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Des révélations sur les liens de Arafat avec les terroristes expliquent la dureté de Bush, rapporte la presse US
L'Orient Le Jour
La position intransigeante du président George W. Bush à légard de Yasser Arafat sexpliquerait notamment par des rapports de services de renseignements liant le leader palestinien à un récent attentat-suicide en Israël, a rapporté hier la presse américaine.
Ces rapports émaneraient, selon le Washington Post, des services de renseignements israéliens, alors que le New York Times, qui a révélé cette information dès mardi soir sur son site Internet, ne précise pas leur provenance.
Ces informations montreraient que M. Arafat a autorisé le versement dune somme de 20 000 dollars aux Brigades des martyrs dal-Aqsa, selon les quotidiens qui citent de hauts responsables américains. Ce groupe armé, lié au mouvement Fateh du président Arafat, a revendiqué plusieurs attaques anti-israéliennes dont lattentat-suicide du 19 juin qui a tué 7 Israéliens à Jérusalem.
Ces rapports auraient également retardé lannonce dune conférence internationale sur le Proche-Orient ainsi quun voyage du secrétaire dÉtat Colin Powell dans la région.
Jusquà lundi, M. Bush avait résisté aux appels israéliens demandant décarter Yasser Arafat du processus de paix, laccusant davoir initié la vague de récents attentats en Israël, selon les quotidiens. Mais les renseignements récents montrant que Arafat continuait à financer les martyrs dal-Aqsa auraient renforcé la détermination du président américain de se passer du dirigeant palestinien.
« Cétait la clé. Cest ça qui a fait la différence », a déclaré un haut responsable américain au Times.
Selon un autre responsable cité par le Post, cette information, révélant que Arafat « continuait à jouer un double jeu », a contribué à rallier de nombreux hauts responsables américains au discours lundi de M. Bush.
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Lespion qui venait du Liban
Jerusalem Post
Un immigrant originaire du Liban a été accusé de livrer des informations au Hezbollah sur les plans dIsraël concernant le Liban et le parti chiite. Nissim (son nom de famille est tenu secret) a émigré de son Liban natal, il y a dix ans. Il est le fils dun musulman chiite et dune femme juive, et à ce titre il bénéficie du droit au retour. Installé dans le centre du pays, il était resté en contact avec son frère au Liban. Apparemment, ce dernier lui a demandé des renseignements stratégiques que Nissim a fournis. Il sagit de plans du pays avec indication des citernes de stockage de matières inflammables et dévaluation militaire de la situation à la frontière nord dIsraël.
Le tribunal a mis Nissim au secret et lenquête se poursuit.
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Toujours pas dambassadeur aux USA
Jerusalem Post
Danny Ayalon qui avait été pressenti pour devenir ambassadeur à Washington à la suite de David Ivry, na pas reçu lapprobation du ministère des affaires étrangères. Cela fait plus de deux mois que le poste est vacant en raison de désaccord entre le Premier ministre et Shimon Pérès sur le choix du prochain ambassadeur.
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Coopération agricole malgré lIntifada
Jerusalem Post
Depuis deux ans, la coopération na pas cessé entre Israël et les Palestiniens pour faciliter les exportations de produits agricoles des zones sous contrôle palestinien vers les autres pays arabes. En outre, tous les jours, des milliers de litres de lait de la coopérative Tnuva sont envoyés vers ces régions.
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La situation sur le terrain
Jerusalem Post
L'armée israélienne encercle toujours le bâtiment de l'Autorité palestinienne à Hébron. Cette bâtisse est un fort construit à l'époque des anglais et ressemble à une forteresse, elle est connue sous le nom de Imara. La majeure partie de ceux qui y avaient trouvé refuge se sont rendus, sur 120 hommes Tsahal appréhendé 40 suspects de terrorisme.
Il reste 10 à 15 hommes retranchés dans la forteresse, probablement les terroristes les plus endurcis et recherchés. Hier soir, les hélicoptères et les tireurs d'élite ont même tiré sur ceux qui se cachent derrière les hauts murs. Le lieutenant-colonel Blumenfeld du 101e régiment de parachutistes explique que "le temps est en notre faveur" et qu'ils n'ont pas attaqué l'Imara dès leur entrée dans Hébron afin de laisser les terroristes s'y réfugier. Il est ensuite plus facile de les prendre que s'ils sont partout dans la ville et peuvent fuir.
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La Bible et la politique
Ouri Dan ( Journaliste et proche dAriel Sharon, NdT) / Maariv- traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.
Le discours de Bush et le nouveau gouvernement français remettent les rapports franco-israéliens sur les rails du dialogue
Une seule pièce de lambassade dIsraël à Paris na pas été été entièrement détruite par les flammes lors de lincendie qui a ravagé celle-ci, pendant une nuit de mai dernier : celle du chef du service administratif. Les dossiers et les documents sont restés à leur place, et même des billets de banque
Il y avait aussi un meuble contenant des livres dont une Bible. On dirait un texte de propagande de ceux qui ramènent les brebis égarées à la religion. Mais lambassadeur dIsraël à Paris, Elie Barnavi, que Shimon Pérès va remplacer sans raison, a confirmé cette anecdote devant moi. Je lai rencontré cette semaine à lhôtel King David de Jérusalem, à loccasion de la visite en Israël du nouveau ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin.
Barnavi a entrepris la réhabilitation de lambassade dIsraël à Paris. Les autorités françaises et dautres partenaires laident dans cette tâche de leur mieux. Cest peut-être symbolique de létat des relations politiques entre les deux pays. Les flammes dévoraient aussi ces relations ces dernières années. Le précédent ministre français des A.E., Hubert Védrine, prenait régulièrement position contre Israël, de même quil soutenait lOLP et Yasser Arafat ; même loffensive terroriste dArafat navait rien changé dans sa ligne. Védrine était allé jusquà critiquer publiquement la politique du Président Bush et lavait qualifiée de simpliste . A la veille des élections françaises, il y a eu une multiplication inquiétante des attaques contre des institutions juives, y compris des synagogues et des écoles, perpétrées pour la plupart par des musulmans, qui sont aujourdhui 6 millions en France. Des deux côtés, à Paris et à Jérusalem, on avait fait entendre des déclarations trop hâtives.
Le nouveau ministre français des Affaires étrangères est venu éteindre lincendie diplomatique entre la France et Israël. Avant de venir en Israël, il avait fait plusieurs déclarations exprimant sa compassion et ses condoléances à Israël et pour condamner le terrorisme sans détour, sur un ton clair et ferme quon nentendait pas à Paris auparavant. De cette façon, il avait annoncé la volonté de Paris quun vent nouveau souffle sur les relations bilatérales. Du côté israélien, le Premier ministre Ariel Sharon avait donné des instructions pour quun bon accueil soit réservé au visiteur, afin de marquer lamitié et de tourner une page nouvelle dans les rapports avec la France, vu son rôle important au sein de lUnion européenne.
Mais cette importante visite a été couverte par le bruit du discours du Président George Bush. Dans ce cas aussi, au lieu des critiques que formulait automatiquement Védrine vis-à-vis de la politique étrangère américaine, de Villepin sest hâté de trouver des éléments positifs dans le discours du chef de la Maison-Blanche. Eléments où la France, un des Etats meneurs de l'Union européenne, pourra trouver les bases de sa participation au processus diplomatique au Moyen-Orient, quand les conditions en seront réunies.
Bush a dit la vérité connue depuis longtemps de la C.I.A. aussi bien que des services français de Renseignement : lAutorité palestinienne dirigée par Yasser Arafat est corrompue et entièrement mêlée au terrorisme, et cest pourquoi il est impossible de parvenir à aucun règlement avec elle, à moins que ne soit formée une nouvelle direction démocratique. Cette vérité peut aujourdhui servir de base de discussions entre Israël et lEurope, entre Jérusalem et Paris. Le Président Bush a eu besoin de la Bible pour conclure son allocution inhabituelle. Sadressant aux Israéliens et aux Palestiniens à la fois, dans un effort pour éteindre le feu terrible qui les sépare, il a souligné : « Le choix est ici tout simple et clair. La Bible dit : Je tai donné la vie et la mort et tu choisiras la vie ». Le Coran, Bush la laissé pour les kamikazes palestiniens dArafat et de Bin Laden./
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Bush durcit le ton contre Arafat
Orly Azoulaï-Katz, Roni Shaked, Itamar Eichner (Yediot Aharonot)- traduit par le service de presse de l'Ambassade de France en Israël.
Le président des Etats-Unis, George W. Bush, nexclut pas demployer la force pour contraindre lAutorité palestinienne à entreprendre des réformes. « Nous allons exercer une pression diplomatique sur lAutorité palestinienne afin quelle réalise des réformes dans tous les domaines. Je nexclus jamais léventualité dune action militaire, toutes les options sont ouvertes » -- a souligné le président américain lors dun point de presse au Sommet du G8 qui souvrait hier au Canada.
Selon le quotidien américain New York Times, le président Bush aurait choisi dévoquer la mise à lécart dArafat dans son discours suite à un rapport des Renseignements faisant état de limplication dArafat dans lattentat du French Hill. En effet, le président de lAutorité palestinienne aurait versé le montant de vingt mille dollars aux auteurs de lattentat, les « Bataillons dAl Aqsa ».
Le conflit israélo-palestinien était hier au cur des débats du Sommet du G8 au Canada. Le président américain a déclaré quil « pensait toujours ce quil avait dit à la Maison Blanche. « Quiconque est épris de paix doit impérativement choisir une direction qui ne soutient pas le terrorisme. Avec lactuelle direction palestinienne, il est impossible davancer, et jai dit quil fallait en finir avec ce statu quo ». Interrogé sur la possible réélection du vieux dirigeant palestinien, le président américain a réitéré son souhait de voir émerger « une nouvelle direction ». « Arafat a tenu un double langage avec nous » a-t-il indiqué aux chefs de gouvernement canadien et japonais.
Par ailleurs, le président Bush a chargé le secrétaire dEtat Colin Powell de travailler avec les dirigeants du monde arabe afin de leur expliquer que les Etats-Unis avaient des exigences envers Israël : fin de loccupation et création dun Etat palestinien. Selon un haut fonctionnaire américain, Bush souhaiterait voir un Etat palestinien provisoire dans les 18 prochains mois.
En outre, Saeb Erekat a annoncé hier au nom des Palestiniens que les élections législatives et présidentielles se tiendraient entre le 10 et le 20 janvier 2003. Pour Nabil Shaat, il est trop tôt pour savoir qui se présentera contre le président palestinien.
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De nombreuses inconnues planent sur une hypothétique succession de Arafat
L'Orient Le Jour
La déclaration lundi du président américain George W. Bush en faveur dune éviction du président palestinien Yasser Arafat a posé la question dune succession de M. Arafat, qui a toujours tenté de léluder.
« Il est vrai que Arafat na jamais délégué de responsabilités ou nommé un numéro deux, mais la succession est désormais une véritable question. Le problème, ce sont les élections et le droit des Palestiniens de choisir leurs dirigeants », a affirmé Hanane Achraoui, membre du Conseil législatif (Parlement) palestinien. Elle reconnaît quil existe « des candidats potentiels » pour succéder à M. Arafat, symbole et dirigeant du nationalisme palestinien depuis 33 ans, sans vouloir entrer dans les détails. Mais selon Mme Achraoui, si des élections avaient lieu en janvier comme prévu, « Arafat naura aucun problème pour les gagner », étant donné sa popularité.
Néanmoins, les noms de quatre candidats potentiels, appartenant à deux générations différentes, mais tous membres du mouvement de M. Arafat, le Fateh, sont évoqués.
Le secrétaire général du Comité exécutif de lOrganisation de libération de la Palestine (OLP) Mahmoud Abbas, 68 ans, plus connu sous son nom de guerre Abou Mazen, figure parmi les favoris depuis quil a été un des architectes des accords dautonomie dOslo en 1993.
Mais le président du Conseil législatif Ahmad Qoreï (Abou Alaa), 66 ans, est plus populaire et intervient plus fréquemment en public. Selon les analystes palestiniens, les chances de M. Qoreï sont toutefois diminuées par son état de santé. Il a été hospitalisé à deux reprises pour des troubles cardiaques.
Lun des autres prétendants, le secrétaire général en Cisjordanie du Fateh, Marwan Barghouthi, 43 ans, est détenu dans une prison israélienne depuis sa capture par larmée israélienne le 15 avril. Pourvu dun certain charisme, il est considéré par beaucoup de Palestiniens comme un dauphin naturel en raison de son rôle dans lintifada qui a éclaté en septembre 2000. Un sondage réalisé récemment montre quil arrive en troisième position pour la cote de popularité, derrière le fondateur du mouvement islamiste radical Hamas, cheikh Ahmad Yassine, et M. Arafat.
Parmi les héritiers possibles figure également lancien chef du service de sécurité préventive dans la bande de Gaza Mohammad Dahlane, 40 ans. Anticipant sa nomination à la tête du ministère de lIntérieur du nouveau gouvernement par M. Arafat, M. Dahlane avait démissionné le 5 juin. Mais il sest vu, à la place, proposer un poste de conseiller en matière de sécurité, quil na pas accepté pour linstant. Il reste depuis très discret sur ses intentions. Parlant hébreu, il entretient des relations très étroites avec les États-Unis, lArabie saoudite et lÉgypte, dont lappui est nécessaire à un éventuel successeur, estiment les analystes.
Abou Mazen, Abou Alaa et M. Dahlane ont joué un rôle clé dans les accords dautonomie, ce qui pourrait constituer un handicap, car ces accords sont rejetés par les islamistes et les autres forces radicales, qui bénéficient du soutien dune bonne partie de lopinion publique.
Selon un analyste politique, aucun des candidats « na les capacités ni les qualifications pour se présenter seul aux élections, ils ont besoin de constituer une coalition ».
Le ministre palestinien du Travail Ghassan Khatib relève pour sa part que le discours du président Bush a « limité les possibilités dune compétition démocratique » aux futures élections. M. Khatib redoute en outre quen accroissant les pressions en faveur de réformes et dune répression des activistes, Israël et les États-Unis ne contribuent à lémergence de « dirigeants plus radicaux ».
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Le chef du Mossad : Israël doit déjouer les plans d'armements nucléaires dans la région
Par Amir Oren, Correspondant d'Ha'aretz
Israël ne doit pas épargner ses efforts pour déjouer, empêcher ou retarder l'accomplissement de la mise en place d'armes de destruction massive par des pays comme l'Iran, l'Irak, la Syrie et la Lybie, a dit le chef de Mossad d'Israël mercredi.
En parlant à une réunion du Conseil Atlantique Nord de l'OTAN à Bruxelles, le directeur du Mossad, Ephraim Halevy, a averti que le terrorisme Islamique radical dans son ensemble et les attentats-suicide particulièrement posent "une menace formidable" aux Etats membres de l'OTAN car "les communautés musulmanes se développent rapidement et augmentent en nombre et en influence."
Halevy a saisi l'occasion de critiquer durement le Président de l'Autorité Palestinienne Yasser Arafat, qui a-t-il dit "est d'accord pour effreindre les accords quand les circonstances du moment le lui permettent." Le chef palestinien entretient aussi "sa relation traditionnelle" avec le Président irakien Saddam Hussein, a dit Halevy.
Le chef du service de renseignements d'Israël insiste pour "qu'un comportement approprié" soit une condition nécessaire pour n'importe quelle entité aspirant au rang de nation et à la souveraineté.
La réunion a eu lieu en privé et a duré pendant environ trois heures, au-delà du temps prévu à l'origine. L'ambassadeur américain à l'OTAN, Nicholas Burns a cité le discours du Président George W. Bush de lundi, réitérant l'appui américain au droit d'Israël de se défendre et parlant du devoir de l'administration américaine envers son allié.
Les ambassadeurs européens ont aussi parlé avec sympathie des victimes israéliennes du terrorisme et ont montré de la compréhension pour l'opération d'Israël contre le terrorisme, quoiqu'ils aient aussi parlé du besoin d'un horizon politique.
Les participants à la réunion ont dit que c'était une occasion importante pour Israël pour présenter sa position, de convaincre les gouvernements étrangers du besoin urgent de coopération mondiale dans le combat contre le terrorisme, aussi bien que de comprendre les avis européens.
Les dirigeants de la réunion étaient, le secrétaire général de l'OTAN, Lord Robertson, avec le président du comité militaire, l'Amiral italien Guido Venturoni. La délégation d'Israël était dirigée par son représentant à l''OTAN et à l'Union européenne, Harry Kney-Tal. Après la présentation d'Halevy, le Général Eival Gilady de l'Etat-major a présenté les aspects militaires de la lutte contre le terrorisme.
La réunion de mercredi faisait partie du round annuel de l'OTAN de ses consultations politiques avec sept pays de la Méditerranée et de l'Afrique du Nord, les pourparlers de cette année se concentrant sur le terrorisme.
Halevy a dit au conseil que le Mossad croit, malgré les démentis du ministre de la Défense Nationale iranien, que l'Iran investit lourdement dans le développement de missiles à longue portée, avec un rayon d'action de son Shihab-3, que l'on pense être de 3,000 kilomètres. Il a dit que l'Iran fait des recherches et développe "des missiles avec de plus longs rayons d'action, qui pourraient atteindre l'Europe dans l'avenir, même l'Amérique du Nord." Il a dit qu'il n'y avait "aucune raison pour cette entrée dans un développement à si longue portée," on ne sait pas quelles seraient les cibles potentielles.
De plus, a dit Halevy, l'Iran développe "une catégorie d'armes des capacités nucléaires," quoiqu'il ait rapidement ajouté, "pour des raisons évidentes, je ne détaillerais pas notre information sur cette question sensible." Halevy a pointé que cette activité couplée avec l'investissement de l'Iran dans des systèmes de missiles "doit être un sujet d'attention constante pour chacun de nous dans cette salle."
L'adhésion de l'Iran à la Convention des armes Chimique (CWC), Halevy croit, que ce n'est rien plus que "une couverture pour la construction d'une infrastructure civil avec un double but qui pourrait être convertie très rapidement dans des capacités de production des grandes quantités de VX [gaz]."
En complément, Téhéran effectue aussi des recherches et développements sur la guerre biologique, selon le chef du Mossad.
Quant aux dangers posés par Saddam Hussein, Halevy a dit qu'il faut supposer que l'Irak a essayé d'acquérir des capacités nucléaires depuis que le contrôle des Nations unies ait été retiré en 1998. "Comme vous le savez, à la veille de la Guerre de Golfe, l'Irak était sur le point d'obtenir une capacité nucléaire . Il manquait quelques mois pour produire du matériel fissile, " a-t-il dit aux délégués.
"Nous avons des indications claires que cela a été et est leur désir inébranlable... Nous avons la preuve partielle qu'ils ont repris leur production de VX et probablement de la bactérie du Charbon. Quant aux systèmes d'envoi, nous avons la preuve suffisante pour affirmer qu'ils n'épargnent aucun effort pour préserver leurs capacités résiduelles et les augmenter à nouveau."
En se tournant vers la Syrie, Halevy a dit qu'Israël avait "suivi" son acquisition et la production de missiles Nord-Coréen de Scud B, C et D" Il a ajouté que la plupart des ogives sont conventionnelles, mais "les Syriens ont aussi avec les B et C les capacités de missiles sol-sol." De plus, les Syriens ont aussi produit du gaz Sarin (GB) et étudient la fabrication de gaz VX .
Halevy a demandé de se tenir un oeil rivé sur la Libye, "qui développe des missiles à longue portée avec l'appui Nord-Coréen, en leur rappelant aussi que" la Libye étaient souvent mentionné comme un pays s'efforçant de réaliser une capacité nucléaire. "
Une partie significative de l'exposé d'Halevy a été consacrée au terrorisme. Les attentats-suicide , qui ont été "un phénomène marginal caractérisant l'approche d'un petit segment extrême de la société," est, selon le chef de Mossad, "en développement rapide dans une forme quasi-légitime de combat, encouragé et incité par la direction du camp palestinien. "Les attaques sur New York, Washington et Jérusalem sont un tout" l'accomplissement d'un modus operandi motivé non seulement par son utilité professionnelle, mais aussi pour son contenu idéologique et religieuse. "
"Plus cet acte se répand," a-t-il averti, " plus la chance augmente que cela deviennne une arme puissante et soit la priorité dans des confrontations futures." Halevy alors demandé que "le terrorisme dans l'ensemble et l'attentat-suicide en particulier" soient reconnus comme "une forme de guerre" proscrit et interdit selon la loi internationale. Tout ceux qui sont impliqués dans de telles activités, ou ceux qui les favorisent, "doivent être placés hors-la-loi." Halevy a dit qu'il espérait que "les jours des états dévoyés et des autorités agissantes d'une manière autoritariste, non seulement pour leur propre destin, mais aussi pour le vôtre et le nôtre, doivent être comptés. "
L'Autorité Palestinienne était en bonne place à côté de la Syrie, l'Iran et l'Irak dans la liste "des pays hôtes" qui facilite le terrorisme et l'attentat-suicide. Halevy a expliqué t au conseil comment "Arafat a placé le thème du terroriste-suicide - le martyr - le shaheed - au sommet de ses priorités." Les réformes promises par le leader palestinien ne sont rien plus que "des mouvements d'étalagiste pressé."
Il a aussi cité l'appui grandissant de l'Iran pour le terrorisme et son influence en augmentation sur l'Autorité Palestinienne, avec comme exemple l'affaire du bateau d'armes Karine A .
Dans sa conclusion , Halevy a dit que le terrorisme et l'attentat-suicide peuvent seulement être pratiqués si "il y a une zone de sécurité pour la formation, l'organisation et l'obtention d'armes." Il a dit que les états et des leaders individuels ont la responsabilité de ce qui se passe dans des secteurs sous leur contrôle. "En fin de compte", dit Halevy, "la communauté internationale n'aura d'autre option, que de les forcer à en être responsable. Autrement, le système international entier des nations en tant qu'Etats exerçant leur souveraineté sur terre et les peuples seront en danger."
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