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Lundi 25 mars 2002 - 12 Nissan 5762 - mise à jour à 0:20 (heure de Paris, GMT +1)
- QUIL PARTE, QUIL REVIENNE
Sever Plotzker, (Yediot Aharonot) - traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.
On peut douter que Yasser Arafat veuille réellement arriver au sommet arabe de Beyrouth. Il ne fait pas de doute quil cherche à ce que le gouvernement israélien lui interdise dy aller. En soi, voilà déjà une très bonne raison pour lui dire Vas-y, Yasser, vas-y ! De notre point de vue, tu peux y aller et revenir. Ici, là-bas, ça ne change rien. De toute façon, le terrorisme continue, de toute façon un règlement séloigne .
Arafat ne désire guère arriver à Beyrouth pour de nombreuses raisons. En premier lieu, parce que les préparatifs de la conférence progressent à lencontre de tous les pronostics. Ce sommet aurait dû constituer une grande manifestation de solidarité pan-arabe avec lIntifada palestinienne, une tribune pour les discours anti-israéliens enflammés.
Au lieu de cela, cest linitiative de paix saoudienne qui sera au centre des débats pas les souffrances des Palestiniens. Cette initiative, qui a commencé son chemin dans les tiroirs du prince-héritier Abdallah, est devenue progressivement un document fondamental de la politique arabe vis-à-vis dIsraël. Si lon en juge daprès ce qui a transpiré dans les médias arabes, elle représente un véritable tournant historique dans la manière dont les principaux dirigeants arabes considèrent la nature et la place dIsraël dans la région. Selon linitiative saoudienne, Israël cesse dêtre regardé comme un corps étranger, colonialiste et raciste au Moyen-Orient arabe, un corps avec lequel il est hors de question de clore le conflit. Israël est accepté comme un Etat légitime, qui a le droit de vivre une paix naturelle avec ses voisins, une fois quil se sera replié sur les frontières de juin 1967 et quil aura contribué à la solution du problème des réfugiés.
Quand Arafat contemple les tortures morales des dirigeants arabes autour de linitiative saoudienne, il doit se demander : est-ce pour participer à ces festivités que je dois demander lautorisation de Sharon ? Arafat voulait un sommet à la manière du Hezbollah : des armes pour les Palestiniens, Mort à Israël ! Il reçoit tout à fait autre chose : un Etat palestinien, et la paix pour Israël. Ce nest pas de cela quil rêvait à Ramallah.
En dépit de cela, quand linitiative saoudienne sera mise aux voix à Beyrouth, Arafat ne pourra pas voter contre, pour ne pas énerver les Saoudiens, lEgypte et les émirats du Golfe Persique. Voilà une chose que même lui ne peut pas se permettre. De lautre côté, il ne peut pas voter pour, car la population palestinienne à Gaza et à Naplouse lui demandera : Ya Raïs, si nous avions su que cest là votre plan de paix, nous ne serions pas partis en guerre contre Israël, et nous ne laurions pas payé par 1.100 tués. Cest exactement ce que vous avaient proposé Barak et Clinton à Camp David, et vous leur avez répond Non, en votre nom et au notre. Que sest-il passé depuis ? Avons-nous perdu lIntifada ?
Le chef de lAutorité palestinienne nest à son aise que quand tout le monde lui fait la cour. Mais au sommet de Beyrouth, peu de dirigeants arabes vont lui courir après. De manière générale, les dirigeants arabes considèrent Arafat comme un dangereux gêneur, comme un gros obstacle sur le chemin de lapaisement régional. Eux non plus ne savent pas clairement quels sont ses objectifs politiques. Eux aussi redoutent quil ait la main légère et soit prêt à enflammer les masses arabes. Ils ne veulent absolument pas dune guerre généralisée avec Israël. Arafat, lui, en rêve. Ils ne saluent sa lutte que du bout des lèvres. Lui veut des choses concrètes : de largent, des biens tangibles, des armes.
Ne nous berçons pas dillusions. Arafat ne souscrira ni au Plan Tenet, ni aux recommandations Mitchell. Arafat ne combattra pas le terrorisme. Arafat ne signera jamais de traité de paix avec Israël peu importe qui sera son Premier ministre et à quoi (combien) celui-ci sera prêt à renoncer. Arafat ne créera pas dEtat palestinien souverain avant davoir accompli son rêve de Djihad pour Jérusalem. Arafat veut ici le chaos, encore le chaos. Il se nourrit de celui-ci. Par conséquent, le fait quil soit ou non en résidence surveillée à Ramallah, ou dans une résidence officielle à Beyrouth, ou dans un hôtel 5 étoiles à Madrid ny change rien.
Quil parte, quil revienne, quil reparte encore. La Paix, pour nous et pour les Palestiniens, cest quelquun dautre qui nous lapportera./.
- Sur le chemin dune collision
Shimon Shiffer (Yediot Aharonot) - traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.
Ariel Sharon est prêt aujourdhui à reconnaître quil y a un an, au moment de son élection, il naurait pas imaginé que le niveau de la sécurité tomberait aussi bas. Lors de la campagne électorale, quand il promettait La sécurité et la paix pour les Israéliens , les choses lui parraissaient beaucoup plus simples.
Que sest-il donc passé ? Une des explications que donne Sharon est que lIrak et lIran soutiennent la lutte des Palestiniens contre Israël. Un soutien qui se traduit par la fourniture dénormes quantités darmements et par une aide financière substantielle aux organisations terroristes.
Mais Sharon continue de penser quil arrivera à respecter ses promesses électorales. Entre-temps, lhomme pas dans le coup , Yasser Arafat, est devenu tellement dans le coup que les yeux du monde entier sont tournés vers lui
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) Si cela dépendait uniquement de Sharon, Arafat resterait assigné à résidence à Ramallah. Mais Sharon a manuvré en sorte quau moment de prendre la décision sil doit lautoriser à se rendre à Beyrouth, le Premier ministre se retrouvera dans les pires conditions. Si Arafat décrète le cessez-le-feu et fait quelque chose pour atténuer le niveau de la violence les Américains feront pression pour que celui-ci puisse prendre la route de Beyrouth
Mais si le cessez-le-feu nest pas décrété, Sharon sera dans une situation non moins incommode. La poursuite des attaques et des attentats lobligera à prendre des décisions quil fuit comme la peste : tenter de vaincre lAutorité palestinienne une fois pour toutes ou faire des propositions révolutionnaires pour un règlement avec les Palestiniens.
En séternisant, la situation actuelle où le sang coule des deux côtés commence à énerver de nombreux Israéliens, qui en arrivent à se demander si Ariel Sharon sait dans quelle direction il va, et où mène-t-il son gouvernement.
Le choix qui soffre maintenant à Sharon, en labsence dune volonté de trancher politiquement sur le fond, se résume en 3 possibilités : laisser Arafat aller à Beyrouth ; le laisser partir tout en lempêchant de revenir ; ou reconquérir la Bande de Gaza et la Cisjordanie.
Nous pouvons révéler maintenant que lors des conversations quil a eues la semaine dernière avec le vice-président Dick Cheney, Sharon a prévenu quIsraël ne pourra pas indéfiniment observer la retenue face au terrorisme palestinien, uniquement parce que les Américains tentent de former une coalition des pays arabes en vue dune attaque contre lIrak.
Il y a de nombreux signes que Sharon et lAdministration américaine approchent dune collision totale. Une source américaine haut placée a déclaré durant le week-end que lAdministration Bush a décidé il y a une dizaine de jours davoir une ligne plus équilibrée que jusquà présent vis-à-vis du conflit israélo-arabe. Cest-à-dire quelle va commencer à freiner Ariel Sharon et à prouver aux Arabes quils peuvent compter sur les Etats-Unis.
La question est de savoir si Arafat va coopérer avec la nouvelle politique américaine. Pour le moment, on nen décèle aucun indice sur le terrain.
- Cheney ne rencontrera pas Arafat avant le Sommet de Beyrouth
Yitshak Ben-Horine - traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.
Le vice-président américain, Richard Cheney, a décidé de ne pas rencontrer Arafat avant le sommet de la Ligue arabe à Beyrouth.
Dans une série dinterviews accordées à différentes chaînes de télévision américaines, Cheney a déclaré qu « aucune date navait été fixée pour rencontrer Arafat », et que les « récents développements ne justifiaient pas une rencontre avec le président de lAutorité palestinienne ». « Nous sommes convaincus quArafat peut faire mieux » a-t-il indiqué. « Une partie des organisations quil contrôle sont impliquées dans les attaques contre Israël. Arafat doit agir plus sévèrement et ordonner à ses hommes de stopper toutes les attaques et de collaborer avec Israël au niveau du Renseignement. Il doit prononcer un discours en arabe pour mettre fin à ces attaques », a affirmé Cheney.
Concernant limplication des Etats-Unis dans la recherche dune solution, Cheney a déclaré que « Seuls, les Israéliens et les Palestiniens ne pouvaient trouver de règlement au conflit. Il est important que les Etats-Unis simpliquent et nul ne peut le faire à notre place au vu de nos relations avec le monde arabe et avec Israël. »
- L'Autorité Palestinien cherche à persuader les terroristes de se concentrer sur les territoires
L'Autorité Palestinienne de Yasser Arafat cherche à persuader les groupes terroristes de s'abstenir d'attaquer des villes en Israël et de se concentrer au lieu de cela pour viser les soldats et les habitants israéliens des territoires, a annoncé la Radio de l'armée lundi, citant de hauts fonctionnaires.
L'appel apparent vient au moment où deux habitants israéliens ont été assasinés dimanche dans des embuscades séparées dans la Rive occidentale.
- Un Israélien encore assasiné dans une attaque à l'arme à feu près de Hebron
Par Cendre Uri, Amos Harel et Nadav Shragai, Correspondants d'Ha'aretz
Avi Sabag, 24 ans, de l'implantation Otniel au sud de Hebron, a été tué dans une embuscade palestinienne dimanche soir au sud de la ville de Rive occidentale.
L'incident a eu lieu entre le village d'El-Fawar et l'implantation de Beit Haggai, à environ 10 kilomètres au sud de Hebron.
Sabag, qui rentrait de Jérusalem quand des décharges ont atteint sa voiture depuis un bosquet d'arbres adjacent,il a perdu le contrôle du véhicule et a été tué.
Dimanche matin, Esther Klieman, 23 ans, de l'implantation du secteur de Ramallah de Neve Tzuf, a été assasinée dans une attaque à l'arme à feu près d'Ateret, au nord de Ramallah, dimanche matin.
Dimanche soir, trois Palestiniens ont été tués par une force de Tsahal dimanche soir adjacente à Netzer Hazani, dans le bloc d'implantation du Gush Katif dans la Bande de Gaza. Les trois avaient apparemment essayé de s'infiltrer à Netzer Hazani et dans le but le plus probable d'effectuer un attentat de terrorisme.
Un Palestinien a été tué par le tir de Tsahal, tandis que les deux autres étaient blessés mais ont été capable de s'échapper. Les troupes de Tsahal les ont poursuivi et ont finalement réussi à les retrouver et les ont descendu.
Pendant la journée de dimanche, après une longue poursuite sur les pentes sud du Plateau du Golan, les troupes de Tsahal ont tué, dimanche après-midi, quatre hommes près du Tél Katzir, qui s'était infiltrés à travers la frontière jordanienne vers Israël.
À peu près à 14h00, les soldats de l'unité d'élite Egoz ont découvert les quatre près de la frontière avec la Jordanie et ont ouvert le feu. Trois a été tué immédiatement, tandis qu'un a réussi à s'échapper. Les troupesl' ont traqué et plus tard l'ont tué.
La recherche des infiltrés a été lancée après que des soldats aient découvert des traces de la frontière "syro-jordao-israélienne", peu de temps après qu'un signal a été enregistré, dénotant que quelque chose avait touché la barrière de la frontière électronique. Tsahal et des policiers ont ratissé le secteur des les premières lueurs du jour pour rechercher les signes d'une infiltration possible.
L'armée jordanienne avait informé Tsahal qu'il avait tué deux individus durant la nuit, qui essayaient apparemment de se traverser vers Israël, dans le secteur près de la frontière. Ils avaient été apparemment blessés avant que des traces n'aient été découvertes. On pense que les deux infiltrés n'ont pas traversé depuis la Jordanie et ont été abattus par les forces jordaniennes.
L'armée. a ordonné à tous les visiteurs et aux excursionnistes à pied de quitter le secteur