigé l'arrestation d'Ahmed Saadat du chef du Front populaire de Libération de la Palestine (FPLP), le mouvement palestinien qui a revendiqué l'assassinat. Ces trois hommes se trouvent, selon lui, en zone autonome palestinienne, à Ramallah.
- Des partisans du Hamas ont attaqué aux premières heures de ce vendredi un poste de police dans le centre de la bande de Gaza, sur fond de résistance croissante aux efforts de Yasser Arafat pour contenir les éléments radicaux, ont rapporté des témoins.
Dans la ville de Gaza, des responsables du Hamas ont mis fin à une réunion sans prendre de décision sur la réponse à donner à Arafat, qui a exigé qu'un chef militaire du mouvement soit remis aux autorités palestiniennes.
A Deir al Balah, des policiers ont tiré en l'air pour disperser quelque 500 militants du Hamas qui avaient attaqué un poste de police à coups de pierres et défoncé sa porte peu après minuit, ont déclaré des témoins sans faire état de blessés.
D'après les témoins, la foule scandait "Non aux arrestations politiques". Aucun partisan du Hamas n'était en garde à vue au poste de police au moment des incidents, ont dit des habitants.
Arafat a mis hors la loi les branches militaires du Hamas et d'autres mouvements islamistes, fait arrêter des dizaines de leurs militants et exigé l'arrêt des attentats suicides ainsi que des attaques armées contre des Israéliens.
Mahmoud Alemkayad, 17 ans, a été tué dans une fusillade entre agents de sécurité et militants du mouvement islamiste, à Djabaliyah, dans le nord de la bande de Gaza, les représentants du Hamas et policiers se sont rejeté la responsabilité de la mort de l'adolescent tué au cours d'une fusillade qui avait éclaté après l'arrestation de cinq hommes du Hamas jeudi. Les tirs ont continué jusqu'aux premières heures de vendredi et quatorze personnes au moins ont été blessées.
- La police palestinienne a déclaré avoir arrêté les cinq activistes alors qu'ils se préparaient à tirer des obus de mortier sur des implantations juives de la bande de Gaza. Ils ont blessé cinq policiers avant d'être maîtrisés, a-t-elle dit.
Après avoir été empêché par la sécurité palestinienne de tirer au mortier sur des objectifs israéliens et avoir blessé cinq policiers, des activistes du Hamas ont tenté de libérer des mains de la police cinq des leurs, appréhendés après la tentative de tir.
Vingt autres personnes ont été blessées par balle et par jets de pierre dans cette tentative de libération, selon une source de la sécurité palestinienne. C'est la première fois que la sécurité palestinienne empêche des islamistes de tirer sur des objectifs israéliens. Généralement, ces tirs visent les implantations israéliennes et déclenchent à chaque fois des ripostes justifiées d'Israël.
- En Cis-jordanie, deux civils ont été blessés jeudi soir à Tulkarem lors d'un échange de coups de feu au moment où des policiers tentaient de fouiller une voiture appartenant à des membres du Fatah d'Arafat, ont rapporté des témoins.
- Les dirigeants du Hamas se sont réunis à Gaza après que des centaines d'activistes armés eurent empêché la police d'arrêter Abdel-Aziz al Rantisi, chef militaire du mouvement.
Un responsable du Hamas, Saed Seyam, a déclaré à Reuters que "la discussion visait à supprimer les causes de tension" entre le groupe et l'Autorité palestinienne, mais que les participants n'avaient pas pu s'entendre sur la question de remettre ou non Rantissi aux autorités.
"Il a été décidé de poursuivre la discussion cet après-midi (vendredi) afin de parvenir à une entente sur cette question", a-t-il ajouté.
- Au Caire, où ils tenaient une réunion extraordinaire, les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe ont aussi exprimé leur soutien à Arafat en reprochant aux Etats-Unis d'avoir opposé leur veto à la résolution du Conseil de sécurité parrainée par l'Egypte et la Tunisie.
Les ministres arabes exhortent Washington à "réviser sa position tendancieuse à l'égard de la politique extrémiste israélienne", qu'ils jugent propre à encourager Israël à poursuivre sa politique d'agression".
- A Washington, le secrétaire d'Etat américain Colin Powell s'est entretenu quant à lui avec son émissaire dans la région, Anthony Zinni, pour déterminer l'avenir de sa mission destinée à obtenir un cessez-le-feu entre Israéliens et Palestiniens.
Le département d'Etat a fait savoir ensuite que Zinni, rappelé aux Etats-Unis à la suite d'une nouvelle flambée de violence dans la région, n'y retournerait que si Israéliens et Palestiniens accroissaient leurs efforts de paix.
- Cinq jours après le veto opposé par les Etats-Unis à une résolution du Conseil de Sécurité appelant à un contrôle des actions israéliennes, les "défenseurs" des Palestiniens ont présenté leur texte devant l'Assemblée générale des Nations unies, qui l'a approuvé à une majorité écrasante.
Le vote carictural de l'assemblée, intervenu jeudi, n'a pas de valeur exécutoire, mais témoigne du poids numéraire du bloc arabo-msulman et de ses alliés anti-israéliens qui forment une majorité automatique à l'assemblée générale de l'ONU.
La résolution, rejetée par les Etats-Unis samedi, est passée jeudi avec 124 voix contre six et 25 abstentions. Elle condamne les "actes de terreur" menés contre Israéliens et Palestiniens, demande la fin de près de 15 mois de violence et la création d'un "mécanisme de contrôle" pouvant permettre l'envoi sur le terrain d'observateurs, ce à quoi Israël s'oppose.
L'Assemblée a également adopté une autre résolution, exigeant qu'Israël, en tant que "puissance occupante", évite immédiatement des actes tels que les "attentats ciblés", la torture et la destruction intensive de propriété. Cette résolution a été adoptée par 133 voix contre 4 et 16 abstentions.
Dans une attaque à peine voilée contre les Etats-Unis, un observateur Palestinien à l'ONU, Nasser Al-Kidwa, a estimé que le Conseil de Sécurité "est utilisé par certains seulement quand ça les arrange".
"Ces résolutions partisanes ne font rien pour atteindre nos objectifs" de mettre fin à la violence entre Palestiniens et Israéliens et de ramener les deux parties autour de la table de négociation, a estimé l'ambassadeur américaine John Negroponte.
- Les blindés de Tsahal retournent à leurs anciens postes
Amos Harel, Correspondant d'Ha'aretz
Un palestinien a été tué jeudi soir dans un échange detirs avec des soldats de Tsahal dans la ville de la Rive occidentale de Naplouse, ont annoncé des sources de sécurité israéliennes . Selon ces sources, l'homme était un de deux Palestiniens qui avaient fait partir un dispositif explosif et avaient commencé à tirer sur un poste de Tsahal dans le secteur de Naplouse, essuyant un tir en retour de Tsahal
L'incident est arrivé après que des sources palestiniennes aient annoncé que des blindés de Tsahal et des troupes retournaient dans les secteurs évacués plus tôt dans la journée de jeudi.
Dans ce que l'armée avait appelé "un réarrangement tactique," les troupes de Tsahal s'étaient retirées de positions prises à l'intérieur du territoire contrôlé par les palestiniens dans la Rive occidentale jeudi matin.
Dans Ramallah, les blindés et des parachutistes sont sortis du quartier d'A-Tira etdu village voisin de Beitunia, bien que des troupes continuent à maintenir des positions dans la banlieue nord d'El-Bireh, avec des blindés placés juste à 300 mètres des bureaux de Président de l'Autorité Palestinienne Yasser Arafat.
Toujours est-il que des sources militaires ont dit à Ha'aretz jeudi que Tsahal n'avait aucune intention de quitter toutes ses positions dans la ville.
L'armée a pris position autour de Ramallah après l'attentat-suicide d'il y a deux semaines à Jérusalem et Haifa qui avaient tué 26 personnes et blessé des centaines.
À Naplouse, les troupes de Tsahal se sont aussi retirées des secteurs administrés par les Palestiniens à l'ouest de la ville, ont dit jeudi des témoins.
Les troupes ont abandonné les positions de deux postes militaires et ont aussi évacué quatre maisons palestiniennes qu'ils avaient reprises, mais sont restés dans un poste dans un secteur administré par les Palestiniens au sud-ouest de Naplouse, ont dit des fonctionnaires .
La décision de se retirer de secteurs contrôlés par les Palestiniens avait été prise mercredi soir après une réunion entre des fonctionnaires de sécurité israéliens et palestiniens, dans une première tentative de reprendre la coopération et permettre à l'AP d'agir contre les organisations terroristes.
Les unités d'élite l de Tsahal ont effectué des opérations dans la nuit de mercredi dans le village Karawat ban Ized dans la Rive occidentale, dans lequel six Palestiniens, y compris un certain nombre d'activistes du Hamas, ont été arrêtés.
Parmi ceux qui ont été arrêtés il y a l'activiste du Hamas Abdel Hali Saleh, qui à ce qu'on dit projetait d'effectuer un attentat-suicide. Deux de ses frères et trois membres de Jihad Islamique ont été aussi arrêtés.
Dans Hebron, les troupes de Tsahal ont arrêté l'activiste du Jihad Islamique senior, Zed Nasser Ad'i.
- Le Ministère des Affaires Etrangères : le monde a ignoré "l'autre" discours d'Arafat
Herb Keinon -Jerusalem Post
Le président de l'Autorité Palestinienne Yasser Arafat a fait deux discours publics la semaine dernière : un, apparemment conciliant, avec une couverture médiatique élargie; l'autre - ardent et belliqueux - a été en grande partie ignoré par la presse, selon les fonctionnaires diplomatiques israéliens à New York, Londres et Paris.
Le Ministère des Affaires Etrangères a envoyé à ses représentants à l'étranger une traduction du discours d'Arafat fait aux Jerusalemites de l'est mardi, dans lequel il dit qu'un martyr à Jérusalem en vaut 70 ailleurs dans le pays.
Dans le retour au ministère, les diplomates ont annoncé que le discours avait été à peine mentionné dans la presse.
L'Institut de Recherches du Moyen-Orient basé à Washington( MEMRI) a traduit le discours, dans lequel Arafat a dit : "oh mes frères, il ya une conspiration à Jérusalem Judaïque. Donc je vous dis, oh mes camarades de ce voyage, vous êtes debout maintenant à la ligne du front de bataille au milieu de la contestation, à Jérusalem, vous êtes bénis d'être dans cette région."
http://memri.org/news.html#1008808703
- Desinfos du 19 décembre - Lautre discours dArafat
Roni Shaked, Itamar Eichner (Yedioth Aharonoth) - traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.
Un Shahid (martyr) sur la terre sainte équivaut à 70 martyrs partout ailleurs a déclaré hier soir à Ramallah le président de lAP, citant un passage de la loi orale du Coran. Arafat a prononcé son discours devant des centaines de représentants et dorganisations palestiniennes de JérusalemEst. Lessentiel de son discours a porté sur Jérusalem. Notre prochaine rencontre se fera à Jérusalem. Ici même, sur cette terre sainte, terre natale de Jésus et terre sacrée pour Mahomet, laissez-moi vous dire que nous sommes en train de vivre un moment historique dont vous êtes les principaux acteurs. Vous êtes les représentants fidèles du Christianisme et de lIslam dans le monde entier.
A présent le martyr Mohamed Doura ainsi que les autres martyrs se joignent à moi pour leur dire (aux Juifs) : Nous sommes un peuple de braves
- Desinfos du 18 décembre - Arafat : Tous les Palestiniens sont des martyrs
Le président de l'Autorité Palestinienne Yasser Arafat a fait aujourd'hui un discours plus intransigeant que celui qu'il a fait avant-hier.
Par contraste avec le discours d'hier, dans lequel il a appelé à la fin des attentats-suicide et des attaques armées contre des Israéliens, dans le discours d'aujourd'hui à Ramallah il a de nouveau parlé de martyrs et de guerre sainte, a annoncé Kol Israël.
Arafat a dit que tous les Palestiniens sont des martyrs et ils continueront à défendre la terre sainte.
"Tous les Palestiniens sont comme Muhammad Al-Dura, des martyrs," a-t-il dit se référant à Muhammad Al-Dura 12 ans, qui a été tué dans la Bande de Gaza l'année dernière tandis que son père essayait de le protéger de tirs croisés.
Dans la réponse, la foule a chanté : "un million de martyrs marchent déjà au pas vers Jérusalem."