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QUI OCCUPE LA TERRE SAINTE ?
Interview de Joseph Farah, rédacteur en chef et le directeur World Net Daily.com par Ruth Matar sur Israel National News.com
le 24 avril 2002
Communiqué par Women in Green
extraits traduits de langlais, en exclusivité pour INFO'SION
mise en ligne et soulignage par INFO'SION
Ruth Matar : Il y a exactement deux semaines, la commission des droits de lhomme de lONU à Genève a approuvé une résolution de lONU datant de 1982 légitimant lutilisation " de tous les moyens disponibles, y compris la lutte armée " contre " loccupation par Israël des terres arabes ". Sur les cinquante-trois représentants des nations, quarante lont approuvée, notamment six membres européens : lAutriche, la Belgique, la France, le Portugal, lEspagne et la Suède. Et comment les États-Unis ont-ils voté ? Vous serez surpris dapprendre que les États-Unis ne sont pas un membre de la Commission des droits de lhomme de lONU puisquils en ont été expulsés par une coalition de pays européens et arabes.
Qui est M. Farah ? Professionnellement, cest le rédacteur en chef et le directeur World Net Daily.com, un site dinformations indépendant sur linternet. Il écrit chaque jour une rubrique intitulée " Between the lines " ainsi quun commentaire pour le Jerusalem Post.
Cest un journaliste qui ne craint pas daller à contre-courant ni dêtre considéré comme politiquement incorrect Cest dautant plus courageux et réconfortant que M. Farah est arabo-américain.
.J. Farah : Je pense que la plupart des Américains ne comprennent tout simplement pas cette histoire dÉtat palestinien qui est un phénomène très récent. Même pour les Arabes, cest un phénomène très récent
La principale question quon me pose lors des conférences que je donne en Amérique du Nord sur le Moyen-Orient est la suivante : " comment résout-on ces problèmes ? Comment parvenir à la paix ? "
Ma réponse à ces questions est que tout commence par la délégitimisation de Yasser Arafat en tant que le représentant et le porte-parole du peuple palestinien. On ne progressera aucunement vers une solution tant quArafat entrera en ligne de compte.
Au cours des trente années du conflit entre Arabes et Israéliens, la seule constante est Yasser Arafat. Combien de premiers ministres avons-nous eu ici ? Combien de gouvernements se sont succédés en Israël ? Tous les dirigeants arabes ont changé au cours de cette période ; une poignée de présidents américains également ; seul Arafat est demeuré en poste. Il est temps de réaliser que cest lui lobstacle numéro un à la paix.
R.M. : Il y a une autre constante qui, à mon avis, est extrêmement nuisible : cest le fait que tout le monde semble avoir adopté lidée que les Juifs occupent une terre arabe. Pensez-vous que nous occupons une terre arabe ? Comment pouvons-nous occuper notre propre pays ?
J. Farah : Certainement pas par une définition conventionnelle du mot occupation. Dailleurs, comment Israël a-t-il obtenu ces terres ? Parce quil les a conquises au cours dune guerre menée pour sa survie, une guerre dagression lancée par les Arabes en 1967. Il ne les a pas prises à Yasser Arafat ou aux Palestiniens ; il les a prises à lÉgypte et à la Jordanie. Ce sont ces terres dont il est aujourdhui question den faire un État palestinien. Pourquoi nen était-il pas question avant 1967 ?
R. M. : Golda Meir a dit un jour : " Il ny a pas de peuple palestinien ". Quen pensez-vous ?
J. Farah : Je suis entièrement daccord. Il nexiste pas de culture palestinienne. Il nexiste pas de langue palestinienne. Il ny a rien qui différencie les Arabes palestiniens des habitants de Jordanie, dÉgypte, dIrak ou de tout autre pays. Ils parlent la même langue.
Avant 1948, le terme même de " palestinien " ou de " Palestine " désignait les Juifs. . La plupart des personnes qualifiées aujourdhui de palestiniennes sont en fait originaires dautres pays arabes, notamment Yasser Arafat. Il est né en Égypte.
R. M. : Lorsquon parle des Juifs installés au cur de leur patrie biblique, la Judée et la Samarie, leurs localités sont présentées comme " un obstacle à la paix ", mais lorsque lÉgyptien Arafat sy installe, il nest pas considéré comme un obstacle à la paix.
J. Farah : Les Juifs ont toujours été présentés par les Arabes comme des " envahisseurs ", mais la plupart des Arabes que nous appelons aujourdhui palestiniens viennent dailleurs et la plupart des " réfugiés palestiniens " nont jamais vécu dans le pays désigné sous le terme Palestine. Ils sont nés ailleurs
Autre chose incroyable : le nombre croissant dArabes en Israël ces dernières années. Si les conditions sont si terribles pour les Arabes en Israël, quil sagisse des territoires de lAutorité palestinienne ou dIsraël proprement dit, comment se fait-il que la population arabe augment et je ne parle pas du taux de natalité, je parle de limmigration en provenance des pays arabes. Ces dernières années, un demi-million dArabes sont venus dÉgypte, de Jordanie, du Liban et de tous les pays arabes environnants.
Ils viennent en Israël pour de bonnes raisons. Ils viennent parce que cest un pays libre, même pour les Arabes. Il y a beaucoup plus de possibilités pour eux en Israël que partout ailleurs, y compris les soins médicaux. Voici ce que jai découvert en tant que journaliste arabo-américain couvrant le Moyen-Orient : Israël est le seul pays du Moyen-Orient où jétais libre de faire mon travail sans craindre la censure, sans avoir peur dêtre tué .
Mon argument principal à lencontre de lÉtat palestinien nest pas la sécurité dIsraël, bien que je pense que ce soit là un argument tout à fait légitime. Mais, en tant quAméricain arabe, jestime que ce serait mauvais pour les Arabes. Il y a des opposants à Arafat en Israël qui tentent désespérément déviter de passer sous son contrôle. Un homme a recueilli près de dix mille signatures dans la partie Est de Jérusalem pour une pétition en ce sens .
R. M. : Avant dabandonner la question des localités " obstacles à la paix ", jai été très intéressée de lire dans lun de vos articles que, depuis 1967, les Arabes avaient construit plus de localités en Judée et en Samarie que les Juifs.
J. Farah : Cest exact et nous nentendons jamais parler de ces localités. Nous entendons constamment parler des " colonies " israéliennes, autre terme malencontreux, de toute évidence choisi par la bande dArafat. Ce ne sont pas des colonies mais des villages. Jen ai visité plusieurs dizaines. Ce ne sont pas des zones militarisées, mais tout simplement des endroits où des gens normaux vivent et veulent vivre en paix.
R. M. : Vous avez entendu que Colin Powell pense que les enquêteurs de lONU vont traiter Israël de façon impartiale. Jai de sérieux doutes à ce sujet.
J. Farah : LONU est fortement orienté contre les États-Unis et Israël et la montré à chaque occasion. Je comprends parfaitement la réticence dAriel Sharon à donner carte blanche à lONU Tant de membres de lONU violent eux-mêmes les droits de lhomme .
R. M. : Si une commission denquête se rend dans le pays, je me demande si elle examinera le fait que les Arabes utilisent un gamin de dix ans pour commettre un attentat-suicide. A mon avis, cest la chose la plus répugnante, la plus immorale qui soit.
J. Farah : Absolument . Et cest à cela quIsraël est confronté : des enfants qui commettent des attentats-suicides. Ils ont piégé dinnombrables maisons à Jénine. Je suis persuadé quIsraël a fait tout son possible dans la campagne de Jénine pour limiter les pertes civiles. Alors que les États-Unis bombardent lAfghanistan à 30 000 pieds daltitude. Il y a certainement des victimes civiles dans ce type de campagne. Et les États-Unis font certainement tout ce quils peuvent étant donné les circonstances pour éviter des pertes civiles. Mais cela arrive dans les guerres, notamment lorsque des terroristes se cachent derrière les civils comme cest la cas à Jénine .