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Mardi 12 février 2002 - 30 Shevat 5762 - mise à jour à 23:47 (heure de Paris, GMT +1)
- Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy - Konop remet les pendules à l'heure
le Point 08/02/02
Voici un petit livre - Guy Konopnicki, « La faute des juifs », Balland - qui, traitant d'Israël, des Palestiniens, du droit légitime des uns à la sécurité, des autres à un Etat souverain, a le très grand mérite de repartir de zéro et de déblayer quelques-unes des idées reçues qui paralysent, sur le sujet, la réflexion.
On y rappelle comment l'actuelle Intifada, par exemple, commença au moment même où Israël, par la voix d'Ehoud Barak, proposa un plan de paix qui, même s'il n'était pas parfait, reconnaissait aux Palestiniens 95 % des territoires et la souveraineté sur une partie de Jérusalem.
On y démontre qu'Israël, cet Etat « sûr de lui et dominateur », parangon de l'« impérialisme », est le premier vainqueur de l'Histoire qui, s'étant emparé de terres à la suite d'une série de guerres où il fut, chaque fois, l'agressé, les a intégralement rendues (hier, à l'Egypte de Sadate) ou a accepté de les rendre (aujourd'hui, aux Palestiniens, négociations de Camp David, puis de Taba).
On y comprend que les Israéliens ne sont pas des saints ; qu'ils peuvent, comme tous les peuples, commettre des erreurs tragiques et qu'ils sont évidemment capables, notamment, de se donner de mauvais leaders ; mais que Sharon, puisque c'est de lui qu'il s'agit et que son nom est en passe de devenir, plus que celui de Castro, de Pinochet ou de tous les seigneurs de la guerre asiatiques ou africains réunis, le symbole planétaire numéro un du crime et de l'infamie -, que Sharon, donc, est, non la cause, mais la conséquence de la guerre qui n'en finit pas.
On y voit comment, quelles que soient les responsabilités d'Israël dans le tort fait aux Palestiniens, l'autre faute initiale, celle qui, depuis 1948, empoisonne la région et est à l'origine de ses guerres, tient dans le refus arabe d'admettre l'existence d'un Etat juif, donc de partager la terre avec lui et d'envisager ce compromis territorial, politique, militaire, culturel qui, depuis que le monde est monde, est la seule façon d'éteindre les conflits.
On y observe comment les grands Etats arabes, plutôt que d'intégrer les réfugiés palestiniens de 1948, plutôt que de leur donner un niveau de vie et un statut décents, ont choisi de les confiner dans des camps devenus, avec les années, autant de citadelles d'un nouveau désert des Tartares d'où était censée partir la reconquête future - et on s'y avise que l'Autorité palestinienne elle-même, peut-être pour les mêmes raisons, peut-être parce qu'elle n'ose dire à ces millions de pauvres gens qu'elle leur ment depuis cinquante ans et que c'est ici, en Cisjordanie, à Gaza, qu'ils auront à bâtir leur destin et leur Etat, maintient les camps en l'état et réalise le tour de force de faire d'eux des réfugiés dans leur propre pays.
On y découvre que, de même qu'Israël était, du temps des Soviétiques et de leur soutien aux Etats arabes dits progressistes, le seul Etat de la région où un parti communiste avait pignon sur rue, de même, aujourd'hui, alors que la guerre fait rage, on trouve des mouvements palestiniens qui publient à Jérusalem-Est, c'est-à-dire sous contrôle israélien, des revues interdites à Gaza, sous administration de Yasser Arafat - on y vérifie, autrement dit, qu'Israël reste, malgré la guerre, malgré les bavures, les morts, le bouclage des territoires, la seule démocratie de la région.
Konopnicki nous parle de Durban, cette ville d'Afrique du Sud où toutes les dictatures du monde se sont réunies pour, avec la bénédiction, non seulement des démocraties, mais, hélas, de certaines ONG, s'exempter de leurs propres forfaits, les faire presque oublier et nous dire que rien n'est plus urgent que de lutter contre le vrai, le seul, le plus grand crime de l'époque, assimilable à la traite des Noirs, au racisme, ou même à l'extermination des juifs : le sionisme.
Il nous parle du naufrage de ces ONG qui furent l'avant-garde de l'antitotalitarisme et qui, portant soudain sur leurs épaules toute la bêtise du monde, ânonnant un antisionisme de principe qui fut le cri de ralliement des staliniens, en sont à nous dire que « Saddam est l'avocat des pauvres », que le vrai crime fut moins la destruction des Twin Towers que la présence à Manhattan d'un « centre de la finance mondiale » et que peu importe, pourvu que l'on dénonce Israël, le massacre des Soudanais, Burundais, Angolais et autres Sri-Lankais, les incomptés des guerres oubliées de ce début de XXIe siècle.
L'auteur démontre, au passage, comment la mise en exergue des seuls morts de l'Intifada fonctionne comme un écran cachant que les vrais bourreaux du peuple palestinien ont souvent été ces « alliés », ces « frères », qui, lors même qu'ils brandissaient son drapeau et lui promettaient la reconquête de Nazareth et de Jaffa, déclenchaient les massacres de Septembre noir, puis de Tall al-Zatar au Liban - sans oublier le crime des phalangistes libanais dans les camps de Sabra et Chatila.
Bref, voilà un petit livre vif, lumineux, véhément, que devraient s'empresser de lire tous ceux qui, au Proche-Orient et ailleurs, veulent penser l'après-11 septembre.
- Nusseibeh : les quartiers de la capitale d'après 1967, un problème
Par Etgar Lefkovits -Jerusalem Post
Le statut des quartiers Juifs à Jérusalem construit sur la terre gagnée dans la guerre 1967 est un problème qui doit être négocié comme une partie d'un accord final de paix, a dit hier, Sari Nusseibeh, le représentant supérieur de l'Autorité Palestinienne à Jérusalem.
"Les gens vivant sur le territoire pris par Israël sont des colons. Ce qui arrive [avec eux] est une question qui doit être mise au point dans les négociations," a dit Nusseibeh au Jerusalem Post.
Nusseibeh a aussi dit qu'il n'approuve pas nécessairement la proposition de l'ancien Président Américain Bill Clinton pour une division de Jérusalem basée sur le statu quo présent.
Il a dit qu'il soutient un retour complet aux frontières 1967 et le statut de quartiers comme Gilo, la Colline française, Pisgat Ze'ev, Neveh Ya'acov, Ramot, l'Est deTalpiot et Ramot Eshkol devrait être résolu, puisque les Palestiniens les considèrent comme des implantations.
"Ma position est que la ligne 1967 doit constituer la frontière entre les deux états. Les colons doivent retourner en Israël et les réfugiés [palestiniens] devraient être réimplantés en Palestine," a-t-il dit.
Le maire de Jérusalem, Ehud Olmert, qui dans le passé a appelé Nusseibeh "un interlocuteur sérieux et convenable," a dit hier dans la nuit "les remarques de Nusseibeh prouve qu'il est loin d'être dans les gens modérés comme on essaye de le dépeindre. Il est clair qu'une telle position ne peut pas être vue comme une base pour des négociations."
Nusseibeh a dit qu'il croit toujours que le Président de l'Autorité Palestinienne Yasser Arafat peut signer un accord de paix.
"Une occasion historique à Camp David a été manquée ... mais je crois vraiment qu'Arafat est prêt à signer un accord dans l'avenir, pourvu que ce soit une sorte de juste accord," a dit Nusseibeh.
"Cette idée [qu'Arafat est captif de sa propre histoire qu'il ne peut pas abandonner son passé pour forger un accord final de paix] peut faire des théories confortables pour l'explication d'événements passés, mais je ne peux pas en faire une conclusion," a dit Nusseibeh, discutant d'un accord de paix proche, de celui dont on a discutéà Taba en janvier 2001, sera finalement signé.
Il a dit il n'y a "aucune raison" de se débarasser des questions épineuses - Jérusalem et les réfugiés - bien que beaucoup de négociateurs israéliens aient dit que ceux sont ces questions qui ont contribué à l'écroulement des négociations.
"Il n'y a aucune raison pour nous devions de nouveau cacher nos visages dans le sable et nous remettre indéfiniment à discuter de ces questions," a dit Nusseibeh. Il a écarté comme "un mélange intérimaire" les pourparlers sur un autre accord intérimaire que le Premier Ministre Ariel Sharon et le Ministre des Affaires Etrangères Shimon Peres ont dit plus viable quand la violence cessera finalement .
Argumentant que, basé sur sa compréhension des pourparlers à Taba, la question des réfugiés n'est pas "une pierre d'achoppement" et que le coeur du conflit - Jérusalem - n'est pas, avec ses mots, "un problème totalement impénétrable," Nusseibeh a dit : "nous devons aborder ces questions de front et je crois que c'est faisable s'il y a assez de courage, de créativité et de volonté."
Nusseibeh, a récemment reçu la demande d'Arafat de suivre les réunions des négociateurs palestiniens, mais doit encore le faire, offrant peu de détails ou d'idées sur, comment résoudre les questions.
"Je ne suis pas un négociateur et n'ai aucune solution spécifique," a-t-il répondu, lorsqu'on lui a demandé s'il approuvait l'offre pour "une souveraineté divine" sur le Mont du Temple.
Puis poussé dans ses retranchements, il a dit qu'une telle définition est "superflue", puisqu'un des attributs de Dieu est la souveraineté absolue.
Nusseibeh et sa femme Britannique Lucie Austin attendent la permission de construire une maison sur un lopin de terre qu'ils ont acheté dans le quartier mixte de Abu Tor.
Depuis sa nomination l'automne dernier après que la mort de Faisal Husseini, Nusseibeh a encouru la colère des radicaux palestiniens pour avoir déclarer que l'Autorité Palestinienne s'est trompée en insistant sur le droit au retour comme faisant parti d'une paix finale.
Il a aussi dit à Kol Israël "on doit être aveugle pour ne pas voir le rapport Juif à Jérusalem, en réfutant Arafat, qui a allégué à Camp David il n'y a aucun rapport Juif au Mont de Temple.
Car épargné par les scandales de corruption qui embêtent l'Autorité Palestinienne et - peut-être même plus pour Arafat - aucune compétition n'est perçue en raison de sa préférence pour le monde universitaire, Nusseibeh n'a été ni réprimandé, ni révoqué.
Hier, il a choisi ses mots soigneusement et prudemment. "On doit très souvent remplacer les rêves du passé par une vision pour l'avenir. Les temps changent, des changements de réalité. Vous ne pouvez pas retourner en arrière," a-t-il dit.
Il a dit qu'il faut ni "escompter, ni compter sur" sa nomination comme négociateur de l'Autorité Palestinienne.
"Les négociations prennent beaucoup de temps et les gens qui les font sont meilleurs que moi," a-t-il proposé avec un léger sourire.
Répétant successivement qu'il n'est pas "un enquêteur" d'opinion publique, Nusseibeh a dit, "j'espère vraiment que ma nomination finira aussi vite que possible. Je ne m'imagine pas vraiment étant dans la politique."
Interrogé, si Israël a un droit moral d'exister après des affirmations passées qu'il "est né dans le péché," Nusseibeh a dit que l'existence précède la moralité.
"Il y a une différence entre exister et acquérair le droit morale d'exister. Aucun individu ou nation ne sont nés avec un droit moral d'exister, mais en existant, vous acquérez le droit moral d'exister ," a-t-il dit.
- Arafat aurait tiré à l'arme à feu dans une dispute
Des sources palestiniennes dans Ramallah disent qu'un conflit sérieux s'est développé entre le Président de l'Autorité Palestinienne Yasser Arafat et le Chef du Service de sécurité préventive Jibril Rajoub, a annoncé Kol Israël.
Un rapport indique qu'Arafat a sorti son arme à feu en présence de Rajoub.
Les sources attribuent des raisons différentes au désaccord.
Arafat blamait Rajoub principalement d'avoir échoué à 'empêcher l'évasion des prisonniers de Hebron hier dans la nuit.
Plus tôt aujourd'hui, les forces de Rajoub dans Hebron ont re-arrêté deux membres du Hamas qui s'étaient échappés de prison hier dans la nuit quand une foule locale a libéré environ 60 prisonniers, y compris 15 membres du Hamas et du Jihad Islamique, a annoncé précédemment Kol Israël .
Arafat aurait pu aussi être vexé de la divulgation du démantèlement de la Brigade Aqsa, l'aile militaire du Fatah.
Le mouvement de Fatah a nié les rapports du journal Saoudien d'Al Watan qu'il avait salué la pression Américaine et israélienne pour démanteler la Brigade d'activiste Aqsa et la "Brigade du Retour", avait annoncé le Correspondant du Jerusalem Post, Lamia Lahoud.
Dans des tracts circulants dans la Rive occidentale dimanche et hier, le Fatah a déclaré qu'il n'a pas démantelé les groupes, puisqu'il n'a jamais formellement formé ces groupes. Les brigades ont été formées par des activistes locaux qui font fonctionner la résistance, ont expliqué des sources de Fatah .
- Le chef du Shin Bet : croissance du terrorisme des Arabes israéliens
Le chef de Shin Bet Avi Dichter a dit à une commission de la Knessetquu'il y a "une croissance inquiétante" dans le nombre d'Arabes israéliens impliqués dans des activités terroristes, a annoncé Kol Israël .
L'année dernière, a-t-il dit, l'agence de sécurité d'Israël a découvert 25 organisations terroristes.
Dichter a aussi appelé à une division physique entre la Rive occidentale et les territoire dans la Ligne Verte - aussi bien qu'une séparation dans Jérusalem - pour empêcher dles attaques terroristes.
La séparation est nécessaire pour limiter l'entrée de terroristes en Israël, a-t-il dit.
Naplouse, a dit Dichter, est la capitale du terrorisme.
- Un suspect en arrestation par la police après l'attaque terroriste de Beersheba
La police de région du sud a arrêté un homme soupçonné d'avoir aidé les terroristes qui ont effectué dimanche les coups de feu mortels au centre Beersheba.
Deux femmes soldat ont été tuées dans l'attaque.
La police soupçonne que les deux terroristes sont arrivés dans le secteur un certain nombre de jours avant l'attaque et ont reçu l'abri et l'aide du suspect retenu, a annoncé Kol Israël.
Les deux terroristes ont été tués par des soldats et des policiers sur place
- Les Israéliens se demandent si ce sont les Scuds ou les Kassam qui arriveront d'abord
Bradley Burston, Correspondant de Ha'aretz
Depuis que les leaders d'Israël ont cherché une réponse pour dissuader de nouvelles attaques des fusée palestiniennes, le public s'est trouvé face à un cauchemar à double détente potentiel - les menaces des Scuds, les missiles lancés depuis l'Irak et les fusées Kassam depuis la Rive occidentale et la Bande de Gaza.
La crainte d'attaques irakiennes a grandi, lorsque les fonctionnaires israéliens sont venus à croire que le régime de Saddam Hussein pouvait être la cible suivante de la guerre menée par les Etats-Unis contre le terrorisme. Les Israéliens sont notamment sensibles à la probabilité que le président de l'Irak répondra à une attaque américaine en lâchant ses Scuds sur leurs centres de population - comme il a fait quand le Président Bush, le pére de Georges W. avait emmené la coalition anti-irakienne pendant la Guerre de Golfe en 1991.
Cette semaine, les Israéliens se sont demandés si les activistes palestiniens pouvaient battre les Irakiens "sur la ligne d'arrivée", après qu'au moins deux Kassam-2, des fusées tirées depuis la Bande de Gaza aient exploséé dans des champs au Sud d'Israël dimanche. Le tir représente un défi direct au Premier Ministre Ariel Sharon, qui avait averti à plusieurs reprises qu'un tel tir entrainerait la plus sinistre des conséquences. "Ce qui est le plus intéressant, c'est que le côté palestinien, malgré tout, ait décidé de jeter le "gant" note le commentateur des affaires militaires de Ha'aretz Ze'ev Schiff.
Le rayon d'action de plus de six kilomètres des Kassam 2, signifie qu'il peuvent frapper au coeur de centres de population israéliens, particulièrement s'ils sont tirés de la Rive occidentale. Plus mauvais encore, à la différence du balistique Scud, qui naviguent sur des centaines de kilomètres et prennent des minutes précieuses pour atteindre leur cible, il ne peut y avoir de premier avertissement d'une attaque de Kassam.
"Il n'y a pas de discussion, les Palestiniens voient cela comme une arme stratégique," a dit le Général de division de réserve Shmuel Arad, un ancien chef du Commandement intérieur "Ils essayent de réaliser une sorte d'équilibre comme celle qui a été créé au Liban, avec des milliers de missiles et des fusées de Katyusha de diverses sortes - qu'ils déploieraient le long de la Ligne Verte et la frontière de la Bande de Gaza."
Le Kassam-2 ne représente pas un saut quantitatif dans le rayon d'action ou la puissance de feu des mortiers et des fusées déjà dans les arsenaux palestiniens, mais cela procure inconfort glacial au public israélien, dit le Commentateur de Ha'aretz Reuven Pedhatzur. "La seule différence réelle est l'élément psychologique. Quand une chose comme cela atterrit au milieu d'une ville peuplée à l'intérieur de la Ligne Verte, alors l'impact psychologique devient plus important."
Pour les Israéliens, dont la sécurité personnelle a déjà été secouée au vif par les fusillades et les explosions au coeur de villes, le Kassam-2 pourrait leur enlever les lambeaux restants de confiance. "Avec le temps, nous pouvons nous attendre de plus en plus de Kassam-2," fait remarquer Pedhatzur. "C'est inévitable, un processus complètement normal, l'autre côté en fabriquera de plus en plus tant que la lutte violente continuera dans les territoires."
De plus, les dangers d'attaques par fusée s'étendent bien au-delà des secteurs de la ville. "Par exemple, Israël ne peut pas se permettre la fermeture de l'Aéroport de Lod," dit Schiff, en référence à Ben-Gurion International de Tel-Aviv, qui est placé juste à quelques minutes de la frontière de 1967 de la Rive occidentale. "Il ne faut pas plus que quelques obus, avant que les lignes aériennes ne commencent à refuser de voler."
Les Palestiniens soutiennent que l'utilisation par Israël de F-16, d'Apache des hélicoptères de combat et de blindés contre les activistes des territoires détruit leur réserve d'armes. Ils célébrent souvent l'attentat-suicide et d'autres actions mortelles contre Israël qui augmentent le score macabre de un an et demi de violence ininterrompue.
Les "durs" ont critiqué le gouvernement pour sa non réaction immédiate à la salve de fusée de dimanche, le Premier Ministre Ariel Sharon aurait dû ordonner une offensive terrestre pour se saisir de larges secteurs sous contrôle de l'Autorité Palestinienne pour repousser les lanceurs de fusée et les activistes à distance des villes israéliennes. "Apparemment, nous n'y entrerons pas avant que nous ne ayons beaucoup plus blessés que nous l'avons déjà eu ," a dit le Ministre de Sécurité Public "dur" Uzi Landau.
Indépendamment de la graduation de la réponse d'Israël, la facilté avec laquelle les petites fusées peuvent être déplacées et tirées - même par télécommande ou avec des détonateurs à retardement - pourraient neutraliser les meilleurs efforts de Tsahal de les supprimer.
"En fait pour mettre à distance des fusées comme le Kassam, vous devez avoir un espace de sécurité suffisant et pour faire cela, vous devez surveiller le territoire par une entrée massive dans les secteurs A contrôlés par l'AP," dit Schiff. "Mais même cela ne résout pas le problème, parce que ce n'est pas un territoire vide. Nous avons vu cela au Liban, où ils ont été capables de tirer des fusées de Katyusha de l'intérieur des villages, dans les cours de maisons."
De l'avis de Schiff, le tir des Kassams coïncide avec un désir palestinien d'une escalade plus large. "L'évaluation palestinienne est que cette seule escalade obligera les Américains à un engagement dans le secteur... En somme, nous sommes devant un conflit plus large, avec toujours le but des palestiniens de faire intervenir la communauté internationale à un niveau plus grand.
"A la fin, le conflit militaire devrait atteindre une étape de dispositions diplomatiques et des accords," conclut Schiff. "Mais jusqu'à cette étape, avant qu'ils ne s'asseyent sérieusement à la table des négotiations, il est très possible que les deux peuples se dirigent vers une horrible effusion de sang."
- La Police en alerte maximum dans Be'er Sheva dans le sillage d'avertissements de possibles actes de terrorisme
Par Aliza Arbeli, Correspondant de Ha'aretz
Les forces de sécurité étaient en alerte maximum dans la capitale du Negev de Be'er Sheva mardi après la réception des avertissements spécifiques d'une attaque de terrorisme dans la ville et ses environs.
La police a érigé des barrages routiers à l'entrée de la ville et toutes les voitures sont vérifiées. Les barrages routiers ont aussi été érigés aux icarrefour principaux à l'intérieur de Be'er Sheva et dans les secteurs environnants.
La sécurité a aussi été renforcée dans les restaurants et les cafés et un hélicoptère tournait autour de la ville comme un des efforts pour prévenir n'importe quelle attaque possible.
Deux femmes servant dans l'armée, le Lieutenant de vaisseau Keren Rothstein, 20 ans et le Caporal Aya Mal'akhi, ont été tué dimanche où deux terroristes armés palestiniens ont ouvert le feu à l'entrée à du quartier général de Tsahal du Commandement Sud à Be'er Sheva.
Un Palestinien armé a été tué ,durant la nuit de lundi, au cours d'une opération de Tsahal dans le village de la Rive occidentale de Halhoul, près de Hebron. Des sources palestiniennes ont dit que l'homme membre de la police de l'Autorité Palestinienne.
Dans une autre opération la nuit, dans le village d'Aram, près de la ville de Rive occidentale de Ramallah, les troupes de Tsahal ont arrêté 10 Palestiniens sur le soupçon de participation au terrorisme et à des activités criminelles.
- Des dizaines d'activistes "libérés" des prisons de l'Autorité Palestinienne
Plusieurs dizaine d'activistes palestiniens se sont échappés de prison de l'Autorité Palestinienne directement dans la ville de Rive occidentale de Hebron après que les amis et des parents ont pris d'assaut la prison lundi, à la suite du bombardement aérien d'Israël de cibles d'AP en Bande de Gaza.
Selon des sources palestiniennes, des centaines de membres de famille et des amis des détenus se sont réunies à Hebron autour de la prison avec l'intention de libérer leurs parents après "avoir entendu" que Tsahal avait bombardé une prison dans la Bande de Gaza...
En employant des tiges de métal et d'autres pied-de-biche, ils ont démoli les portes des cellules et ont délivré beaucoup des Palestiniens retenus là, la plupart d'entre eux des activistes du Hamas et du Jihad Islamique. Selon les sources, les officiers chargé de la sécurité palestinien n'ont fait aucun effort pour empêcher les évasions massives.
Des journalistes palestiniens ont dit que tant qu'Israël continué à effectuer des actions vengeresses dans les territoires, la tendance de "sortir" des activistes radicaux augmenterait. Les journalistes ont dit que les évasions des prisons sont destinées à protéger les prisonniers du bombardement israélien.
Kol Israël a annoncé mardi que sept des Palestiniensrecherchés dans une liste remise par le représentant Anthony américain Zinni à l'Autorité Palestinienne, ont été relaché dans les récentes semaines.
- Les Etats-Unis disent avoir reçu une lettre 'positive' d'Arafat sur le bateau d'armes
Le Président de l'Autorité Palestinienne Yasser Arafat a envoyé une lettre "positive" aux Etats-Unis à propos de l'expédition d'armes saisie par Israël en Mer Rouge le mois dernier, a dit lundi le porte-parole de Département d'Etat Richard Boucher .
"Nous le voyons comme une lettre positive. Nous l'étudions actuellement. Je préciserais néanmoins que, comme nous l'avons dit plusieurs fois, les actions doivent suivre les mots," a-t-il dit à un briefing.
Arafat a écrit la lettre au Secrétaire d'Etat américain Colin Powell et les Palestiniens l'ont donné au consul général américain à Jérusalem, Ron Schlicher, pendant le week-end, a-t-il dit. L'administration de Bush avait accepté les affirmations israéliennes, c'est l'Autorité Palestinienne qui a arrangé l'expédition de 50 tonnes d'armes depuis l'Iran.
Il avait exigé qu'Arafat examine l'expédition et empêche les tentatives futures de faire passer en fraude des armes dans les territoires sous contrôle de l'Autorité Palestinienne.
"Nous espérons maintenant voir une action forte, résolue et irréversible par le Président de l'Autorité Palestinienne Arafat et selon les orientations indiquées dans la lettre," a dit Boucher.
- "Lannée la plus difficile depuis la création de lEtat d'Israël"
Cest en ces termes que le chef de la police israélienne a qualifié lannée 2001 qui sest achevée avec des statistiques peu réconfortantes.
Le nombre des actes de terrorisme a augmenté de 337% lannée dernière, et le nombre des homicides de 30 %.
Les chiffres de la police pour lannée 2001 :
Homicides : + 28%
Effractions : + 10.7%
Voitures volées : + 3.9%
Délits de drogue : + 4.7%
Accidents de la route : + 8.3%
Incarcérations : + 3.7%
Opérations terroristes : + 337%
Délits sexuels : - 12.4%
Appels aux commissariats de police : + 77%
Viols : - 3.6%