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Tsahal se prépare à une opération de longue durée
Amos Harel (Haaretz) - traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.
Daprès tous les indices, lopération Voie ferme risque dêtre particulièrement longue. Moins dune semaine après son déclenchement, on peut dores et déjà distinguer ce qui la différencie de son aînée Rempart .
Alors que lopération du mois davril était une course contre la montre déploiement de troupes massif et larges quadrillages destinés à faire prisonnier un maximum de Palestiniens recherchés avant que larbitre américain ne siffle le coup de sifflet final - lopération Voie ferme observe un tout autre rythme. Pendant 5 jours, les forces israéliennes ont tout dabord pris position, et ce nest quà présent, lentement mais sûrement, quelles commencent à procéder à des arrestations.
(..) Cest finalement lavis du chef des services de sécurité intérieur Avi Dichter, qui a été retenu par le cabinet de sécurité : Tsahal se maintiendra dans les secteurs autonomes jusqu'à la construction d'une clôture de sécurité le long de la ligne verte pour empêcher linfiltration de terroristes palestiniens vers Jérusalem ou vers la plaine côtière dIsraël.
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Les dirigeants arabes ne versent pas une larme pour Arafat
Smadar Péri (Yedioth Aharonot) - traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.
° Le discours de Bush a peut-être surpris Israël mais pas les dirigeants arabes.
Ces jours-ci sest créé une ligne directe entre la Maison-Blanche et lArabie Saoudite. Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud el-Fayçal, qui avait été mis au courant des grandes lignes du discours attendu, en a informé le Président Moubarak, qui a transmis au roi Abdallah. Tous étaient au parfum.
Immédiatement après la diffusion du discours, ils se sont abstenus de réagir afin dattendre la réaction dArafat. Quand celui-ci a décidé de ne pas entrer en collision avec les Américains et a déclaré quil sagit dun discours important , les dirigeants arabes étaient libres de parler.
Cest un discours équilibré , a dit Moubarak, et les Jordaniens ont immédiatement emboîté le pas
Même lArabie Saoudite a donné sa bénédiction, bien que Bush ait ignoré linitiative saoudienne dans son discours.
Hier, on avait limpression que personne dans les palais des dirigeants arabes ne sapprête à verser une larme sur le sort dArafat, ni de prendre sa défense auprès de Bush
Il y a deux mois déjà, dans une interview au New York Times , Moubarak avait prédit que dici un an, Arafat ne serait plus dans les parages : soit il quittera ce monde, soit il sera chassé de ses fonctions. Théoriquement, il peut aussi lui-même sen aller, mais personne ne croit vraiment que cela se passera ainsi.
En revanche, les Arabes ont montré moins denthousiasme face à lappel de Bush à lEgypte et à la Jordanie, pour quelles rafraîchissement la tonalité de leurs rapports avec Israël. Des relations normalisées ? Des frontières ouvertes ? A quoi rêve Bush ?
Il y a une quinzaine de jours, le prince Abdallah avait déclaré que Bush ne comprend simplement pas la mentalité arabe
La question qui se pose maintenant est de savoir comment lhomme de la rue arabe réagira à la gifle américaine. On trouvera une allusion à cela dans les résultats dun sondage dopinion récent en Jordanie, où lon voit que les Jordanien commencent à se lasser de leur mobilisation en faveur dArafat.
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Washington adoucit les propos de Bush
Elie Kamir, Yoav Limor (Maariv)- traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.
Tandis que Washington met un bémol au discours pro-israélien du président Bush, les services de sécurité israéliens enregistrent ces derniers jours dinnombrables alertes terroristes. La réponse immédiate des Palestiniens au discours américain risque de se traduire par une plus grande motivation à perpétrer des attentats suicide en plein cur dIsraël, indique-t-on de source militaire israélienne.
Nous possédons des informations précises sur les intentions des terroristes de perpétrer plusieurs attentats simultanés dans différentes villes dIsraël. Lobjectif est de semer la panique en Israël et de prouver aux Américains quils ne sont pas maîtres du destin de la région Après le discours de Bush, les Palestiniens sentent quils nont plus rien à perdre et Arafat sait pertinemment que les Etats-Unis veulent le remplacer. On ne peut donc pas espérer quil bouge le petit doigt pour éradiquer le terrorisme apprend-t-on de milieux autorisés.
Par ailleurs, ladministration américaine a fait valoir hier quIsraël devrait agir parallèlement à la réalisation des réformes au sein de lAutorité palestinienne. Le porte-parole de la Maison Blanche, Ari Fleischer, a souligné quIsraël devrait redéployer ses troupes aux positions quelles occupaient à la veille de la seconde Intifada, permettre la liberté de mouvement et restituer les fonds gelés. Le processus doit être parallèle et non pas chronologique a précisé Fleischer.
Par ailleurs, le secrétaire dEtat américain, Colin Powell, a fait savoir que les Etats-Unis traiteraient avec les dirigeants palestiniens élus lors des prochaines élections. Les Etats-Unis respecteront le choix du peuple palestinien a relevé Powell lors dune interview accordée à la Radio du Proche-Orient de Voice of America.
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Le point sur la situation militaire
Jerusalem Post
Tsahal contrôle toutes les villes palestiniennes à l'exclusion de Jéricho. A Hébron plusieurs suspects ont été arrêtes après la prise du bâtiment de l'Autorité palestinienne et la reddition d'un grand nombre de ses occupants.
Des arrestations ont été effectuées à Doura et Tubas, dans la région de Hébron. Le couvre-feu a été imposé sur la majeure partie des populations de
ces villes afin d'éviter que des civils soient pris sous les tirs des protagonistes.
Des tirs de mortiers ont eu lieu dans la bande de Gaza contre des localités juives, on ne déplore pas de victimes.
Des échanges de tirs ont eu lieu à Ramallah et Kalkilya. Quatre engins explosifs ont été détonnés à proximité de véhicules de Tsahal à Naplouse.
L'armée interdit aux journalistes étrangers de se rendre dans toutes les
villes arabes de Judée et Samarie, et les journalistes palestiniens sont assignés à résidence.
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Bush au G-8
Jerusalem Post
A la suite de son allocution sur la situation au Proche Orient le président américain doit participer aux réunions du G-8 au Canada. Il va tenter de convaincre ses interlocuteurs de la nécessité d'une nouvelle direction palestinienne. Hier, la plupart des pays occidentaux ont déclaré que les Palestiniens devaient choisir leurs dirigeants, ce qui équivaut à un soutien à Arafat. Bush va essayer de persuader ses alliés pour que les pressions conjuguées réussissent à mettre en oeuvre les réformes attendues.
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Immunité parlementaire réduite pour Ahmed Tibi
Jerusalem Post
La Knesset a voté hier la levée partielle de l'immunité parlementaire du député Ahmed Tibi. Par un vote de 29 pour et 23 contre, les députés ont décidé qu'il convenait de limiter la liberté de mouvement de Tibi à la suite d'activités et de propos anti-israéliens pendant l'opération Rempart. De fait, il lui sera impossible d'accéder aux zones interdites aux civils israéliens et il ne pourra donc plus (jusqu'à la fin de cette session parlementaire) s'opposer aux soldats et tenter d'aller à Ramallah pour rencontrer Arafat comme par le passé.
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Les terroristes arrêtés lundi visaient un entrepôt d'armes nucléaires
Jerusalem Post
Les 6 terroristes interpellés lundi dans la région de Beit Shemesh était en route pour perpétrer un attentat sur un site où sont stockées des armes nucléaires. C'est le Shin Bet qui avait été averti de leurs projets et qui a permis leur arrestation.
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Les prisonniers israéliens du Hezbollah
Jerusalem Post
Les autorités israéliennes ont fait savoir que des contacts étaient en cours avec le Hezbollah au sujet des prisonniers israéliens. Par l'intermédiaire d'un négociateur allemand, ils tentent d'obtenir des renseignements sur ces disparus et surtout de parvenir à les ramener en Israël.
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La plainte contre Ariel Sharon est déclarée irrecevable
La chambre de mise en accusation de la Cour d'appel de Bruxelles a jugé irrecevables les plaintes déposées contre le Premier ministre israélien Ariel Sharon pour son implication dans les massacres de Sabra et Chatila, à Beyrouth, en 1982.
"La décision est que les plaintes et les poursuites ont été déclarées irrecevables au motif que l'article II du titre préliminaire du code d'instruction criminelle exige que l'auteur présumé du crime soit trouvé sur le territoire du royaume", a déclaré Guy Delvoie, porte-parole de la Cour
d'appel de Bruxelles.
De nombreux experts estiment que la loi qui permet de telles actions en justice en Belgique sera modifiée car elle a donné lieu à trop d'excès.
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Lagence france presse vote pour Yasser Arafat

« Le chef de la diplomatie française Dominique de Villepin s'est démarqué mardi des Etats-Unis en apportant son soutien au dirigeant palestinien Yasser Arafat à qui il a rendu visite, au lendemain du discours du président George W. Bush exigeant sa mise à l'écart.
"Des élections palestiniennes doivent se tenir, mais c'est aux Palestiniens seuls qu'il revient de designer librement leurs dirigeants", a-t-il affirmé après un entretien avec M. Arafat, encerclé dans son quartier général à Ramallah (Cisjordanie) par des chars israéliens.
Visiblement choqué par les misérables conditions de vie du dirigeant palestinien, M. de Villepin a exprimé son "émotion devant la détresse de la population civile (palestinienne) soumise aux contraintes très rudes de l'occupation et du couvre-feu" israéliens.
Cette visite est la première de M. Villepin au Proche-Orient. Il s'agit également du premier contact d'un ministre occidental avec la direction palestinienne après le discours de M. Bush.
En arrivant à Ramallah, escorté par un convoi israélien, M. de Villepin a pénétré dans une ville fantôme soumise depuis lundi matin à un sévère couvre-feu.
La France s'est montré globalement satisfaite du discours prononcé par le président Bush sur le Proche-Orient, mais a émis des réserves sur les moyens de les atteindre.
Le président américain, sans jamais prononcer le nom de M. Arafat, a affirmé lundi que "la paix exige une direction nouvelle et différente afin que puisse naître un Etat Palestinien", et souligné qu'il ne tolèrerait jamais la création d'un Etat "bâti sur la terreur".
Pour sa part, le ministre français a indiqué que M. Arafat lui avait exprimé "ses engagements, sa volonté de paix avec Israël par la négociation, sa condamnation du terrorisme, sa détermination à entreprendre des réformes et à tenir des élections".
"Il ne peut y avoir de paix et de sécurité dans la région que par la prise en compte des aspirations légitimes des Palestiniens à vivre libres dans le cadre d'un Etat souverain, viable, indépendant et pacifique", a-t-il encore dit.
Selon lui, "cette réalité doit conduire Israël à la reprise des négociations en vue de mettre fin à l'occupation et à la colonisation dans les territoires".
Il a aussi estimé que "l'aspiration des Palestiniens à un Etat ne pourra être faite que par les négociations. Le terrorisme qui tue les innocents et qui veut prendre en otage toute la région, ruine toute perspective et doit être condamné de la façon la plus totale".
"L'Autorité palestinienne ne doit pas être empêchée de mettre en oeuvre des réformes" qui "doivent aller de pair avec un processus politique indispensable et apporter plus de transparence et d'efficacité dans le fonctionnement des institutions", a-t-il ajouté.
Le ministre français a indiqué que M. Arafat lui avait confirmé que des scrutins présidentiel et législatif auraient lieu en janvier et un scrutin local en mars, malgré l'occupation par l'armée israélienne de sept des huit principales villes autonomes de Cisjordanie.
Affaibli et isolé, M. Arafat a préféré ignorer les critiques et ne retenir que des points positifs du discours de M. Bush, comme sa mention d'un Etat palestinien.
Comme on lui demandait s'il considérait que le discours de M. Bush était dirigé contre lui, M. Arafat a lancé, en anglais: "Absolument pas".
A l'opposé, le président du Conseil législatif (Parlement) palestinien Ahmad Qoreï (Abou Alaa) et un des principaux artisans des accords de paix a dit sa pensée sans détour.
"Le peuple palestinien n'est pas content de ce discours, car il veut des solutions et non des conseils pour changer tel ou tel leader", a-t-il lancé après avoir rencontré M. de Villepin.
Dans son appui à Arafat, Paris a également reçu le soutien du secrétaire au Foreign Office Jack Straw qui a déclaré mardi que Londres "traiterait avec le président Arafat s'il était réélu". M. de Villepin doit se rendre mercredi en Arabie saoudite »
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Le ministre français des Affaires étrangères : Le terrorisme risque de sétendre à lEurope
Itamar Eichner (Yedioth Aharonot)- traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.
° Le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, a exprimé hier sa profonde inquiétude que le terrorisme des kamikazes ne sétende et naffecte aussi lEurope, si les Palestiniens nentrevoient aucune chance de paix.
De Villepin, qui est entré récemment dans ses fonctions, a fait cette déclaration au début de sa visite en Israël, qui prend place dans une tournée détude au Moyen-Orient. Le visiteur a rencontré hier le Premier ministre, Ariel Sharon, le ministre des A.E., Shimon Pérès, et le ministre de la Défense, Binyamin Ben-Eliezer. Il a également rencontré les familles des soldats israéliens enlevés et détenus au Liban et celle du civil Elhanan Tennenbaum ; il leur a promis de faire tout son possible pour obtenir des informations sur le sort de leurs proches.
A Jérusalem, les milieux du ministère des Affaires étrangères ont dit que lentrée de de Villepin dans ses fonctions marque une ère nouvelle dans les rapports franco-israéliens. Après une longue période de tensions, un souffle nouveau vient du ministère français des Affaires étrangères, disent ces sources : il y a des condamnations très vives du terrorisme et un changement dans le climat des relations avec Israël.
Je sais quIsraël souffre du terrorisme et je veux exprimer mon empathie au peuple israélien. La France, qui elle aussi a souffert du terrorisme, le condamne et le combat. Il faut de toute urgence intensifier les efforts de paix, et la communauté internationale doit se mobiliser à cette fin , a déclaré de Villepin.
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